lundi 22 janvier 2018

Wolfgang Amadeus Mozart - O Isis und Osiris - Air de Sarastro (La Flute Enchantée)

"La musique est peut-être l'exemple unique de ce qu'aurait pu être - s'il n'y avait pas eu l'invention du langage, la formation des mots et l'analyse des idées - la communication des âmes". [Marcel Proust dans Extrait de La Prisonnière]


O Isis und Osiris (littéralement Ô Isis et Osiris) est le premier air chanté par Sarastro, souverain du Royaume de la Lumière, une basse, et les prêtres dans l'opéra de Mozart La Flûte enchantée.
Le texte est tiré du livret en allemand de l'ami de Mozart, Emanuel Schikaneder, qui jouait aussi le rôle de Papageno lors de la première représentation.

Traduction française :
SARASTRO
Ô Isis et Osiris
accordez la sagesse au nouveau couple !
Dirigez vers eux les pas du voyageur
et accordez-leur la fermeté dans le danger.
LES PRÊTRES
Accordez-leur la fermeté dans le danger.
SARASTRO
Montrez-leur les fruits de leurs épreuves.
Mais s’ils devaient y succomber,
récompensez encore l’audace de leur vertu
et accueillez-les dans votre demeure !
LES PRÊTRES
Accueillez-les dans votre demeure !

Se faire plaisir pour être heureux...

L'autre jour, discussion avec une amie, sur la différence entre le plaisir et le bonheur. Elle se sent heureuse, pas tous les jours, pas tout le temps, mais globalement il lui semble (à juste titre) que sa vie est une vie heureuse.

C'est dans ce texte de Bernadette Costa-Prades, lu dans la revue Psychologies, que je trouve une partie de la réponse à son interrogation...

« Les petits bonheurs de la vie modèrent le stress, améliorent notre humeur, nous rendent plus forts face à l’adversité. Mais nous ne sommes pas égaux dans notre capacité à les apprécier. Heureusement, cela s’apprend.

Certains sont incroyablement doués pour grappiller les petits bonheurs dans le flux des contraintes de la vie, indépendamment des ennuis qu’ils rencontrent. « Je me souviens de ma belle-mère, qui avait des soucis d’argent, de couple, mais ne laissait jamais passer une occasion de s’accorder un petit plaisir, témoigne Béatrice, 45 ans. Même très malade, elle nous demandait de l’installer dans le jardin, face à ses roses, et soupirait d’aise. Elle m’a donné une jolie leçon, moi qui avais toujours vu mes parents se plaindre alors qu’ils avaient une vie matérielle beaucoup plus agréable. »

Crédits

Éprouver du plaisir modère le stress, améliore notre humeur, nous rendant plus forts face à l’adversité. « À chaque fois que nous le rencontrons, un système de récompense se déclenche dans notre cerveau, libérant de la dopamine, rappelle le psychiatre François Lelord. Cette substance entraîne des sensations agréables, ce qui nous motive à renouveler l’expérience. »

Certes, la succession de petits plaisirs donne de la saveur à la vie, mais font-ils pour autant notre bonheur ? « En grande partie, répond-il, bien que le lien de causalité soit difficile à établir : est-ce leur somme qui nous rend heureux... ou les gens heureux qui ont plus de disposition à se les accorder ? Sans doute les deux. » Bien sûr, il ne s’agit pas d’un besoin vital, nous pouvons passer notre vie à les bouder, mais, incontestablement, elle sera nettement moins riche. Car l’art de se faire plaisir ne relève pas uniquement d’une bonne nature : il signe d’abord et surtout le fait que nous nous sentons suffisamment libres dans notre tête pour oser nous l’offrir...

C’est dans cette liberté psychique que se nichent les enjeux du plaisir. »

( Je me suis fait mon idée. Et vous, vous en pensez quoi du plaisir ?)

dimanche 21 janvier 2018

Ella Fitzgerald & Louis Armstrong : Dream a Little Dream of Me

Escapade aux jardins de Kerdalo...

L'été dernier, en passant non loin de Tréguier, j'ai visité un jardin remarquable que je vous recommnde de découvrir si vous avez l'occasion de passer par-là. Les jardins de Kerdalo, situés à Trédarzec dans les Côtes d'Armor, sont nés en 1965 de l‘imagination jardinière et du talent artistique de Peter Wolkonsky, séduit par les terres acides et vallonnées d‘une ancienne ferme surplombant le Jaudy.

Depuis son décès, les collections s'enrichissent régulièrement au gré de nouveaux aménagements. Ce domaine de 18 ha offre un monde blotti, clos, secret, à la fois naturel et façonné dans un univers botanique et romantique. C'est un endroit fantastique, rempli de poésie où les sons, les odeurs et les couleurs se mêlent à la perfection...

En 2005, les jardins de Kerdalo ont obtenu le label "Jardin Remarquable" et ont été inscrits en 2007 à l’Inventaire des Monuments Historiques.

















Crédits A.G / Baudouin N'G - Escapade aux jardins de Kerdalo, 2017.

Il pleut encore...

On n’est pas gâté par le temps en cette période de l'année, la pluie est très présente...
Doit-on se consoler avec cette citation, ci-après, de Jules Renard ? “L’espérance, c’est sortir par un beau soleil et rentrer sous la pluie.”


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vendredi 19 janvier 2018

Moment de lecture : « L’amour après » de Marceline Loridan-Ivens

Une amie me recommande de regarder en replay l'émission "La Grande Librairie " diffusée hier vendredi à la télévision France 5. Elle me promet d'acheter le livre concerné...

Marceline Loridan-Ivens se souvient… Avec la complicité de Judith Perrignon, la cinéaste présente son récit hors du commun et poignant dans « L’amour après » aux éditions Grasset.


« Le téléphone sonne. C’est Charlotte qui m’appelle d’Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l’ai pas croisée à Birkenau.

- Qu’est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle.
- Je travaille sur l’amour. Un silence alors, comme si le mot amour s’égarait, se cognait dans sa tête. Elle ne sait qu’en faire.
- L’amour au camp ou quoi ?
- Après les camps.
- Ah, c’est mieux. L’amour au camp, j’en ai pas vu beaucoup. »



Comment aimer, s’abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ? Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans sa « valise d’amour », trésor vivant des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient...
Un récit merveilleusement libre sur l’amour et la sensualité. Une véritable leçon de vie et d'amour qui vous plonge dans les souvenirs de l’auteure et du Paris d’après-guerre...

Sans savoir pourquoi J'aime ce monde...

" Sans savoir pourquoi, j'aime ce monde où nous venons pour mourir ". (Natsume Sôseki)

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jeudi 18 janvier 2018

Ed Sheeran - How Would You Feel

Lecture du moment : Un paradis trompeur de Henning Mankell

Le froid, la faim, la pauvreté ont marqué l'enfance de Hanna Renström dans un hameau perdu au nord de la Suède. En décembre 1904, Hanna a dix-huit ans. Sa mère, veuve, l'incite à rejoindre la ville portuaire la plus proche afin d'échapper à la misère. L'espoir d'un travail se trouve à six jours de traîneau.
Sur le vapeur à destination de l'Australie où elle s'embarque comme cuisinière, Hanna rencontre puis épouse le second, qui deux mois plus tard meurt d'une fièvre contractée lors d'une escale. Hanna est anéantie. Lorsque le bateau jette l'ancre à Lourenço Marques, aujourd'hui Maputo, elle déserte et trouve refuge dans le petit hôtel O Paraiso, où les femmes qui veillent sur elle alors qu'elle est malade sont des prostituées.


Senhor Vaz, le propriétaire bienveillant des lieux la courtise, devient son mari et... meurt peu après. Hanna se retrouve d'emblée à la tête d'un bordel et l'héritière d'une des fortunes colossales du Mozambique. Mais elle se sent seule, seule en tant que femme au sein d'une société coloniale régie par la suprématie masculine des Blancs, seule face à la ségrégation, au racisme, à la haine, et à cette peur de l'autre qui habite les Blancs comme les Noirs, qui définit tout rapport humain et qui l'épouvante. Ce paradis, loin de son village natal, n'est-il qu'un monde de ténèbres ?

Makala ( Un film de Emmanuel Gras )...

Jeudi dernier, avec des amis, nous assistons à la projection de "Makala", un film de Emmanuel Gras.
Makala (charbon en lingala ou en swahili) est un film d’une richesse exceptionnelle. Il a obtenu le Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes.

Au Congo, un jeune villageois, espère offrir un avenir meilleur à sa famille. Il a comme ressources ses bras, la brousse environnante et une volonté tenace. Parti sur des routes dangereuses et épuisantes pour vendre le fruit de son travail, il découvrira la valeur de son effort et le prix de ses rêves.


Totale immersion dans le quotidien d’un villageois congolais
Quand on n’a pas d’argent et que l’on doit faire vivre sa petite famille, la seule solution est de prendre ce que nous offre la nature et de le transformer soi-même. C’est le quotidien de Kabwita dont le seul bien est un vélo. Avec des outils qu’il a lui même fabriqué, il abat un arbre et en fait du charbon. Pour le vendre, il doit alors entamer un périlleux périple entre pistes sableuses et routes sombres investies par d’énormes camions. Ce petit commerce ne permet aucune fourniture ni aide extérieure tant le revenu qui en résulte est incertain et vital.

Ainsi, la dureté du voyage est loin d’être proportionnelle au bénéfice escompté. En effet les plus gros désagréments que va connaître Kabwita sont provoqués par une injustice récurrente autant qu’ordinaire. Racket et marchandage sont le nerf de la guerre et notre homme ne peut gagner que ce que la rue lui laisse. Portrait sans fard d’une société congolaise (celle de la République démocratique du Congo, pour être plus précis) où la loi du plus fort régit le quotidien de chacun, "Makala" conjugue fiction et réalité. Kabwita joue en effet son propre rôle et ses actions ne sont pas régies par une demande du cinéaste.

Pourtant, le film n’est pas qu’un simple documentaire. Travaillé et construit, le film d’Emmanuel Gras met en lumière son personnage au propre comme au figuré. Kabwita dégage une vraie présence et à aucun moment il ne semble interagir avec la caméra qui le suit. Au contraire, elle l’accompagne dans la difficulté en prenant le temps qu’il faut, car pour Kabwita tout est question d’endurance. En résulte un vrai travail de cinéaste qui nous plonge, le temps d’une séance, dans un quotidien complexe et pénible où, faute de lois, seule la religion semble être protectrice. (Gaëlle Bouché)

jeudi 4 janvier 2018

Envie...

C'est terrible quand l'envie nous prend ! Ce midi, justement, j'avais envie de déguster un œuf au plat comme celui-ci mais... nos envies ne sont pas toujours satisfaites comme on voudrait. Alors, ça sera pour la prochaine fois, je l'espère.
Vous ne le savez sûrement pas, je suis gourmand de...


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