lundi 22 avril 2019

L'exposition d'art contemporain à Cerdon du Loiret fête ses 10 ans...

Ce parcours d'art contemporain qui a lieu les 27 et 28 avril prochain va être pour la 10ème année la possibilité offerte aux visiteurs de découvrir encore de nouveaux artistes, présentés harmonieusement dans chacun des 6 lieux, chez des particuliers.
En plus de cette exposition d'art, pour cette année exceptionnelle, les organisateurs offrent un concert gratuit à l'église de Cerdon le samedi 27 avril à 19h, permettant de passer de l'art contemporain à la musique, grâce au Duo LES CONTRES, Fabrice DI FALCO contre-ténor et Julien LELEU à la contrebasse et à Thibaut SURUGUE au piano.


lundi 21 janvier 2019

Plaidoyer pour le bonheur

Je confie à ce blog cette lecture que je viens de découvrir sur le blog du Psy Christophe André.
« Tyrannie du bonheur » ? Allez, faudrait peut-être pas charrier, comme on dit, et utiliser les mots à bon escient. Ce qui se passe avec le bonheur ne relève pas de la tyrannie, mais plutôt de la mode et de la récupération.
Car il y a effectivement une mode du bonheur, une inflation de livres, d’articles, de préceptes éducatifs ou managériaux, etc. Ce n’est pas nouveau, et d’ailleurs le grand siècle de la production littéraire sur le bonheur n’est pas le nôtre mais le XVIIIe siècle, le siècle des Lumières.
Tout ce que l’Europe comptait alors de grands esprits se mit à rédiger des traités sur le bonheur, et à en faciliter la démocratisation, puisqu’il était auparavant réservé aux élites. Les Révolutions américaine et française souhaitaient explicitement non pas rendre leurs citoyens heureux, mais les aider à se rendre heureux : le droit à la recherche du bonheur y figurait comme un des 3 droits fondamentaux, à côté du droit à la vie et à la liberté.

Il y a aussi, c’est vrai, une récupération marchande du bonheur, car il fait vendre : ainsi, la publicité tente insidieusement de nous convaincre que nous nous rendrons plus heureux si nous achetons tout un tas de choses : des objets, des meubles, des voitures, des vacances à tel ou tel endroit, etc.

Mais je vois beaucoup de phénomènes sociaux bien plus dangereux qu’une prétendue « tyrannie du bonheur » : par exemple, la manipulation de nos données personnelles par le Big Data. Là, nos prophètes de malheur vont voir ce que peut être une tyrannie, une vraie, si nous ne nous mobilisons pas pour faire face…

Le bonheur, c’est un besoin humain fondamental, comme l’air et l’eau. C’est Paul Claudel qui écrivait : « Le bonheur n’est pas le but mais le moyen de la vie ». Nous ne vivons pas, ou pas seulement pour être heureux, mais parce que nous pouvons l’être régulièrement. C’est le bonheur qui nous donne la force et l’énergie d’affronter les adversités et les souffrances propres à toute vie humaine. C’est lui qui nous offre cette joie de vivre, qui nous habite parfois, sans raison clair...

Parfois, hélas, ça ne marche pas : malgré nos efforts, nous n’arrivons pas à nous réjouir de ce que la vie nous offre, nous restons englués dans la morosité, la tristesse, la mauvaise humeur, qu’il y ait ou non de bonnes raisons à cela. Car le bonheur ne se décide pas, ne se convoque pas : il se facilite. C’est ce qu’on appelle un état émergent, comme le sommeil.

On ne décide pas de s’endormir, on facilite la venue du sommeil, en s’allongeant dans le noir, au calme, sans s’être excité auparavant avec des écrans.

Le bonheur, c’est pareil, on ne le siffle pas comme un chien, mais on vit de manière à lui permettre de naître en nous : en étant présent aux bonnes choses simples du quotidien, en entretenant des relations affectueuses et respectueuses avec les autres humains, en restant en contact avec la nature, etc.

Et puis, en comprenant que le bonheur est une richesse, plus importante que l’argent, la beauté, la célébrité. Et que comme toutes les richesses elle nous impose des règles : discrétion et redistribution. Quand on a beaucoup d’argent, on ne l’affiche pas et on ne le garde pas que pour soi. C’est pareil quand on a beaucoup de bonheur : on reste discret, mais on en redonne le plus possible tout autour de nous.

Giacometti...

Quelques photos glanées çà et là à l'exposition Giacometti au musée Maillol...







Crédits Baudouin N'G, Annie G - Giacometti ( Entre tradition et avant-garde ), Exposition au Musée Maillol

Le silence ...

Le silence se prolongeait. Il devenait de plus en plus épais, comme le brouillard du matin.
(Le Silence de la mer (1942) de Jean Bruller, dit Vercors)


Crédits

lundi 19 novembre 2018

Lecture du moment : Un océan, deux mers, trois continents de Wilfried N'Sondé

Il s’appelle Nsaku Ne Vunda, il est né vers 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des ancêtres et des traditions, éduqué par les missionnaires, baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s’apprête à embarquer est chargé d’esclaves…
Roman d’aventures et récit de formation, Un océan, deux mers, trois continents plonge ce personnage méconnu de l’Histoire, véritable Candide africain armé d’une inépuisable compassion, dans une série de péripéties qui vont mettre à mal sa foi en Dieu et en l’homme. Tout d’ardeur poétique et de sincérité généreuse, Wilfried N’Sondé signe un ébouriffant plaidoyer pour la tolérance qui exalte les nécessaires vertus de l’égalité, de la fraternité et de l’espérance.



Né à Brazzaville en 1968, émigré en France à l’âge de 5 ans, il y fait de brillantes études : licence en Sorbonne puis maîtrise de sciences politiques à l’université de Nanterre. Wilfried N’sondé, chanteur et compositeur de la scène berlinoise qui a grandi dans un quartier populaire de la banlieue parisienne, est un nouvel arrivant dans la littérature urbaine et francophone plus généralement.

Picasso. Bleu et rose : Exposition au Musée d'Orsay

Picasso. Bleu et rose : Exposition au Musée d'Orsay jusqu'au 6 janvier 2019...
Le musée d'Orsay et le Musée national Picasso-Paris organisent une manifestation exceptionnelle consacrée aux périodes bleue et rose de Pablo Picasso. Cette exposition est la première collaboration de grande ampleur entre nos deux musées. Elle réunit des chefs-d'œuvre et propose une lecture renouvelée des années 1900-1906, période essentielle de la carrière de l'artiste qui n'a à ce jour jamais été traitée dans son ensemble par un musée français.

La présentation de cette exposition au musée d'Orsay manifeste la volonté d'inscrire le jeune Picasso dans son époque et de reconsidérer son œuvre sous le prisme de son appartenance au XIXe siècle. L'exposition rassemble un ensemble important de peintures et de dessins et ambitionne de présenter de manière exhaustive la production sculptée et gravée de l'artiste entre 1900 et 1906.

Crédits © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) / Mathieu Rabeau © Succession Picasso 2018, Autoportrait 1901

En 1900, à dix-huit ans passés, Pablo Ruiz, qui signe bientôt Picasso, a tout du jeune prodige. Sa production se partage entre tableaux académiques, pour se justifier vis-à-vis de son père, professeur rêvant d'une carrière officielle pour son fils, et œuvres plus personnelles, au contact de l'avant-garde barcelonaise.

C'est sa peinture de salon qui le conduit à Paris : désigné pour représenter son pays à la section espagnole des peintures de l'Exposition Universelle, il y présente une grande toile, Derniers moments, recouverte en 1903 par son chef-d'œuvre La Vie. S'ouvre alors une période de création intense ponctuée par les allers et retours de l'artiste entre l'Espagne et la capitale française.
Entre 1900 et 1906, l'œuvre de Picasso passe progressivement d'une riche palette colorée aux accents pré-fauves, qui doit tout autant au postimpressionnisme de Van Gogh qu'à Toulouse-Lautrec, aux quasi-monochromes de la "période bleue", puis aux tonalités roses de la "période des Saltimbanques", et aux variations ocres de Gósol.

Crédits © Image The Pushkin State Museum of Fine Arts, Moscow © Succession Picasso 2018, Acrobate à la boule 1905

Pour la première fois en France, cette exposition embrasse les périodes "bleue" et "rose" dans leur continuité plutôt que comme une succession d'épisodes cloisonnés. Elle se propose de mettre en évidence la première identité artistique de Picasso et certaines de ses obsessions, constantes de sa création.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...