jeudi 18 mai 2017

Choeurs éternels passe au Cinéma

Après six concerts gratuits qui ont accueilli chacun plus de 700 personnes dans l'église de Boiscommun ( et avant le septième concert qui aura lieu le 2 juillet ), Laurent Coignard et Chœurs éternels se lancent le 10 juin dans une nouvelle aventure : celle de nous amener à la musique par le cinéma.

Lui-même amateur de musique et fidèle habitué des concerts de Boiscommun, Jean-Jacques Malet, le maire de Bellegarde, lui rend à son tour l'invitation et l'accueille au Château de Bellegarde pour y projeter, en plein air et sur écran monumental de sept mètres par quatre, un chef d'œuvre peu connu de l'histoire du cinéma : Ludwig von B... .

Derrière l'initiale se cache le nom de celui qui est avec Mozart le plus grand musicien de l'histoire de la musique : Beethoven. Mais ce que révèle ce film, magistralement interprété par Gary Oldman dans le rôle du compositeur, c'est la vie difficile et tourmentée de ce génie sourd qui forme un véritable roman, à la fois fascinant et terrible...
Cette superproduction hollywoodienne est tout à la fois fidèle à l'histoire du musicien et aussi passionnante qu'une intrigue policière.

Après ce film, nul ne pourra plus entendre de la même manière cet hymne à la joie qui est désormais l'hymne officiel de l'Union Européenne.

Si le Château de Bellegarde est du XVIème siècle, son achèvement date du XVIIIème siècle et est donc contemporain de la vie de Beethoven. C'était donc le lieu idéal pour l'accueillir.

Le son sera produit en Dolby Surround System et c'est donc ainsi l'exacte sonorité de la création beethovenienne qui résonnera dans le parc du Château de Bellegarde.

Au cas où... les organisateurs ont prévu de présenter le film - s'il pleuvait - dans les dépendances du Château qui, à elles seules, valent le déplacement.

vendredi 12 mai 2017

Vivre caché pour vivre heureux ?

« Pour vivre heureux, vivons cachés ». Voilà une expression typiquement française mais a-t-elle un vrai sens ?

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mardi 2 mai 2017

Josué Mulumba ( Congo )

Envie...

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Lecture du moment : Crépuscule du tourment de Leonora Miano

Une amie me pousse à lire le roman Crépuscule du tourment de Leonora Miano. Vais-je vraiment le faire ? Je crois que oui...

De nos jours, quelque part en Afrique subsaharienne, au Cameroun peut-être, quatre femmes s’adressent successivement au même homme : sa mère, la femme à laquelle il a tourné le dos parce qu’il l’aimait trop et mal, celle qui partage sa vie parce qu’il n’en est pas épris, sa sœur enfin. À celui qui ne les entend pas, toutes dévoilent leur vie intime, relatant parfois les mêmes épisodes d’un point de vue différent.

Chacune fait entendre un phrasé particulier, une culture et une sensibilité propres. Elles ont en commun, néanmoins, une blessure secrète : une ascendance inavouable, un tourment identitaire reçu en héritage, une difficulté à habiter leur féminité… Les épiphanies de la sexualité côtoient, dans leurs récits, des propos sur la grande histoire qui, sans cesse, se glisse dans la petite. D’une magnifique sensualité, ce roman choral, porté par une langue sculptée en orfèvre, restitue un monde d’autant plus mystérieux qu’il nous est étranger… et d’autant plus familier qu’il est universel.


lundi 1 mai 2017

Pensée du jour ...

“ Le temps mène la vie dure à ceux qui veulent le tuer. ” ( Jacques Prévert )

Crédits DR - Jacques Prévert, Paris 1955 par Robert Doisneau

jeudi 6 avril 2017

Exposition ART-GENS à Cerdon du Loiret

L'association Sarcelle et bout d'ficelle organise son 8ème parcours d'art contemporain « ART GENS » les 22 et 23 avril à Cerdon du Loiret.

Cette exposition d’art moderne et contemporain est montrée, dans tout son éclat, grâce aux habitants du village qui prêtent leur lieu pour présenter une exposition atypique qui se visite sous forme de parcours au cœur du village, dans des lieux insolites et détournés tels que granges rénovées, préau, gîte, jardin..., chez les « gens », d'où le nom de la manifestation « ART GENS ». C'est l'occasion de découvrir le talent des onze artistes invités, parmi eux des peintres, sculpteurs, céramistes...

La manifestation sera ouverte au public de 10h à 19h sans interruption, en accès libre et gratuit.


mercredi 5 avril 2017

Ressenti...

Je confie à mon blog ce billet édité en février 2013, et qui est de plus en plus d'actualité...

Je suis fichu, ai-je tout de suite pensé quand on m'a posé la question de savoir si j'ai envie de retourner dans mon pays pour voir les miens.

Quelles cordes sensibles cette question a-t-elle fait vibrer et quels processus d’interrogation a-t-elle déclenché chez moi ? Une chose est sûre : cette question me paraît cruciale et profondément personnelle. J'ai vraiment très envie de retrouver mon pays, avec lequel j'ai plus ou moins rompu pendant un peu plus de quarante ans. Je n'ai jamais cherché à refouler cette question mais j'estime simplement qu'il faut être prêt moralement, psychologiquement et psychiquement pour rédécouvrir son passé. C'est pas facile de replonger dans son passé, de retracer l'histoire de sa famille et revivre cette partie quasi-amputée de son être.

En même temps, je ressens et comprends la tristesse que doit représenter pour mes sœurs, mes frères, mes parents (mes vieux parents) les conversations et les complicités que nous n'avions pas eues pendant ces longues années. Et à mesure que s'accumulent les mois et les années, ou plutôt qu'ils se délitent, comme ces photographies qui jaunissent et s'affadissent, il me semble que s'amenuise entre nous la connivence, du moins le fil conducteur.

Je dois dire que j'éprouve une peine de révéler ce tiroir intime et bouleversant de ma vie. Puisse en tout cas cet état ne pas compliquer les choses et proposer à ma vie un cadre aussi serein que possible.


Crédits ici

jeudi 30 mars 2017

France Gall - Évidemment

Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout

Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout...


John Chamberlain - Photographs : Exposition à la Galerie Karsten Greve

John Chamberlain - Photographs : Exposition à la Galerie Karsten Greve jusqu'au 13 mai 2017...
La Galerie Karsten Greve a le plaisir de présenter Photographs, exposition consacrée au travail photographique de John Chamberlain, artiste majeur de l’art américain du XXe siècle qui, avec ses œuvres métalliques, réalisées au travers d’un procédé d’écrasement mécanique, a révolutionné l’art contemporain.

Connu depuis les années 1960 pour ses sculptures issues de carrosseries de voitures compressées, qu’il commence à réaliser dès 1958, John Chamberlain est une des figures clé de l’art contemporain, à mi-chemin entre l’énergie gestuelle de l’Expressionisme Abstrait et l’euphorie consumériste du Pop Art.
Avec ses œuvres, résultat d’un travail de compression, découpage, coloration et montage de morceaux différents, John Chamberlain a bouleversé le monde de la sculpture contemporaine : il donne aux matériaux de la vie quotidienne un statut artistique, dans une perspective esthétique proche du ready-made dadaïste. Chamberlain utilise les débris de l’industrie automobile, protagoniste d’une grande partie de l’histoire industrielle des États-Unis et notamment de sa faillite, ainsi que des outils étrangers au monde des arts plastiques pour créer une beauté érotique, vibrante de couleurs.

Bien que ses sculptures aient pour beaucoup contribué à sa renommée, Chamberlain a expérimenté tout au long de sa carrière une grande variété de media: la peinture, le dessin, les monotypes, le cinéma et plus particulièrement la photographie. C’est grâce à l’appareil photo Widelux offert par Larry Bell, qu’à partir de 1977 Chamberlain commence à expérimenter le médium photographique. Ses photographies sont exposées pour la première fois en 1979 à New York ; de même que son travail sculptural, la Galerie Karsten Greve les expose depuis les années 1980. Lire ici


Crédits © John Chamberlain Courtesy Galerie Karsten Greve, Köln, Paris, St Moritz - John Chamberlain, Studio Lite XV, 1990

lundi 27 mars 2017

Picasso Primitif : Exposition au musée du Quai Branly - Jacques Chirac

Picasso Primitif : Exposition au musée du Quai Branly - Jacques Chirac du 28 mars au 23 juillet 2017...
« L’art nègre ? Connais pas. » C’est sur le ton de la provocation que le peintre, sculpteur et dessinateur andalou s’efforcera de nier sa relation avec l’art extra-européen. Pourtant, et comme le montre sa collection personnelle, les arts d’Afrique, d’Océanie, des Amériques et d’Asie n’auront cessé de l’accompagner, notamment dans ses différents ateliers. En témoignent les documents, lettres, objets et photographies réunis dans la première partie de l’exposition, traçant selon un parcours chronologique, les intérêts et curiosités de l’artiste vis-à-vis de la création non-occidentale.

Crédits © Musée du Quai Branly - Pablo Picasso

Dans une seconde partie plus conceptuelle, Picasso Primitif propose une mise en regard des œuvres de l’Andalou avec celles des artistes non-occidentaux, en s’appuyant davantage sur une anthropologie de l’art que sur le constat de relations esthétiques. Le face-à-face qui en résulte dévoile les questionnements similaires auxquels les artistes ont dû répondre (les problématiques de la nudité, de la sexualité, des pulsions ou de la perte) par des solutions plastiques parallèles (la défiguration ou la déstructuration des corps par exemple). Le primitif ne s’entend alors plus comme un stade de non-développement, mais comme l’accès aux couches les plus profondes, intimes et fondatrices de l’humain. Lire ici

samedi 25 mars 2017

Salon du Livre de Paris

Le Salon, qui célébrera sa 37ème édition, a ouvert ses portes hier vendredi 24 mars jusqu'au lundi 27 mars inclus ; la matinée du lundi étant réservée aux professionnels.

Au cours de ces 4 jours qui rassemblent chaque année plus de 150000 amoureux de la lecture, vous aurez l’occasion de faire le plein de découvertes avec des auteurs reconnus ou en devenir, des éditeurs français et étrangers, des expositions ou encore des rencontres professionnelles.

Le Salon continue à évoluer et à réinventer sa stratégie éditoriale avec une nouvelle programmation qui donnera accès à de nombreuses animations mais aussi et surtout à de nombreuses rencontres avec des professionnels du livre et de l'écrit. Une belle occasion de découvrir les coulisses de l'édition et la diversité de ses métiers.

Cette année, le Maroc sera le pays invité d’honneur ! Il présentera une délégation de 30 auteurs reflétant la diversité et le dynamisme de la création littéraire contemporaine du royaume.


Bon week-end...

Crédits ici

mercredi 22 mars 2017

Jean- Jacques Goldman - Je voudrais vous revoir

Art Paris 2017 - L’Afrique à l’honneur : Exposition au Grand Palais - La nef

Art Paris 2017 - L’Afrique à l’honneur : Exposition au Grand Palais - La nef du 30 mars au 2 avril 2017...
Foire généraliste ouverte à toutes les formes d’expression, y compris le design, Art Paris Art Fair offre un aperçu de l’art d’après-guerre à nos jours, tandis que son approche thématique met l’accent sur la découverte : avec un éclairage sur la création artistique issue du continent africain, les expositions monographiques d’artistes avec Solo Show, la création émergente avec le secteur Promesses.

La sélection 2017 témoigne d’un rayonnement international accru avec 29 pays représentés (contre 22 en 2016) et 52% de présence étrangère. L’exploration des régions de l’Europe constitue l’un des axes de travail prioritaires de la foire avec cette année la venue de galeries de Barcelone (ADN Galería), Madrid (Galeria Alvaro Alcazar), Rome (Montoro 12), Knokke -Heist (Guy Pieters Gallery) ou Amsterdam (Flatland Gallery), sans compter la présence de 13 galeries issues des régions françaises comme la lilloise Cédric Bacqueville, la bordelaise D.X Galerie ou la strasbourgeoise J.P. Ritsch-Fisch. Sur le plan parisien, on note l’arrivée des galeries Philippe Gravier (avec un solo show spectaculaire de Sou Fujimoto), Sobering, Perpitch & Bringand, In camera qui rejoignent les enseignes contemporaines, piliers de la foire, comme les galeries Nathalie Obadia, Daniel Templon, Paris-Beijing, Rabouan Moussion. La présence des galeries d’art moderne est également renforcée avec les premières participations des galeries Frans Jacob (Amsterdam), Michel Descours (Lyon), Martin du Louvre (Paris), Galerie Bert (Paris) et le retour de Die Galerie (Frankfurt).

L’Afrique invitée d’honneur : un focus d’une ampleur exceptionnelle :
Depuis 2012, Art Paris Art Fair a su forger sa réputation par l’exploration de scènes étrangères peu ou pas présentées en France. Après la Russie, la Chine, l’Asie du Sud-Est et la Corée du Sud, Art Paris Art Fair met l’Afrique à l’honneur en 2017.

Confiée à Marie-Ann Yemsi, consultante culturelle et commissaire d’exposition indépendante, cette invitation offre un éclairage inédit sur les horizons artistiques africains contemporains tout en proposant d’autres perspectives qui s’inscrivent sur ce continent ou rayonnent ailleurs dans le monde.Lire ici


Crédits Flatland Gallery - Blue Turban de Hendrik Kerstens

lundi 20 mars 2017

Olga Picasso : Exposition au Musée National Picasso -Paris

Olga Picasso : Exposition au Musée National Picasso -Paris du 21 mars au 3 septembre 2017...
Prévue au printemps 2017 au Musée national Picasso-Paris en partenariat avec la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte (FABA), l’exposition « Olga Picasso » reviendra sur les années partagées du couple qu’a formé Pablo Picasso avec sa première épouse, Olga Khokhlova, danseuse au sein des Ballets Russes.

L’exposition cherchera à mettre en perspective la réalisation de quelques-unes des œuvres majeures de Picasso entre 1917 et 1935, en resituant cette production dans le cadre de cette histoire personnelle, filtre d’une histoire politique et sociale élargie de l’entre-deux-guerres.
À travers une riche sélection de peintures, dessins, archives écrites et photographiques, l’exposition se déploiera sur deux étages du musée, soit environ 760 m². Lire ici


Crédits © Succession Picasso 2013 - Pablo Picasso, Portrait d’Olga dans un fauteuil, 1918

vendredi 17 mars 2017

Rodin - L’exposition du centenaire : Exposition au Grand Palais

Rodin - L’exposition du centenaire : Exposition au Grand Palais du 22 mars au 31 juillet 2017...
Auguste Rodin (1840-1917) est considéré comme le père de la sculpture moderne. A l’occasion du centenaire de sa mort , le Grand Palais présente une exposition de ses plus grands ses chefs-d’œuvre (Le Penseur, Le Baiser, les Bourgeois de Calais...).

Le parcours retrace les rêves et les gloires de ce poète de la passion, maître incontesté et monstre sacré . Entre scandales et coups d’éclat, il révolutionne la création artistique avant Braque, Picasso ou Matisse, et la fait à jamais basculer dans la modernité. L’exposition revient enfin sur son extraordinaire postérité auprès de générations d’artistes, de Carpeaux à Richier, en passant par Bourdelle, Claudel, Brancusi ou Picasso, donnant ainsi à voir et à comprendre la puissance de son génie. Lire aussi ici


Crédits © Musée Rodin - Auguste Rodin, Torse d’Adèle, 1884

The Weeknd - I Feel It Coming ft. Daft Punk

jeudi 9 mars 2017

Revoir le Congo et retrouver ses souvenirs ...

Hier soir, je regarde sur France 3, le documentaire « Muriel Robin sur la terre des bonobos », qui montre l’humoriste et un soigneur français dans leur effort pour s’occuper de bébés bonobos en République Démocratique du Congo. Au cœur de la forêt congolaise, deuxième poumon vert de la planète, on retrouve ces associations qui recueillent les bonobos orphelins ou malades pour les soigner et les aider à retrouver la vie sauvage.

Le peuple congolais doit être sensibilisé face à cette espèce aujourd’hui menacée. La situation reste cependant inquiétante puisque, les études l'indiquent, la population continue la chasse des bonobos pour la consommation de sa viande.

Dans un tout autre registre, cette émission m'a fait raviver les souvenirs du passé. Je m'aperçois que, peu à peu, mes souvenirs personnels commencent à s'affaiblir : d'abord à se mélanger à ce que je vis au jour le jour, puis à s'effacer doucement, pas complètement, mais tout de même...
Désormais j'ai plutôt le souvenir de mes propres souvenirs. Et les souvenirs les plus vivants et vigoureux à ma mémoire sont maintenant ceux de mes quarante dernières années.

Pendant cette émission, j'ai revu des lieux qui m'ont fait revivre de vieux souvenirs que je peux qualifier de nouveaux souvenirs. Et ceux-là, le jour où je commencerai à les oublier, cela voudra dire que l'heure est venue de ne plus chercher à empiler les souvenirs, à caresser mon passé, mais de vivre chaque minute au présent comme si c'était la dernière. La sortie ne sera plus très loin. Il faudra juste se dire que tout est bien...


Crédits Gilles Bassignac - Muriel Robin et Kinsele dans la nurserie, en République Démocratique du Congo.

mercredi 8 mars 2017

Envie...

C'est terrible quand l'envie nous prend ! Ce midi, justement, j'avais envie de déguster un bon boeuf bourguignon comme celui-ci mais... nos envies ne sont pas toujours satisfaites comme on voudrait. Alors, ça sera pour la prochaine fois, je l'espère.
Vous ne le savez sûrement pas, je suis gourmand de...


Crédits ici

Récital à deux pianos à Chambon La Forêt...

Je reçois un SMS de mon amie Pascale qui me renseigne sur un concert intéressant à découvrir absolument, un récital à deux pianos par deux musiciens talentueux, animés de la même passion du piano : Etsuko Hirose, pianiste japonaise initiée très jeune à la musique et Olivier Mallory, passionné de pianos et d’instruments anciens. Lire aussi ici.

Ce concert aura lieu le Samedi 25 Mars 2017 à 20h 30 à Chambon La Forêt Pensez à réserver, par téléphone au 06 73 33 78 40 ou au 06 14 22 73 49, ou par mail à musikachambon@gmail.com


Crédits Affiche du concert à deux pianos à Chambon La Forêt

vendredi 3 mars 2017

Lecture du moment : L'art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière

Je vais bientôt commencer la lecture de "L'art presque perdu de ne rien faire " de Dany Laferrière.

Je ne sais pas trop comment qualifier ce livre. J’hésite entre un roman des idées et un essai lyrique. En tout cas, j’essaie de brasser ensemble mes réflexions, mes émotions, mes sensations comme mes rires et mes délires, car je n’ai pas l’impression qu’on arrête de vivre parce qu’on est en train de penser.

Si mes romans sont une autobiographie de mes émotions, ce livre, dans la même veine, est une autobiographie de mes idées. Ce que je pense n’est jamais loin de ce que je sens. Comme si toute cette philosophie me venait de la petite galerie de ma grand-mère, du fond de mon enfance. ( Dany Laferrière )

En mettant en scène ses idées, Dany Laferrière nous invite à regarder le monde comme lui, c’est-à-dire avec la naïveté de l’enfant et la roublardise de l’écrivain. Mais cet art de penser est aussi, et surtout, un art de vivre : l’art de rester immobile, l’art de ne pas oublier, l’art de capturer l’instant, l’art de manger une mangue...


Crédits Baudouin N'G - Lecture du moment : L'art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière

jeudi 2 mars 2017

Georg Friedrich Haendel : Oratorio Jephtha

J'avais envie d'écouter l'Oratorio Jephtha ( Oratorio testament de Haendel ) : " Waft her,angels,through the skies ". Un oratorio de Haendel est toujours une promesse de bonheur musical...

La France dans laquelle je me reconnais ...

La France d'Aragon quand il écrit :
« Je vous salue, ma France, où les vents se calmèrent
Ma France de toujours, que la géographie

Ouvre comme une paume aux souffles de la mer
Pour que l’oiseau du large y vienne et se confie »

Par contre, quand j'entend « On est chez nous ! », j'ai honte, j'ai peur. Cette vocifération vomit le débordement d'une effrayante effervescence d’égoïsmes, de haines et de peurs. Lancer ce slogan, c'est renier quelques siècles d'histoire de la France.

Où est le « vivre ensemble » ? Je parle de celui qui permet de construire du lien entre les êtres humains et, dans le même temps, promeut la paix sociale. Ne rêvions-nous pas d’une société ouverte aux différences et au pluralisme ?

Pensées du matin ...

“ L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. ” (Eloge de l'amitié - Tahar Ben Jelloun )

Crédits ici

mercredi 1 mars 2017

« 21 rue La Boétie » : Exposition au musée Maillol...

« 21 rue La Boétie » : Exposition au musée Maillol du 2 mars jusqu'au 23 juillet 2017...
Cette exposition "21 rue La Boétie" retrace le parcours singulier de Paul Rosenberg (1881-1959), qui fut l’un des plus grands marchands d’art de la première moitié du XXe siècle. Elle rassemble une soixantaine de chefs-d’œuvre de l’art moderne (Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque, Henri Matisse, Marie Laurencin...), pour certains inédits en France et provenant de collections publiques majeures telles le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, le Musée Picasso à Paris, ou encore le Deutsches Historisches Museum de Berlin, ou d’importantes collections particulières comme celle de David Nahmad.
De nombreuses œuvres sont directement liées au marchand, pour avoir transité par ses galeries, à Paris ou à New York, alors que d’autres renvoient au contexte historique et artistique de l’époque.

Conçue par Tempora et réalisée par Culturespaces, cette exposition bénéficie du soutien actif de la petite-fille de Paul Rosenberg, Anne Sinclair, auteur du livre éponyme "21 rue La Boétie" (paru aux Editions Grasset & Fasquelle, 2012).

Crédits Affiche de l'exposition "21 rue La Boétie" au musée Maillol...

Marchand d’art passionné, homme d’affaires avisé et amateur éclairé, Paul Rosenberg fut l’ami et l’agent des plus grands artistes de son temps, qui allaient devenir des maîtres incontestés de l’art moderne. Sa galerie mythique a servi de pivot à la peinture moderne en France, et plus largement en Europe et aux Etats-Unis.

La carrière de Paul Rosenberg permet d’appréhender sous un prisme nouveau le double tournant, dans l’histoire de l’art, que représentent l’émergence de l’art moderne, puis, dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale, le déplacement du centre mondial de l’histoire de l’art de Paris vers New York, en pleine crise de la Seconde Guerre mondiale. Mêlant histoire de l’art, histoire sociale et politique, l’exposition met en lumière un moment crucial du XXe siècle, dont Paul Rosenberg a été un témoin emblématique, à la fois acteur et victime. Lire aussi ici

Des nouvelles ...

L'autre jour, une amie, Mireille, m'écrit : " Bonjour Baudouin, comment ça va ? Je m'inquiète de ne plus vous lire... ".
Je réponds que tout va bien, sauf que le temps ralentit mon enthousiasme pour l'écriture.
Elle me rassure en ces mots : " Ah ! les beaux jours arrivent et nos jardins vont se réveiller bientôt. C'est agréable d'entendre que les oiseaux commencent à chanter et les premières fleurs du printemps vont bientôt apparaître...".

Je suis touché de sentir l’attention chaleureuse portée par mes amis à partager certaines réflexions.
Il est vrai que le froid semble vouloir partir. Dans quelques jours, nous allons pouvoir fêter l'arrivée du printemps. Vivement le printemps !


Crédits William Waldron

lundi 27 février 2017

Concert à Orléans...

Je viens d'accepter l'invitation pour assister au concert du dimanche 5 mars à 16h00 en l'église Saint Paterne à Orléans.
Marius Stieghorst, le jeune et talentueux chef de l’Orchestre Symphonique d’Orléans, nous proposera un voyage en compagnie de son plus célèbre compositeur, Wolfgang Amadeus Mozart. Des œuvres des différentes périodes de la vie de ce prodige de la musique sont au programme de ce concert orléanais qui réunira les différentes formations orléanaises avec l’Orchestre Symphonique d’Orléans, le Chœur Symphonique du Conservatoire d’Orléans.

Au programme de ce concert " Mozart, de la jeunesse aux dernières œuvres " : Ave verum corpus pour chœur et orchestre, Divertimento pour cordes en Ré Majeur, Dixit et Magnificat pour solistes, chœur et orchestre en Do Majeur, Requiem pour solistes, chœur et orchestre en Ré mineur...
C'est très alléchant !


Crédits Mag'centre - L’Orchestre Symphonique d’Orléans

dimanche 26 février 2017

Camille Pissarro - Le premier des impressionnistes : Exposition au musée Marmottan Monet

Camille Pissarro - Le premier des impressionnistes : Exposition au musée Marmottan Monet jusqu'au 2 juillet 2017...
Le musée Marmottan Monet présente la première exposition monographique Camille Pissarro organisée à Paris depuis 36 ans.
Quelque soixante-quinze de ses chefs-d’œuvre, peintures et tempéras, provenant des plus grands musées du monde entier et de prestigieuses collections privées, retracent l'œuvre de Camille Pissarro, de sa jeunesse dans les Antilles danoises jusqu’aux grandes séries urbaines de Paris, Rouen et Le Havre de la fin de sa vie. Considéré par Cézanne comme « le premier des impressionnistes », Pissarro est l’un des fondateurs de ce groupe.

Il est également le seul à participer à leurs huit expositions. Compagnon et ami fidèle de Monet, maître de Cézanne et de Gauguin, inspirateur de Seurat, défenseur de Signac, Pissarro est un artiste majeur et incontournable. Intellectuel polyglotte, engagé et militant, à l’écoute des jeunes générations, son œuvre, puissante et en perpétuelle évolution, offre un panorama unique des recherches qui ont animé les cercles impressionnistes et postimpressionnistes de la seconde moitié du XIXème siècle. Lire ici


Crédits Affiche de l'exposition Camille Pissarro - Le premier des impressionnistes

Georg Friedrich Haendel : Semele - Where'er you walk

Mon rendez-vous avec Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton...

Jeudi après-midi, malgré la pluie fine, moment d'émotion particulière pour la visite très attendue d'Icônes de l'art moderne, la Collection Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton à Paris. Nous avions le sourire aux lèvres pour découvrir le plus beau des musées russes présent depuis quelques mois à Paris et pour apprendre à mieux connaître Sergueï Chtchoukine (1854-1936), ce visionnaire incroyable qui défendit l'avant-garde française avant tous et dont la passion se traduit par une cathédrale de chefs-d'œuvre.

Je n'ai pas (encore) eu l'occasion de visiter les musées de l’Ermitage à Saint Petersbourg et Pouchkine à Moscou pour admirer les œuvres de la collection de Sergueï Ivanovitch Chtchoukine, mais je me réjouis d'avoir eu la chance de voir une partie de sa collection en admirant des œuvres de Claude Monnet, Degas, Cézanne, Gauguin, Picasso, Van Gogh, Matisse, Renoir, Derain, Le Douanier Rousseau...
Quelques 158 œuvres sont exposées et reparties dans 14 salles et 4 étages d'exposition. Soit 127 œuvres de la Collection Chtchoukine dont 22 Matisse, à qui une salle entière est dédiée, 29 Picasso dont beaucoup de toiles cubistes, 12 Gauguin essentiellement de la période tahitienne, 8 Cézanne et 8 Monet...
À Paris, l’exposition donne à voir 127 des 278 œuvres acquises par Chtchoukine auprès de ceux qui sont aujourd’hui les peintres les plus cotés au monde, mais qui à l’époque étaient souvent peu connus ou peu appréciés.

C'est sans aucun doute l'évènement culturel de l'année et une exposition majeure dont on ressort ébloui. C'est fabuleux et bouleversant de voir de tels chefs-d’œuvre de nos plus grands peintres de l’art moderne ! On ne reverra pas ça de sitôt.














Crédits Baudouin N'G - Mon rendez-vous avec la Collection Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton..., Février 2017

mardi 21 février 2017

Exposition à Souesmes en sologne...

Dimanche après-midi, nous profitons du temps clément pour aller visiter l'exposition organisée par l’association "Artistement Vôtre en Sologne" et consacrée aux travaux de Patrice Bourdin, peintre pastelliste et Marc Habarnau, sculpteur, à Souesmes.
Marc Habarnau, avec qui nous avons beaucoup discuté et ri, avait participé à l'exposition de Cerdon dans le cadre de l'exposition d'art contemporain "ART-GENS". Ces quelques photographies rendent compte de la qualité de l'exposition...






Crédits Baudouin N'G - Expo au hasard en sologne...

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre : Exposition au musée du Louvre

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre : Exposition au musée du Louvre du 22 février au 22 mai 2017...
C’est une exposition-événement que le musée du Louvre, en collaboration avec la National Gallery of Ireland et la National Gallery of Art de Washington, organise autour de la figure aujourd’hui si célèbre de Vermeer. Réunissant pour la première fois à Paris depuis 1966 douze tableaux de Vermeer (soit un tiers de l’œuvre connu du maître de Delft), l’exposition explore le réseau fascinant des relations qu’il a entretenues avec les autres grands peintres du Siècle d’or hollandais.

Les prêts exceptionnels consentis par les plus grandes institutions américaines, britanniques, allemandes et bien sûr néerlandaises, permettent de montrer Vermeer comme jamais auparavant. La légende d’un artiste isolé dans son monde inaccessible et silencieux s’efface, sans pour autant que Vermeer tende à n’être plus qu’un peintre parmi d’autres. En réalité, mis au contact de celui des autres, son tempérament d’artiste, au contraire, se précise, s’individualise. Plus qu’un lanceur de styles, Vermeer apparaît comme un peintre de la métamorphose.

Vermeer, c’est le « Sphinx de Delft ». Cette expression fameuse, due au Français Théophile Thoré-Bürger lorsqu’il révéla le peintre au monde à la fin du XIXe siècle, a largement figé la personnalité artistique de Vermeer dans une pose énigmatique. Le mythe du génie solitaire a fait le reste. Johannes Vermeer (1632-1675) n’est cependant pas parvenu à son degré de maîtrise et de créativité en restant coupé de l’art de son temps.

Cette exposition cherche à démontrer, au moyen de rapprochements avec les œuvres d’autres artistes majeurs du Siècle d’or à l’image de Gérard Dou, Gerard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher ou encore Frans van Mieris, l’insertion de Vermeer dans un réseau de peintres, spécialisés dans la représentation de scènes élégantes et raffinées — cette représentation faussement anodine du quotidien, vraie niche à l’intérieur même du monde de la peinture de genre. Ces artistes s’admiraient, s’inspiraient mutuellement et rivalisaient les uns avec les autres. Lire ici


Crédits © Musée du Louvre / Angèle Dequier - Johannes Vermeer, La dentellière, Musée du Louvre, 1669/1670
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