dimanche 9 juin 2019

Un autre oeil - regard sur l’art d’Apollinaire à aujourd’hui par Daniel Abadie : Exposition au Musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun (36)

Une visite guidée de l'exposition Un autre œil - regard sur l’art d’Apollinaire à aujourd’hui au Musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun avec le commissaire de l'exposition Daniel Abadie...

Le projet de l’exposition
Pour ce projet d’envergure, présenté en trois temps au LAAC à Dunkerque, au musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun puis au musée de l’Abbaye Sainte Croix des Sables-d’Olonne, Daniel Abadie a choisi près de 150 oeuvres rarement montrées, voire inédites qui renouvellent notre regard sur les mouvements artistiques et leur filiation tout en faisant écho aux collections singulières des trois musées.

Ce projet est né d’un choc qu’il a ressenti en 1991 à l’Albright-Knox Museum de Buffalo, aux États- Unis, face à trois peintures de 1913, fondamentalement différentes : de Vassily Kandinsky, Fernand Léger et Robert Delaunay. Il comprend alors que ce qui relie les peintres d’une génération est la leçon qu’ils tirent de leurs prédécesseurs : chacun répondant à sa manière aux questions laissées par la génération précédente. C’est la différence des propositions qui fait cohabiter, dans la peinture du XXe siècle, devenue aujourd’hui historique, des mouvements apparemment incompatibles.
L’exposition souligne ainsi ce paradoxe et montre comment les approches successives forment au-delà de leurs contradictions apparentes des unités inattendues. Elle tisse des liens entre les problématiques posées et les réponses trouvées, offrant ainsi une lecture nouvelle de ce siècle passé qui nous est si proche. Elle dévoile à quel point, entre incertitudes, débats et contradictions, chaque génération réagit, répercute, résiste ou poursuit la recherche de ses prédécesseurs.

« Un autre œil..., c’est celui que l’on peut désormais porter sur l’art du siècle précédent, car on peut, dorénavant, le considérer non plus comme une histoire de mouvements qui se succèdent ou s’opposent mais au contraire comme la mise en œuvre, avec des solutions inventives et différentes, de cette lettre que Cézanne envoyait en 1905 à Émile Bernard pour lui dire : « Je vous dois la vérité en peinture et je vous la dirai ». De ce moment (que Guillaume Apollinaire a su, le premier, détecter) à aujourd’hui, c’est une nouvelle approche de l’art en France au XXe siècle qu’établit ici Daniel Abadie en soulignant ce qui unit, au-delà de leurs styles personnels, des peintres que l’on ne penserait pas d’abord à réunir. »

Les artistes présentés :
Pierre Alechinsky – Arman – Bernard Aubertin – Pierrette Bloch – Camille Bryen – Marcelle Cahn – César – Gaston Chaissac – Olivier Debré – Daniel Dezeuze – Jean Dewasne – Jean Dubuffet – François Dufresne – Erró – Jean Fautrier – Raymond Hains – Hans Hartung – Jean Hélion – Christian Jaccard, Asger Jorn – Charles Lapicque – Jean Le Gac – Alberto Magnelli – Pavel Mansouroff – Georges Mathieu, Jean Messagier – Jean-Michel Meurice – Bernard Moninot – François Morellet – Bernard Pagès – Jean-Pierre Péricaud – Germaine Richier – François Rouan – Antonio Segui – Jesús Rafael Soto – Pierre Soulages – Daniel Spoerri – Peter Stämpfli – Sophie Taueber-Arp – Jean Tinguely – Gérard Titus-Carmel – Vladimir Velickovic – Fabienne Verdier – Claude Viallat – Jacques de la Villeglé – Zao Wou-Ki














Crédits Baudouin N'G - Un autre œil - regard sur l’art d’Apollinaire à aujourd’hui par Daniel Abadie : Exposition au Musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun (36) du 8 juin au 8 septembre 2019

samedi 8 juin 2019

Georg Friedrich Haendel : Atalanta - Ouverture - HWV 35

J'avais besoin...

J'ai besoin de solitude, j'ai besoin d'espace ; j'ai besoin d'air. J'ai si peu d'énergie. J'ai besoin d'être entourée de champs nus, de sentir mes jambes arpenter les routes ; besoin de sommeil et d'une vie tout animale. Mon cerveau est trop actif. ( Virginia Woolf - Journal intégral (1915-1941))

J'avais besoin d'espace, j'avais besoin d'air, j'avais besoin de sentir mes jambes arpenter les routes... et j'ai choisi Belle île en mer...














Crédits Baudouin N'G - Escapade à Belle île en mer...Juin 2019.

9ème concert Choeurs Eternels à Boiscommun

Le 9ème concert Chœurs Eternels, organisé par Laurent Coignard, aura lieu en l'église Notre-Dame de Boiscommun à la fin du mois de juin, le dimanche 30 juin 2019 à 15 heures 30.

Comme à son habitude, Laurent Coignard fait appel à des instrumentistes et choristes, des interprètes du plus haut niveau de qualité et propose un programme composé d'airs célèbres, des partitions connues d'opéras et des musiques de films.

Pour ce concert, la jeune soprano Ariane Cossette, le ténor Philippe Do, ainsi que les 40 musiciens de l'Opéra Bastille et les 20 choristes de Radio France, seront dirigés pour la première fois par le chef d'orchestre Aldo Salvagno.

Crédits © Patricia Brière Scalla - 8ème concert Chœurs éternels à Boiscommun.

Seront présents à ce concert:
Monsieur Jacques Toubon, Défenseur des Droits et ex-ministre de la Culture.
Monsieur Gérard Jugnot, comédien et réalisateur, invité pour la troisième fois.
Madame Nathalie Baye, invitée exceptionnelle pour la deuxième année consécutive.

Ce concert est offert gratuitement et ouvert à tous publics.

lundi 22 avril 2019

L'exposition d'art contemporain à Cerdon du Loiret fête ses 10 ans...

Ce parcours d'art contemporain qui a lieu les 27 et 28 avril prochain va être pour la 10ème année la possibilité offerte aux visiteurs de découvrir encore de nouveaux artistes, présentés harmonieusement dans chacun des 6 lieux, chez des particuliers.
En plus de cette exposition d'art, pour cette année exceptionnelle, les organisateurs offrent un concert gratuit à l'église de Cerdon le samedi 27 avril à 19h, permettant de passer de l'art contemporain à la musique, grâce au Duo LES CONTRES, Fabrice DI FALCO contre-ténor et Julien LELEU à la contrebasse et à Thibaut SURUGUE au piano.


lundi 21 janvier 2019

Plaidoyer pour le bonheur

Je confie à ce blog cette lecture que je viens de découvrir sur le blog du Psy Christophe André.
« Tyrannie du bonheur » ? Allez, faudrait peut-être pas charrier, comme on dit, et utiliser les mots à bon escient. Ce qui se passe avec le bonheur ne relève pas de la tyrannie, mais plutôt de la mode et de la récupération.
Car il y a effectivement une mode du bonheur, une inflation de livres, d’articles, de préceptes éducatifs ou managériaux, etc. Ce n’est pas nouveau, et d’ailleurs le grand siècle de la production littéraire sur le bonheur n’est pas le nôtre mais le XVIIIe siècle, le siècle des Lumières.
Tout ce que l’Europe comptait alors de grands esprits se mit à rédiger des traités sur le bonheur, et à en faciliter la démocratisation, puisqu’il était auparavant réservé aux élites. Les Révolutions américaine et française souhaitaient explicitement non pas rendre leurs citoyens heureux, mais les aider à se rendre heureux : le droit à la recherche du bonheur y figurait comme un des 3 droits fondamentaux, à côté du droit à la vie et à la liberté.

Il y a aussi, c’est vrai, une récupération marchande du bonheur, car il fait vendre : ainsi, la publicité tente insidieusement de nous convaincre que nous nous rendrons plus heureux si nous achetons tout un tas de choses : des objets, des meubles, des voitures, des vacances à tel ou tel endroit, etc.

Mais je vois beaucoup de phénomènes sociaux bien plus dangereux qu’une prétendue « tyrannie du bonheur » : par exemple, la manipulation de nos données personnelles par le Big Data. Là, nos prophètes de malheur vont voir ce que peut être une tyrannie, une vraie, si nous ne nous mobilisons pas pour faire face…

Le bonheur, c’est un besoin humain fondamental, comme l’air et l’eau. C’est Paul Claudel qui écrivait : « Le bonheur n’est pas le but mais le moyen de la vie ». Nous ne vivons pas, ou pas seulement pour être heureux, mais parce que nous pouvons l’être régulièrement. C’est le bonheur qui nous donne la force et l’énergie d’affronter les adversités et les souffrances propres à toute vie humaine. C’est lui qui nous offre cette joie de vivre, qui nous habite parfois, sans raison clair...

Parfois, hélas, ça ne marche pas : malgré nos efforts, nous n’arrivons pas à nous réjouir de ce que la vie nous offre, nous restons englués dans la morosité, la tristesse, la mauvaise humeur, qu’il y ait ou non de bonnes raisons à cela. Car le bonheur ne se décide pas, ne se convoque pas : il se facilite. C’est ce qu’on appelle un état émergent, comme le sommeil.

On ne décide pas de s’endormir, on facilite la venue du sommeil, en s’allongeant dans le noir, au calme, sans s’être excité auparavant avec des écrans.

Le bonheur, c’est pareil, on ne le siffle pas comme un chien, mais on vit de manière à lui permettre de naître en nous : en étant présent aux bonnes choses simples du quotidien, en entretenant des relations affectueuses et respectueuses avec les autres humains, en restant en contact avec la nature, etc.

Et puis, en comprenant que le bonheur est une richesse, plus importante que l’argent, la beauté, la célébrité. Et que comme toutes les richesses elle nous impose des règles : discrétion et redistribution. Quand on a beaucoup d’argent, on ne l’affiche pas et on ne le garde pas que pour soi. C’est pareil quand on a beaucoup de bonheur : on reste discret, mais on en redonne le plus possible tout autour de nous.

Giacometti...

Quelques photos glanées çà et là à l'exposition Giacometti au musée Maillol...







Crédits Baudouin N'G, Annie G - Giacometti ( Entre tradition et avant-garde ), Exposition au Musée Maillol

Le silence ...

Le silence se prolongeait. Il devenait de plus en plus épais, comme le brouillard du matin.
(Le Silence de la mer (1942) de Jean Bruller, dit Vercors)


Crédits
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