Nous avons programmé, lors de notre prochaine escapade en Mayenne, de faire un détour par Alençon pour visiter les ateliers de Didier Birée.
Didier Birée a lâché le stylisme de mode étudié au Studio Berçot pour s'attaquer au fer blanc, au chrome et à l'aluminium. Sa matière première c'est les ustensiles de cuisine comme la râpe à fromage, le moule à gâteau ou la pompe à vélo...
Ses sculptures sont un savant mélange d'objets assemblés avec vis et rivets, chinés dans les vides greniers et autres brocantes. Il décline selon ce qui lui tombe sous la main, avions, robots, fusées, lampes, personnages et bestioles diverses.
Toutes ses pièces sont uniques et le choix est grand. Cliquez ici pour voir son site.
Crédit photos Didier Birée - Spiromix
Vous êtes tout le temps en balade, me direz-vous !
Nous vivons notre vie à cent à l'heure mais c'est aussi une façon d'échapper à cette vie monotone et la routine qui finissent par ronger votre moral, enthousiame et envie de vivre. En ce temps pluvieux, nous avons choisi de nous réchauffer au cinéma pour voir "Potiche", le film de François Ozon qui est en salle depuis peu.
Potiche, c'est l'histoire de la femme soumise d'un riche et despote industriel, à la fin des années 70, qui profite de la séquestration de son époux pour s'émanciper.
Mais François Ozon ne réduit évidemment pas la femme à un faire-valoir. Bien au contraire. En filmant l’émancipation et l’ascension sociales de son héroine devenue chef d’entreprise, puis politicienne, le réalisateur de Huit femmes signe une comédie résolument féministe. Sans la mise en scène inspirée de François Ozon, ce personnage de fausse potiche n’aurait pas fonctionné si efficacement.

Ozon surprend alors par le sérieux de sa mise en scène, passant avec souplesse du deuxième au premier degré pour faire surgir la mélancolie et l’émotion. Cette précision et cette fluidité, cela faisait longtemps que le cinéaste ne les avait pas déployées à l’écran. Dans "Potiche", tout s’enchaîne avec grâce, légèreté, simplicité : l’humour, l’ironie, les larmes, la danse. On rit énormément...
Les costumes en tweed, les pulls jacquard, les choucroutes capillaires, les brushings Farrah Fawcett et les moquettes murales verdâtres vous plongent instantanément dans le climat social d’une époque où les femmes étaient souvent considérées comme des pondeuses et de jolis porte-manteaux, à l’image du personnage incarné avec justesse par Judith Godrèche.
C'est justement cela le petit bémol. On s'attendait à voir un peu de modernisme dans le décor. On a vraiment l'impression de regarder un vieux film tourné dans les années 70. Sinon, c'est un excellent film à voir absolument pour inconditionnels de Ozon et de Catherine Deneuve. Les autres acteurs sont également excellents et c'est un très bon moment de cinéma qui nous replonge dans l'année 77.
Alors que le dernier des «poilus» français, Lazare Ponticelli, est mort en mars 2008, les cérémonies de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918 rendent aussi hommage cette année à un autre 11 Novembre. Le 70e anniversaire de la manifestation des lycéens et étudiants parisiens, le 11 novembre 1940 à l'Arc de triomphe pour protester contre l'occupation nazie, est l'un des temps forts des célébrations.
Crédit photo Baudouin N'G - Nibelle 2010
A Nibelle, les élus, portes-drapeaux, anciens combattants, sapeurs-pompiers et la population se sont rassemblés devant la mairie à 11 heures. Puis le cortège s'est dirigé vers le monument aux morts pour le dépôt de gerbe et une minute de silence. La cérémonie s'est déroulée devant le monument aux morts et dans l'église Saint-Sulpice à cause du temps pluvieux.
La lecture du message du ministre des anciens combattants, la lecture des "Morts pour la France" par les anciens combattants, l'allocution du maire, le mot de l'abbé Doublier et l'hymne national faisaient partie du rituel de cette manifestation qui s'est achevée par le verre de l'amitié offert par la municipalité dans l'arrière-salle du Relais Saint-Sauveur.
L'office de tourisme de Nibelle invite la troupe de théâtre de Chambon la Forêt "Les Sauteziots" pour une série de petites pièces rigolottes comme on les aime. Entrée libre.
C'est le samedi 13 novembre 2010 à 20h30, Salle Jacques Poisson à Nibelle.
Renseignements Office de tourisme au 02 38 32 23 66 ou 06 33 70 41 30 ou par mail : officetourisme.nibelle@orange.fr
Une pépinière de nouveaux talents du 25 au 28 novembre 2010 à l’Espace Champerret Paris 17è...
125 artistes plasticiens vous attendent sur leurs stands pour vous présenter leurs travaux les plus récents. Peinture, photo, vidéo, sculpture, installation, dessin : MACparis est une tête chercheuse dans tous les domaines de la création !
Une manifestation tremplin pour des artistes de qualité Les artistes sont choisis par un comité de professionnels parmi plus de 1 400 dossiers de candidatures. Ils disposent d’un stand personnel afin de présenter et vendre leurs œuvres directement aux amateurs et aux professionnels.

Cette année l’ADAGP, société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques, finance la participation de quatre artistes vidéastes et créateurs d’installation avec le Carré mécénat. Une initiative qui accompagne MACparis dans sa volonté de soutenir les arts plastiques.
Convivialité de l’événement, promotion et diffusion des arts plastiques, autant d’éléments qui font de MACparis la manifestation incontournable de cet automne.
Plus d’informations, lire Ici
A peine sorti de la fête d'Halloween et de la Toussaint, on parle partout de Noël. Les vitrines de Noël sont déjà en place dans les grandes villes et les marchés de Noël se font de plus en plus tôt dans l'année. On s'y perd un peu dans tout cela...
Les sondeurs nous font l'analyse de ce que sera cet événement du 25 décembre cette année. En voici le contenu ci-après.
Noël 2010: des cadeaux moins nombreux, moins chers et plus utiles
Le père Noël sera au régime minceur cet hiver: les consommateurs européens, touchés au porte-monnaie dans plusieurs pays par la rigueur, choisiront des cadeaux moins nombreux, moins chers et plus utiles, et traqueront davantage les bonnes affaires sur internet, selon une étude publiée mardi.
Les Européens devraient réduire encore cette année de 2,5% en moyenne, à 590 euros, leurs dépenses pour les cadeaux de Noël, les sorties et les repas des fêtes.
Cette étude sur les intentions d'achat a été réalisée par le cabinet Deloitte dans 19 pays auprès d'un échantillon de 20.655 consommateurs, interrogés lors des deux dernières semaines de septembre, avant l'essentiel des mouvements sociaux en France contre la réforme des retraites.
Les Français affichent le plus leur pessimisme, en l'absence du rebond économique espéré: près des deux tiers (62%) pensent toujours que leur pays est en récession, et pour la première fois ils perdent confiance dans la sécurité de leur emploi.
Crédit photo AFP
Budget sous contraintes
«On pourrait être tenté face à la magie de Noël d'oublier un quotidien qui n'est pas toujours au beau fixe», indique Antoine de Riedmatten, associé responsable du secteur de la distribution chez Deloitte. «Mais non, les Français sont raisonnables avec un budget sous contraintes, qu'on chiffre à 605 euros», en baisse de 4% sur un an.
Les postes cadeaux (-4,9%) et sorties (-6,9%) en pâtiront notamment. Les Français tenteront toutefois de préserver les repas de fêtes (-2,2%).
Les populations touchées par des plans de rigueur se serreront le plus la ceinture, comme les Grecs (-21%), dont les dépenses tomberont à 410 euros et les Irlandais (-10,6%), qui malgré des arbitrages consacreront encore 1020 euros aux fêtes.
Les Luxembourgeois seront les plus dépensiers avec 1200 euros (+2,4%). Les dépenses augmenteront aussi en Suisse (+1,2%) ou encore en Allemagne (+0,4%).
Les Européens souhaitent à 94% dépenser «utile»: ils prévoient à 81% d'acheter des cadeaux pour moins de personnes, à 77% de chercher des cadeaux moins chers, et à 84% de privilégier les promotions.
En France, les cosmétiques et les chocolats arrivent en tête des intentions de cadeaux pour les adultes. (Source AFP)
C’est à l’extrême début des années 90 que l'entreprise dans laquelle je travaillais a commencé, pour la première fois, a rencontré des problèmes liés à la mutation qui s'opérait dans le monde du papier et de l'imprimerie en générale.
Partout en France, les défaillances d’imprimeries se succèdent. L'industrie graphique traverse une crise sans précédent, les imprimeurs sont en perte de vitesse et tentent de s’orienter vers de nouveaux marchés. Les médias aussi sont en crise...
Le Nouvel Obs publie un texte que je trouve intéressant pour comprendre la mécanique qui est en marche pour aboutir, malheureusement peut-être un jour, à la disparition de la presse papier. Je vous livre, ci-après, la version in extenso.
C'est une carte qui a fasciné cette semaine les rédactions du monde entier (non, pas celle qui qui illustre cette note, non, une carte dont le lien se trouve un peu plus bas). Sans doute à cause de son côté simple et brutal, une sécheresse dont on espère d'abord qu'elle cache une forme d'humour : "Calendrier d'extinction des journaux". Le sous titre enfonce le clou : "Quand les journaux deviendront insignifiants dans le monde, sous leur forme actuelle".
Et bien sur, ce n'est pas de l'humour, puisque le cabinet qui l'a fait, Future Exploration Network, est composé de gens sérieux dont le métier est d'explorer l'avenir, et qui comptent parmi leurs clients le numéro un mondial des producteurs de quotidiens, Rupert Murdoch, et son groupe News Corp. Pour en savoir plus, et découvrir quelques uns de leur trésors (comme une étude sur l'iPad), cliquez sur le site de la société ici ou allez directement sur la carte qui prédit la fin des journaux à voir ici.
Crédit photo RMN, René-Jacques (dit), Giton René (1908-2003) - Vendeur de Journaux à Paris 1936, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine
Les journaux en papier n'auraient donc plus que sept ans à vivre aux Usa...ce qui semble généreux quand on voit la rapidité de leur chute depuis deux ans dans ce pays. Ils ont encore 9 ans en Grande-Bretagne...ce qui la, me semble peut être sévère : les Anglais aiment physiquement leurs quotidiens et ils sont plus conservateurs que ne le croient les Américains. Par contre, les Français eux, sont estimés très conservateurs, puisque la date de disparition est fixée chez nous à 2029, en même temps qu'Israël, la Malaisie et la Croatie. Notre tour arrive après la Russie des grandes villes (2026), après les villes brésiliennes (2027), après la Grèce et le Portugal (2028), mais juste avant l'Allemagne (2030) et surtout le Japon, qui détient pour le moment les records de tirages de quotidiens (2031).
L'expert qui a rédigé l'étude, Ross Dawson, ne se trompe sans doute pas énormément. Il y aura bien quelques pays qui iront plus vite, d'autres moins vite, mais dans l'ensemble, la presse en papier aura disparu dans les pays développés d'ici 30 ans. Un facteur peut accélérer le mouvement : le fait que les investisseurs fuient ce secteur. Aujourd'hui, dans les grands pays, seuls des individus en quête de pouvoir ou de reconnaissance sociale, investissent encore dans les journaux. Les vrais financiers de l'économie, les banques ou les sociétés anonymes cotées en bourse, celles qui n'ont aucun Citizen Kane à leur tête, se gardent bien de mettre un centime dans le papier...Elles n'y croient plus.
Voila donc une étude qui ne va pas aider la famille Amaury à trouver des acheteurs prêts à mettre les somme dont elle rêvait pour vendre son Parisien. Si les prédictions de Ross Dawson sont vraies, le Parisien a sans doute plus de valeur aujourd'hui que demain, et il est donc plus sage de le vendre de suite, même pour pas cher, qu'attendre pour toucher encore moins...Source
Crédit photo RMN, Parry Roger (1905-1977) - Défilé de la Libération : Vendeur à la criée du journal "France Soir" à Paris, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine
« Dans le blanc des yeux, masques primitifs du Népal » jusqu'au 9 janvier 2011...
Le musée du quai Branly présente un ensemble exceptionnel de 22 masques primitifs du Népal issus de la donation que le collectionneur Marc Petit a faite au musée.
Écrivain, poète et amateur d'art, Marc Petit s'est attaché à faire connaître l'art des sociétés tribales de l'Himalaya, ignoré des collectionneurs et des musées jusqu'aux années 1990.
Plus d'une douzaine de séjours au Népal lui ont permis de rassembler une collection de masques des XIXe et XXe siècles dont il a fait don au musée du quai Branly en 2003 et qui sont présentés au public à l’occasion de l’exposition Dans le Blanc des Yeux. On ne sait que peu de choses de ces objets, d’origine ni bouddhique ni hindouiste, issus de sociétés tribales situées dans les collines du Népal. Ces masques, utilisés depuis des siècles, sont sans doute associés au chamanisme qui subsiste de nos jours.

Dans les collines du Népal se trouvent des sociétés tribales, à l’origine ni bouddhistes, ni hindouistes : les plus connues sont les Magar, les Gurung, les Tamang, les Rai, les Limbu.
Depuis des siècles, elles utilisaient des masques, pour
certains sans doute associés au chamanisme, qui subsiste de nos jours.
Visages d'ancêtres, figures de personnages mythiques, démons et bouffons, ces masques sont le reflet de l'imprégnation du chamanisme et des croyances ancestrales dans la vie quotidienne et les rituels de ces sociétés tribales.
La romancière et réalisatrice Virginie Despentes, 41 ans, a été sacrée par le prix Renaudot pour « Apocalypse bébé » (Grasset).
Présentation de l'éditeur
Valentine disparue... Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée... Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur ton ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.

Virginie Despentes est vendeuse au rayon librairie d'un Virgin Megastore à Paris lorsque paraît, en 1993, son premier roman au titre et au contenu provocateurs, "Baise-moi", refusé par de nombreux éditeurs et publié chez Florent Massot. Sept ans plus tard, elle en fera une retentissante adaptation cinématographique, en collaboration avec Coralie Trinh Thi. Le film fait scandale.
Romancière et cinéaste, Virginie Despentes est l’auteure, entre autres, de Baise-moi (1993), Les Jolies choses (1998), Teen Spirit (2002), Bye Bye Blondie (2004), et d’un récit, King Kong Théorie, tous publiés chez Grasset. Elle prépare actuellement la réalisation de son prochain film, adapté de Bye Bye Blondie, avec Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart.
Crédit photo © Baltel / Sipa, Virginie Despentes