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mardi 19 juillet 2011

Colette...

«L'homme trop occupé des femmes reçoit d'elles, un jour, sa punition.» Colette .

A visiter : Installé dans le Château de Saint-Sauveur-en-Puisaye, village natal de Sidonie-Gabrielle Colette (1873-1954), le Musée Colette propose une promenade littéraire dans l'univers de l'écrivain. Une collection impressionnante de photos de Colette, à diverses époques de sa vie tumultueuse, montre les différentes facettes du personnage. La visite est complétée par des collections d'objets personnels de l'auteur et par la reconstitution du salon et de la chambre de son appartement du Palais Royal.

Crédit photo Colette 1935, Edward Steichen

Colette était une femme douée. Elle a écrit plus de cinquante romans et beaucoup de nouvelles. Elle enchante ses lecteurs avec des histoires d’amour et de sexualité dans une societé dominée par les hommes. Elle était danseuse, actrice, et mime aussi, et elle avait un talent spécial pour causer les scandales! Elle avait des idées libérales sur la sexualité. Il y a beaucoup à découvrir au sujet de Gabrielle Sidonie Colette!

Ecolière aux tresses infinies, pantomine impudique, femme de lettres, amante sur le tard puis vieille dame à l'accent rocailleux aimant gourmander sa femme de ménage ramenant des asperges trop blanches... Nul n'a pu égaler le verbe de Colette lorsqu'il s'agissait de rendre la sensualité d'une fleur ou le parfum d'un fruit. Enfant rêveuse aux longs cheveux châtains, elle est initiée par sa mère à la beauté de l'aube, la rosée sur un pétale de fleur mais aussi à la littérature, aidée par la bibliothèque d'un père propice aux 'livres interdits'. Certificat d'études obtenu, elle tombe sous le charme du corpulent et dégarni Henri Gauthier-Villars, dit Willy, qu'elle épouse. Celui-ci l'introduit dans les salons littéraires parisiens et s'aperçoit du potentiel littéraire de sa jeune femme qu'il contraint à écrire la série des 'Claudine'. Signée 'Willy & Colette', nul n'est cependant dupe quand à l'identité de l'auteur à l'origine de ce succès.

Divorcée et émancipée, Colette écrit 'Mes apprentissages', rapporte ses années de théâtre et de music-hall dans 'Mitsou' ou 'La Vagabonde'. Puis elle entre journaliste au Matin, dont elle épouse le rédacteur en chef, Henry de Jouvenel, qui lui donnera une fille, Bel Gazou. Sur son papier bleu, à la lumière du fanal, elle trace 'La Naissance du jour', 'Sido, les vrilles de la vigne', hommage à sa mère, s'inspire de son jeune amant pour 'Le Blé en herbe', parle de son enfance dans 'La Maison de Claudine', de ses errances dans 'Chambre d'hôtel', 'Gigi' dont elle choisit personnellement Audrey Hepburn pour l'adaptation cinématographique. Entourée, elle a pour amis Jean Cocteau et Maurice Goudeket, qui devient le compagnon de ses vieux jours. Clouée dans un fauteuil par l'arthrose, Colette s'éteint dans son appartement du Palais-Royal en 1954.(Source : Evene)

mercredi 25 mai 2011

Cal Lane : Sculptures et dentelles métalliques

Le fait de reparler de Cal Lane montre bien mon admiration pour ces femmes artistes et bricoleuses...
C'est le cas pour Cal Lane, une artiste sculpteur que je découvre à nouveau sur l'excellent blog de mon amie Delphine, qui sculpte le métal comme personne, elle le façonne comme de la dentelle ! La finesse et l’apparente légèreté qu’elle donne à ses sculptures est en totale opposition avec le matériau brut utilisé.

Cal Lane, artiste sculpteur basé à New York, détourne les objets du quotidien : tonneaux, pelles, containers, brouettes, portières de voitures, poutrelles métalliques, etc..
Elle a troqué ses ciseaux et brosses de coiffeuse pour se lancer dans la soudure, un métier à priori plutôt masculin, et crée des dentelles métalliques avec des découpages méticuleux du métal réalisés grâce à son poste à souder.






Crédit photos Cal Lane

samedi 14 mai 2011

Marie Armelle Cordier : Commercialisation de la vanille des Comores

Je lis avec attention l'article du Courrier du Loiret sur les activités commerciales d'Armelle Cordier, et décide de relayer cette information sur ce blog.
N'ayant pas de boutique pour l'instant, Armelle Cordier vend sur les brocantes ou à son domicile des épices provenant des Comores.
Domiciliée à Nibelle depuis 2003 et originaire de l'Archipel des Comores situé au nord du canal du Mozambique dans l'océan Indien, elle s'y rend deux fois par an pour approvisionner son stock de vanille.

Crédit photo Patricia Scalla Brière - Brocante de Nibelle 2011

La vanille est une épice constituée par le fruit de certaines orchidées lianescentes tropicales d'origine mésoaméricaine du genre Vanilla, principalement de l'espèce Vanilla planifolia.
La culture et la préparation de la vanille nécessitent, pour obtenir une épice richement aromatique, des soins longs et attentifs. Cela en fait, rapporté au poids, l'un des produits agricoles les plus chers au monde. Il se présente sous la forme de bâtonnets noirs et luisants, communément appelés « gousses de vanille ».

Armelle propose, quant à elle, une vanille semi-sauvage qui pousse dans les sous bois et qu'elle vend à un prix défiant toute concurrence. Elle propose aussi « un curry fabrication maison » aux 9 épices qu'elle obtient par un mélange de cumin, curcuma, poivre, cannelle, clou de girofle, noix de muscade, gingembre, coriandre et cardamome. Ces épices peuvent être achetés séparément.

Ces épices, produits agricoles issus de cultures ou de cueillettes sauvages, sont les parties de plantes aromatiques à la saveur prononcée ou des préparations, notamment des mélanges faits à partir de ces plantes. Elles sont utilisées en petite quantité en cuisine comme conservateur, assaisonnement ou colorant.

Pour contacter Armelle, une adresse à retenir : 37 route de Chemault à Nibelle Tel 02 38 32 03 54.

lundi 20 décembre 2010

Cal Lane : Sculptures et dentelles métalliques

La plupart d’entre vous ont dû s’apercevoir que je suis passionné par l'art et, Dieu sait, que les femmes sont capables de faire autant sinon mieux que les hommes dans ce domaine. Ce n'est donc un secret pour personne quand je clame haut et fort que j'ai un faible et une admiration sans faille pour ces femmes artistes et bricoleuses.

C'est le cas pour Cal Lane, une artiste sculpteur que j'ai découvert sur le blog de mon amie Delphine (Paradis express), qui sculpte le métal comme personne, elle le façonne comme de la dentelle ! La finesse et l’apparente légèreté qu’elle donne à ses sculptures est en totale opposition avec le matériau brut utilisé.

Cal Lane, artiste sculpteur basé à New York, détourne les objets du quotidien : tonneaux, pelles, containers, brouettes, portières de voitures, poutrelles métalliques, etc..
Elle a troqué ses ciseaux et brosses de coiffeuse pour se lancer dans la soudure, un métier à priori plutôt masculin, et crée des dentelles métalliques avec des découpages méticuleux du métal réalisés grâce à son poste à souder.






Crédit photos Cal Lane

mercredi 15 décembre 2010

Jacqueline Leseurre : Le cannage est une vraie passion...

Je suis très sensible à la découverte des passions qui animent certaines personnes et c'est tout naturellement que j'ai plaisir à les faire connaître à travers mon blog. C'est le cas de Jacqueline Leseurre.
Qui dans Nibelle ne la connaît pas ?
Après près de 25 années passées dans son épicerie, Jacqueline retrouve sa passion du cannage. Courageuse, souriante, passionnée lorsqu'elle parle des multiples activités manuelles qu'elle entreprend, Jacqueline s'est lancée il y a 30 ans dans l'apprentissage du cannage. Une passion momentanément mise en veille quand elle a pris, en 1984, la gestion de l'épicerie du village.

Autodidacte, c'est en lisant un livre intitulé "Cannage et rempaillage" qu'elle eut le coup de foudre pour ce métier. Par la lecture, elle a appris à maîtriser la technique et quelques ficelles du cannage.
Cette technique par laquelle on garnit, d'un treillis de rotin ou d'une autre matière, fond et dossier de siège se perd comme nombre de métiers anciens avec la disparition de ceux qui en connaissent les secrets. Fort heureusement, il reste quelques amoureux de la belle ouvrage qui reprennent aujourd'hui le flambeau en en faisant une passion, telle Jacqueline.

Jacqueline prend aussi le temps de s'occuper beaucoup de sa maman, sa maison, sa passion pour la cuisine, entre deux coups de binette dans son jardin potager, trois ou quatre entrelacements de rotin-canne... Voilà une belle manière d'occuper sa retraite prise en 2008 après une vie passée dans le monde du commerce.
Avec le rotin-canne acheté chez un spécialiste de la région, la voilà partie aujourd'hui à canner les chaises pour son plaisir personnel ou uniquement pour rendre service à sa famille et à ses amis proches.



Crédit photos Baudouin N'G

vendredi 5 novembre 2010

Claude Boudard : La vie d'un enfant du pays...

Nous sommes en 1967 et ça se passe quelque part à Nibelle, vers le quartier de la Boule d’or.
Claude Boudard est un jeune homme de 21 ans, issu d’une fratrie de 9 enfants et d’une famille très modeste mais digne et honnête. D’une formation de tourneur, il travaille dans l’entreprise Charvet de Vitry-aux-loges avant de quitter la France.

Avec une idée en tête bien mûrie avant et pendant son service militaire, Claude Boudard prend son sac à dos et décide de partir au Canada. Il a cette volonté et détermination qu’ont certains jeunes de tenter leur chance outre-Atlantique, il débarque à Montréal en 1967 sans savoir où poser son sac à dos et avec pas grand chose en poche.

Claude Boudard avait certainement une bonne étoile sur lui car les choses sont allées très vite comme ses ambitions et sa soif de réussir étaient grandes.
Il trouve très vite un travail dans la réparation des machines spécialisées pour la fabrication de poteaux de signalisation et panneaux signalétiques des agglomérations québécoises.

Un an après avoir posé ses valises, plutôt son sac à dos, il rencontre Louise, une québécoise qui devient son épouse. Cette rencontre va changer la vie de Claude et lui permettre de bien réfléchir pour la création de son entreprise en 1969. Il investit dans des machines-outils et matériels à la pointe de la technologie pour usiner l'outillage destiné à la fabrication des poteaux. Il gère cette petite entreprise de 10 personnes jusqu’à sa retraite en 2004.

Il a alors 59 ans et le sachant toujours avide de découvrir et créer, il ne s’ennuie pas dans son quotidien de retraité.
Marins dans l’âme, Claude et Louise ont traversé 6 fois l'Atlantique sur leur voilier baptisé "Loiret", un clin d’œil à sa région. Vivant au Canada depuis plus de quarante ans, dans une région non loin de Granby à mi-chemin entre Montréal et Sherbrooke, Claude a appris à aimer les grands espaces...



Crédit photos JL/GC - Claude Boudard dans son atelier puis à la chasse

Ses passions sont multiples, il traque le cerf de Virginie, chasse l'outarde ou l'oie blanche à l'arbalète. Les grands espaces boisés, les animaux et le grand lac qui entourent sa maison montrent à quel point il aime la nature.
Il aime toucher, sentir, humer, travailler le bois et met à contribution ses connaissances de tourneur-fraiseur pour fabriquer des objets divers dont des ustensiles de cuisine, des objets utilitaires ou décoratifs et même de petits meubles (vaisselier, table, chaises).

Claude est fier de sa dernière passion, il produit du sirop d’érable. L’hiver dernier, il a installé une cabane à sucre d'où il a extrait 50 litres de sirop d'érable. Ses derniers visiteurs venus de France m’ont assuré que sa production de sirop d’érable mériterait un jour un label...
Avec sa volonté débordante, il espère doubler sa production au printemps prochain. Sachez qu’aujourd'hui, la consommation de sirop d'érable est généralisée au Québec où le sirop est souvent consommé au quotidien.

Claude Boudard a toujours la nostalgie de son Nibelle natal mais le fait de choisir de vivre au Canada est le fruit d’un foudroyant coup de cœur pour ce coin du monde.
Ses amis d’enfance restés à Nibelle confirment qu’il fait partie de cette phalange de personnes qui ont métamorphosé leur vie en prenant les risques de tenter l’aventure dans un autre continent.

« C’est vrai qu'les enfants d'ast'heure c'est pas comme les enfants d'antan ... », comme dirait l’autre.


Crédit photos JL/GC - Claude Boudard, son univers en images

dimanche 28 février 2010

Aung San Suu Kyi...

Dans quelques jours, le 8 mars 2010, nous célébrons la journée de la femme. J'avais choisi de ne pas parler de politique sur ce blog. Pour ce billet, je me donne le droit de dire mon opinion car il s'agit du sort d'une femme en Birmanie où règne un régime qui compte parmi les plus brutaux de la planète.

Aung San Suu Kyi, la "dame de Rangoun", lauréate du prix Nobel de la paix 1991, ne semble pas devoir être libérée avant l'organisation par les généraux des élections législatives promises pour cette année. La cour suprême vient en effet de rejeter le recours déposé par ses avocats et de confirmer sa condamnation à dix-huit mois d'assignation à résidence. La communauté internationale attend toujours un geste de bonne volonté pour sa libération.


Crédit photo Aung San Suu Kyi - Archives

mercredi 17 février 2010

Gilbert Cochard : Un retraité heureux...

Né à Nibelle en 1942, Gilbert Cochard est un retraité heureux qui peint par passion au grand air! Après sa scolarité à l'école primaire de Nibelle puis à Orléans, il choisit Paris pour poursuivre ses études. Une opportunité s'ouvre à lui quand il commence sa carrière professionelle au sein d'une société d'engineering pétrole.

Il parcourt le monde, l'Inde de 1974 à 1975, le Maroc de 1976 à 1978, le Portugal de 1979 à 1980 et le retour en France pour travailler dans le nucléaire à la Hague de 1981 à 1998. Il a aussi exercé quelques missions ponctuelles dans certaines sociétés en dirigeant la construction de plates-formes logistiques ou de gros équipements industriels. Sa carrière prouve qu'il a plusieurs cordes à son arc.

A la retraite, il décide de revenir sur sa terre natale où il s'adonne à sa passion la peinture, et au jardinage. Animé par une autre passion des voyages et de la photographie, Gilbert sillone le monde pour de nouvelles découvertes.

"Au cours de ma carrière professionnelle, je n'ai pas eu beaucoup de temps libre pour peindre. Je ne le faisais qu'occasionnellement. Depuis la retraite, les choses ont changé, je me suis posé, dans tous les sens du terme. Quand votre vie personnelle change, elle se reflète dans votre passion. Pour ma part, je suis beaucoup mieux maintenant que quand j’avais quarante ou cinquante ans. Je passe mon temps à jardiner, à lire, à visiter les expositions et les musées, à réfléchir sur nos prochains voyages, à peindre et à gèrer le quotidien de façon plus posée. Voilà, c’est ça. Je profite de la vie", laissait entendre Gilbert.





Crédit photo Baudouin N'G

lundi 11 janvier 2010

Jean Leseure : Avionneur et ancien propriétaire du Château de la Guette...

Jean Adolphe Leseure était connu à Nibelle pour avoir été propriétaire du château de la Guette et d'y avoir fondé sa famille.
Né le 14 novembre 1892 à Tavers, village du canton de Beaugency. Il a tout juste 10 ans quand son père, centralien, meurt. Sa mère s'installe à Orléans avec ses enfants : Jeanne, Madeleine et Jean.

En octobre 1904, au lycée d'Orléans, Jean Leseure et son condisciple Charles Gourdou se passionnaient pour le nouveau mode de navigation qui avait nom avion.
Après le lycée Pothier d'Orléans, Jean Leseure suit plus tard les traces de son père à l'école Centrale. Gustave Eiffel, condisciple à l'Ecole Centrale du père de Jean, emploie ce dernier pendant ses études, dans son laboratoire et plus précisement dans sa soufflerie.
Pendant la guerre 1914-1918, Jean Leseure, réformé, travaille près de la Bastille dans une ébénisterie o^ù il crée des hélices. Puis en 1917, il s'associe avec Charles Gourdou, devenu son beau-frère en 1910, pour construire leur premier avion de chasse, le GL-A.

Crédit photo Jeanne Bonis, Jean-Adolphe Leseure

En 1919, Jean Leseure est diplômé de l'Ecole centrale comme Ingénieur des Arts et Manufactures.
En 1921, Charles Gourdon et Jean Leseure faisaient bâtir une usine à Saint Maur-des-Fossés, dans la banlieue sur-est de Paris, et, en attendant de construire leurs propres machines, obtinrent de l'Etat de petits marchés portant sur la fabrication d'appareils d'autres firmes, comme le Breguet 14.

En 1925, à la suite d'un concours organisé par la France, et où le GL-32 (un monoplan parasol de chasse de jour) est classé deuxième, l'Etat passe une importante commande de chasseurs.
Après les essais de tir à Cazaux, le Gl-32 fut exposé en 1926 au Xème salon de l'aéronautique sans aucun insigne militaire, mais avec une hélice bipale métallique de conception Leseure.

L'usine s'avère trop petite pour la construction et les avionneurs s'associent avec les Ateliers et Chantiers de la Loire, qui réalisèrent la majorité des avions dans leurs usines de Saint-Nazaire. En plus de la construction des avions dans l'usine, les inventions continuent. En allongeant le fuselage, Jean Leseure réalise le transport d'un blessé couché : Avion de la Croix Rouge.
Jean Leseure est aussi, l'un des premiers à imaginer un train d'atterrissage escamotable actionné par le pilote à l'aide d'une manivelle.

En octobre 1926, la société Loire-Gourdou-Leseure met en chantier son premier Hydravion à flotteurs, le LGL-810, Triplace.
Le 26 juillet 1930, Jean Leseure est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en qualité d'Ingénieur.
En 1934, il fait l'acquisition du domaine de Guette à Nibelle où il s'installe avec sa famille.
A la suite des évènements sociaux de 1936, qui suscitèrent des dissensions entre les deux associés, Charles Gourdon et Jean Leseure se séparèrent.

Gourdou Leseurre GL 813 HY

Pendant la guerre 1939-1940, de nombreux appareils GL prennent part aux combats aériens. Après l'armistice, l'occupant veut réquisitionner Jean Leseure, le gouvernement français l'envoie à Bort-les Orgues afin qu'il continue de travailler pour la France. Mais le matériel attendu, n'arrivera jamais à destination.

Jean Leseure restera près de Montauban jusqu'à la fin de la guerre avec sa femme Carmen Delporte et ses trois filles : Monique, Lucy et Jeanne. Il s'installe ensuite dans sa propriété de Nibelle, il aura encore deux enfants : Philippe dit Cha-Cha et Hubert. Il consacre la suite de sa vie à son atelier et à sa propriété.

Jean-Adolphe Leseure décède le 24 septembre 1964 à son domicile entouré de sa famille. Il laisse le souvenir d'un homme de génie qui avait pour seule limite de son intelligence, le temps. Il était original, secret, et sa grande fierté disait-il, était "d'avoir réalisé 33 prototypes (avions et hydravions) sans aucun accident aux essais".
(Propos recueillis auprès de Jeanne Leseure Bonis Charancle par J.Greibil)


Monoplace de chasse dérivé du Gourdou Leseurre GL-31

Gourdou Leseurre GL-633, 1938 Bombardier en piqué

mercredi 30 septembre 2009

L'univers de Roger Burgé...

A Nibelle, tout le monde ou presque connaît Roger Burgé, l'homme en bleu et béret noire sur son vélo que l'on aperçoit le matin de bonne heure sur les chemins de la forêt. Ce personnage attachant de 83 ans vit sa vie à son rythme, comme il aime et dans son temps...Il se porte très bien pour son âge et reste un homme authentique et typique.

Son passe-temps préféré, pour ne pas dire sa vie, est consacré au travail de bûcheron, au jardinage et au petit élevage de volailles pour sa consommation personnelle. Roger Burgé, est un homme très courageux et vif, qui rend service à beaucoup de gens. Un grand nombre de Nibellois savent qu'ils ont eu (ou auront) affaire à ses services à un moment ou à un autre.






Crédit photos BN

mercredi 23 septembre 2009

Colette : qu'en savez-vous vraiment d'elle ?

«L'homme trop occupé des femmes reçoit d'elles, un jour, sa punition.» Colette .

A visiter : Installé dans le Château de Saint-Sauveur-en-Puisaye, village natal de Sidonie-Gabrielle Colette (1873-1954), le Musée Colette propose une promenade littéraire dans l'univers de l'écrivain. Une collection impressionnante de photos de Colette, à diverses époques de sa vie tumultueuse, montre les différentes facettes du personnage. La visite est complétée par des collections d'objets personnels de l'auteur et par la reconstitution du salon et de la chambre de son appartement du Palais Royal.

Crédit photo Colette 1935, Edward Steichen

Colette était une femme douée. Elle a écrit plus de cinquante romans et beaucoup de nouvelles. Elle enchante ses lecteurs avec des histoires d’amour et de sexualité dans une societé dominée par les hommes. Elle était danseuse, actrice, et mime aussi, et elle avait un talent spécial pour causer les scandales! Elle avait des idées libérales sur la sexualité. Il y a beaucoup à découvrir au sujet de Gabrielle Sidonie Colette!

Ecolière aux tresses infinies, pantomine impudique, femme de lettres, amante sur le tard puis vieille dame à l'accent rocailleux aimant gourmander sa femme de ménage ramenant des asperges trop blanches... Nul n'a pu égaler le verbe de Colette lorsqu'il s'agissait de rendre la sensualité d'une fleur ou le parfum d'un fruit. Enfant rêveuse aux longs cheveux châtains, elle est initiée par sa mère à la beauté de l'aube, la rosée sur un pétale de fleur mais aussi à la littérature, aidée par la bibliothèque d'un père propice aux 'livres interdits'. Certificat d'études obtenu, elle tombe sous le charme du corpulent et dégarni Henri Gauthier-Villars, dit Willy, qu'elle épouse. Celui-ci l'introduit dans les salons littéraires parisiens et s'aperçoit du potentiel littéraire de sa jeune femme qu'il contraint à écrire la série des 'Claudine'. Signée 'Willy & Colette', nul n'est cependant dupe quand à l'identité de l'auteur à l'origine de ce succès.

Divorcée et émancipée, Colette écrit 'Mes apprentissages', rapporte ses années de théâtre et de music-hall dans 'Mitsou' ou 'La Vagabonde'. Puis elle entre journaliste au Matin, dont elle épouse le rédacteur en chef, Henry de Jouvenel, qui lui donnera une fille, Bel Gazou. Sur son papier bleu, à la lumière du fanal, elle trace 'La Naissance du jour', 'Sido, les vrilles de la vigne', hommage à sa mère, s'inspire de son jeune amant pour 'Le Blé en herbe', parle de son enfance dans 'La Maison de Claudine', de ses errances dans 'Chambre d'hôtel', 'Gigi' dont elle choisit personnellement Audrey Hepburn pour l'adaptation cinématographique. Entourée, elle a pour amis Jean Cocteau et Maurice Goudeket, qui devient le compagnon de ses vieux jours. Clouée dans un fauteuil par l'arthrose, Colette s'éteint dans son appartement du Palais-Royal en 1954.(Source : Evene)
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