samedi 23 janvier 2016

Georg Friedrich Haendel - For unto us a child is born (Messie)

For unto us a child is born (Messie), enregistré lors du 5e concert de Chœurs Éternels sous la direction de Andrei Feher. Concert organisé par Laurent Coignard le 28 juin 2015 en l'église Notre Dame de Boiscommun (Loiret).

Vous avez dit « sénior » ?

C'est l'autre jour en allant prendre le train pour me rendre à Paris; je vais m’acheter un billet au guichet.
Le guichetier qui me sert, un grand monsieur jovial et souriant, est en pleine forme. Il fait des blagues à tous les passagers. Quand mon tour arrive, il enregistre ma commande, puis me regarde d’un air très professionnel et sérieux, en me demandant : « Votre billet, vous le voulez au tarif normal ou sénior? ». Je souris en lui confirmant que c’est « sénior » ...
Voilà des tout petits bouts d’humour de rien du tout qui m'intriguent. En prenant mon billet, je réalise d'un seul coup qu'à mon âge, à peine plus de 60 ans, j'avais droit à un tarif sénior.
Quelques cheveux blancs et une petite barbe blanche suffisent-ils pour être pris pour un sénior ?

Je ne me sens pas particulièrement angoissé de vieillir, bien au contraire, mais si j’avais à choisir, je préfèrerais bien sûr avoir à nouveau 30 ou 40 ans.

lundi 18 janvier 2016

Lucien Clergue - Les premiers albums : Exposition au Grand Palais

Lucien Clergue - Les premiers albums : Exposition au Grand Palais jusqu'au 15 février 2016...
Lucien Clergue (1934-2014) n’a pas encore vingt ans lorsque Pablo Picasso décide de le parrainer après qu’il lui ait présenté ses premières photos à la sortie d’une corrida, à Arles (1953). Il accepte de dessiner pour lui la couverture de plusieurs ouvrages à venir et lui présente Jean Cocteau qui l’aide généreusement à structurer le discours de son œuvre.

C’est grâce à la découverte d’albums de travail à la mort du photographe, restés jusque-là inconnus, que l’on peut saisir la fulgurance et la poésie mortifère qui habitaient alors Lucien Clergue et qui a séduit ces deux grands artistes. Sept albums, notamment de collections textiles pour couturière, récupérés, dont les échantillons de tissus ont été remplacés par des contacts présentent les thèmes les plus radicaux des premiers travaux de Lucien Clergue : charognes, ruines, enfants déguisés en saltimbanques, gitans, et très vite, la tauromachie et les premiers nus. Tout est dit de l’âme de ce jeune adulte, encore enfant pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale, qui soigne sa mère, petite commerçante arlésienne, avant qu’elle ne disparaisse alors qu’il est encore jeune.

Crédits © Atelier Lucien Clergue - Née de la vague, Camargue, 1966 Tirage moderne argentique

Célèbre pour ses photographies de nus féminins qui rencontrent la révolution sexuelle des années 60/70, le cœur de l’œuvre de Clergue est d’une autre poésie. Cette exposition le raconte à travers un parcours original qui propose une lecture de l’œuvre, réduite, réorganisée et dans une nouvelle hiérarchie. Par exemple : ses magnifiques photographies des gitans d’Arles et des Saintes Maries, prennent une ampleur que l’artiste ne leur avait pas donné de son vivant ne voulant pas être pris pour un reporter à une époque où la photographie était très clivée. Il était d’ailleurs celui qui avait découvert Manitas de Plata qu’il accompagne dans le monde entier.

Cette mise en place rapide d’une œuvre trouve son aboutissement dans une thèse qu’il soutient uniquement à l’aide de photographies devant Roland Barthes qui lui reconnait la maitrise d’un langage émergent. C’est l’apogée de la recherche de Lucien Clergue. Il consacre ensuite une grande partie de son énergie à promouvoir le travail des autres à travers la création des Rencontres Internationales de la Photographie qui deviennent vite le rendez-vous mondial de cet art en plein essor, en parallèle de la gestion de sa propre carrière.

Crédits © Atelier Lucien Clergue - Draga en robe à pois, Les Saintes-Maries-de-la-Mer, 1957

Très tôt exposé au Musée d’Art Moderne de New York (1961), la consécration de Lucien Clergue est d’être le premier photographe à entrer à l’Académie des beaux-arts (2006). Son succès vient aussi de sa qualité de conteur. Sa voix, enregistrée à l’occasion d’une exposition fêtant ses 80 ans aux Rencontres d’Arles, accompagne les visiteurs ainsi que quelques enregistrements pour la télévision qui montrent, très tôt, sa conviction de ce que la photographie va advenir. Lire aussi ici

Je ne cesse de lui dire...

« Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !» (Pablo Neruda)


Crédits ici

lundi 11 janvier 2016

Escapade à Bourges...

Le week-end dernier, visite de Bourges, une charmante cité médiévale classée au registre des villes d’Art et d’Histoire. Son centre historique est riche en bâtiments médiévaux, renaissants et modernes. Ce qui fait également la particularité de la ville, ce sont ses maisons à colombages et ses marais. Place de Gordaine et rue de Bourbonnoux, les maisons à colombages donnent un air rustique à cette cité médiévale commerçante à la fois paisible et animée.

La cathédrale Saint-Étienne de Bourges, bâtie entre le XIIe et le XIIIe siècle, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ça vaut vraiment le détour.
Ancienne ville fortifiée, Bourges témoigne encore aujourd'hui de ces marques avec la présence notamment au niveau de la mairie de remparts gallo-romains ainsi que le marquage au sol d'une ancienne tour.
J'y reviendrai en avril pour le Printemps de Bourges...








Crédits Baudouin N'G - Visite de la ville de Bourges, janvier 2015

vendredi 8 janvier 2016

Envie...

Pour mon quatre heures, j'avais envie d'un gâteau au chocolat comme celui-ci mais... nos envies ne sont pas toujours satisfaites comme on voudrait. Alors, ça sera pour la prochaine fois, je l'espère. Vous ne le savez sûrement pas, je suis gourmand de...

Crédits ici

vendredi 1 janvier 2016

Aretha Franklin - (You make me feel like) A natural woman

Bonne année 2016...

Premier billet de l'année nouvelle. Comme tous les ans, je saisis l'occasion pour souhaiter à tous une bonne année 2016. Excellente année à vous, fructueuse, joyeuse, ensoleillée, revigorante, riche en complicité, pleine d'échanges, de nouvelles découvertes, de désirs insoupçonnés et de bonne humeur. Je vous souhaite beaucoup de bonheur, la santé et l'amour...

Crédits ici

lundi 28 décembre 2015

A propos de Chœurs Éternels ...

J'ai transmis il y a peu de temps le dernier texte pour alimenter le site de Chœurs Éternels que vous pouvez, dès à présent, consulter sur Internet en cliquant ici www.choeurseternels.com

Le 6e concert de Chœurs Éternels aura lieu le dimanche 26 juin 2016 à Pithiviers en l’Église St-Salomon St-Grégoire

A propos de Chœurs Éternels :
C’est à l'âge de 11 ans que Laurent Coignard découvre la 21ème symphonie de Mozart pour piano et orchestre. Plus tard, lorsqu'il a 16 ans, en découvrant au Théâtre des Arts de Rouen, une représentation de la gaité parisienne de Jacques Offenbach, il prend l'habitude de passer beaucoup de temps à l'opéra dans les répétitions d'opéra célèbre. Une passion pour la musique classique est donc née.

Cette passion se partage. Et cet homme au grand cœur décide quelques années plus tard d’organiser des concerts en Normandie où ses parents sont installés. C’est ainsi qu’est né Chœurs éternels. À l’église Notre-Dame de Bon-Port de Quillebeuf en Normandie, il organise quatre concerts avec plus ou moins de succès.

Installé par la suite dans le Loiret, c’est par pur hasard, en visitant l’église Notre-Dame de Boiscommun que Laurent Coignard a eu l’idée d’y organiser des concerts. Il fait alors appel à des grands chefs, Patrick Marie Aubert ancien chef de chœur de l’opéra de Paris puis récemment Andrei Feher, chef d’orchestre, pour diriger les Chœurs éternels. Il fait aussi appel à des cantatrices de renommée internationale, la soprano Aline Kutan et la mezzo-soprano Delphine Haidan, et à des interprètes – instrumentistes et choristes appartenant pour la plupart, aux Orchestres de l’Opéra Bastille et de l’Opéra Garnier ainsi qu’au Chœur national de Radio-France – qui sont un gage de professionnalisme au plus haut degré de qualité.

La volonté de Chœurs éternels a toujours été de faire tomber les préjugés sur la musique classique par le choix d’un répertoire qui rappelle au public des airs de musique classique que la plupart des gens ont entendu dans des films, des flashs publicitaires ou même des génériques d’émissions et qu’ils apprécient sans le savoir.

Les concerts de Boiscommun ont eu un succès immédiat et deviennent un rendez-vous incontournable.
Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture et habitué de ces concerts, écrivait récemment « Je pense d’ailleurs qu’il va falloir bientôt demander aux architectes du XIIIe siècle de prévoir une extension nouvelle de l’église de Boiscommun pour accueillir le prochain concert »

Ces concerts attirent chaque année des personnalités de tous horizons, des ambassadeurs, des ministres, des sénateurs, des députés, des personnalités et notables de la région ainsi que des personnalités du monde des arts et de la culture. En changeant le lieu du concert en 2016 à l’Église de Pithiviers, on espère déjà un concert encore plus exceptionnel que d’habitude...


Crédits Pierre Esteffe - 5e Concert Chœurs éternels à Boiscommun

Forêt photographiée...

Cet après-midi, à quelques heures d'intervalle, regard sur des photos prises quelque part en Sologne et d'autres prises dans la forêt domaniale d'Orléans. Ces mêmes photos ont fait l'objet d'une longue conversation qui nous convainc que la forêt est sans nul doute un lieu d'une beauté et d'une harmonie incomparable. J'ai développé au fil des ans une véritable passion pour ce lieu, qui m'inspire à l'infini.

La forêt est l’un des lieux qui est le plus photographié, les archives de l'office national de la forêt abritent un patrimoine jusqu’alors insoupçonné de collections photographiques de grande importance historique, il n’y a pas de vérité définitive dans la manière de regarder une forêt car il appartient bien à chaque personne, à chaque génération, à chaque promeneur, à chaque photographe, bien sûr, d’y projeter sa curiosité, son émotion, sa sensibilité, sa culture...


En Sologne...





En forêt d'Orléans...




Crédits Annie G. / Baudouin NG - Forêt solognote et forêt d'Orléans, décembre 2015
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