lundi 19 novembre 2018

Christina Perri - A Thousand Years (The Piano Guys)

Envie...

Le froid arrive. J'avais envie de ça, juste un tout petit peu pour me réchauffer, avec modération bien évidemment...

Crédits

100 ans de céramique danoise : Exposition à la Maison du Danemark

100 ans de céramique danoise : Exposition à la Maison du Danemark du 29 novembre 2018 jusqu'au 3 mars 2019...
La Maison du Danemark ouvre ses portes à une exposition rassemblant environ 500 pièces des plus importants artistes danois. L’occasion unique de présenter l’évolution de la céramique d’art danoise et faire découvrir au public français la vitalité et la diversité de la création danoise dans ce domaine, qui a toujours établi un lien subtil entre formes naturelles, fonction et excellence technique.

La céramique d’art est apparue au Danemark dans les années 1880 avec notamment Thorvald Bindesbøll et Niels Hansen Jacobsen, qui entendaient travailler la matière céramique de façon sculpturale. Le plus souvent, ils façonnaient l’argile en bustes, en sculptures, en reliefs ainsi qu’en vases et en plats ornés de décorations abstraites. Un mode d’expression abstrait se développa, se caractérisant par le fait que les glaçures devinrent un centre d’intérêt à part entière. Au lieu de planifier et de maîtriser les glaçures, on les laissa couler librement. Si ces coulures de glaçures étaient initialement inspirées de la céramique japonaise, on y discerne également l’influence de l’art nouveau français.


La plupart des artistes céramistes ont travaillé pendant certaines périodes pour la Manufacture Royale danoise de Porcelaine et pour Bing & Grøndahl. Ils exerçaient une grande influence sur une partie des productions de ces entreprises, en particulier pour ce qui est de la forme donnée aux objets sculpturaux et aux pièces de grès. On observe là les débuts de ce qui s’appellera le « scandinavian modern ». Il s’agit de grès aux formes dépouillées inspirées d’objets utilitaires en céramique. Les ornements inutiles disparaissent, laissant la place à des lignes épurées et des glaçures plus sobres — souvent une seule par vase. À mesure du développement de la céramique d’art et de la perception de l’artisanat d’art comme constituant un domaine distinct, un certain nombre d’ateliers furent créés à partir de 1920 environ, dans lesquels les céramistes s’attachaient à travailler sur la base des solides traditions artisanales nordiques. Saxbo et la céramique d’atelier à vocation utilitaire des années 1930 à 1960 confortèrent la place de l’artisanat d’art danois à l’échelle internationale. Les travaux les plus aboutis en termes de qualité ont par la suite reçu l’appellation « céramique d’atelier ».

Pendant les années de l’entre-deux-guerres et d’après-guerre, la céramique d’art se développa dans différentes directions. Des artistes modernistes tels qu’ Erik Nyholm et Asger Jorn s’orientèrent dans une direction plus expérimentale. Chacun de ces artistes travaillait la matière de façon non conventionnelle et se faisait le plus souvent assister par des potiers sur le plan technique. Un autre groupe de céramistes réalisant des pièces d’argile de grand feu s’inspirait fortement de la tradition potière danoise. À cet égard, Gutte Eriksen a joué un rôle déterminant, et l’on parle au demeurant de l’école de Gutte, qui s’est principalement implantée dans le Jutland. Sur l’île du Seeland et autour de la capitale, Copenhague, les artistes étaient attachés à un mode d’expression plus classique et créaient souvent des objets plus légers, aux parois plus minces et aux ornements simples. Parmi les représentants de cette tradition dont les œuvres sont exposées, on peut citer Bodil Manz, Alev Siesbye et Beate Andersen.

Crédits Erik Balle Povlsen - Lisbeth Munch Petersen, Céramique, produite entre 1950-1990, Collection privée.

Enfin, il convient de mentionner que la petite île de Bornholm, en mer Baltique, a été un véritable vivier de céramistes. Plusieurs grandes manufactures ont été établies sur l’île, en particulier la fabrique Hjort, qui a été aux origines de la production d’un grand nombre de céramistes. Ils ont souvent démarré là avant de créer leur propre atelier. À cet égard, citons les deux sœurs Gertrud Vasegaard et Lisbeth Munch-Petersen (toutes deux nées Hjorth), qui se sont beaucoup intéressées aux formes et aux couleurs de la nature. Au XXème siècle, la céramique d’atelier est devenue une discipline évoluant entre la céramique d’art et un artisanat d’art issu de la poterie. La conceptualisation du lien entre art et céramique a connu un grand essor à la fin des années 1990. Les groupements danois ont été de plus en plus influencés par leurs contacts avec l’international et on constate depuis vingt à trente ans que la matérialité proprement dite est devenue un élément pivot, par exemple dans les expérimentations sur les glaçures de Christina Schou Christensen, Bente Skjøttgaard et Morten Løbner Espersen, ou dans les sculptures complexes de Karen Bennicke et Steen Ipsen.

vendredi 16 novembre 2018

Alain Bashung - Sur Un Trapèze

Alphonse Mucha : Exposition au Musée du Luxembourg

Alphonse Mucha : Exposition au Musée du Luxembourg jusqu'au 27 janvier 2019...
Artiste tchèque de renommée internationale, Alphonse Mucha reste indissociable de l’image du Paris 1900. Sa célébrité lui vient surtout de ses élégantes affiches d’un style très affirmé, emblématique de l’Art nouveau. Mais son activité d’affichiste occulte trop souvent les autres aspects de sa production comportant aussi des peintures, des sculptures, des dessins, des décors, des objets d’art…


Au travers de toutes ces œuvres, c’est la figure d’un homme qui se dessine, mystique et visionnaire, animé d’une véritable pensée politique, à l’heure du renouveau national tchèque et de l’éclatement de l’Empire austro-hongrois. Tout le travail préparatoire pour L’Épopée slave qui l’occupe entre 1911 et 1928 témoigne de son attachement à son pays natal et de son rêve d’unité entre les peuples slaves. Au-delà du maître de l’Art nouveau, c’est donc l’œuvre foisonnante et la personnalité singulière de cet artiste que l’exposition entend révéler aux visiteurs.

jeudi 15 novembre 2018

Giacometti - Entre tradition et avant-garde : Exposition au Musée Maillol

Giacometti - Entre tradition et avant-garde : Exposition au Musée Maillol jusqu'au 20 janvier 2019...
L’artiste suisse Alberto Giacometti est à l'honneur au Musée Maillol. Cette exposition réalisée en collaboration avec la Fondation Giacometti, Paris propose une relecture de son oeuvre en dialogue avec les grands sculpteurs classiques et les modernes de son époque.

L’exposition présente plus de 50 sculptures de l’artiste, toutes issues de la collection de la Fondation Giacometti, mises en regard avec près de 25 oeuvres d’autres artistes majeurs tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau, mais aussi Brancusi, Laurens, Lipchitz, Zadkine, Csaky ou encore Richier.

Giacometti : d’un style à l’autre
À travers un parcours chronologique et thématique, l’exposition met en lumière les relations entretenues avec ces artistes à chacune des étapes de l’évolution du style de Giacometti. Le parcours propose ainsi un éclairage nouveau sur la période méconnue d’avant-guerre : d’abord les oeuvres de jeunesse de Giacometti encore empreintes de modernité classique (Despiau, Maillol), puis une seconde section plus importante consacrée à la rencontre des avant-gardes parisiennes après 1925 (Zadkine, Lipchitz, Csaky).

La tentation de l’abstraction, en marge du surréalisme, est éclairée par de riches comparaisons (Brancusi, Laurens). Le retour définitif à la figuration d’après modèle de l’artiste après 1935, permet d’évoquer la formation de son style de la maturité. De manière thématique, l’exposition propose de nombreuses comparaisons avec Rodin, Bourdelle et Maillol : motif de la tête, question du socle, inspiration de la Haute Antiquité.

Un dialogue entre les sculptures
Les grands thèmes de l’après-guerre (groupes de figures, femme debout et homme qui marche), sont évoqués depuis leur source dans le surréalisme avec la Femme qui marche (1932) jusqu’aux oeuvres iconiques des années 1950-60 comme La Clairière (1950), Femme de Venise III (1956), ou encore l’Homme qui marche II (1960). Les orientations formelles de Giacometti sont analysées de façon novatrice par la comparaison avec plusieurs artistes de référence, en particulier Rodin, et avec certains de ses contemporains comme Richier.

Le parcours est enrichi d’une sélection d’arts graphiques et de documents d’archives. Faisant écho à l’atelier d’Aristide Maillol reconstitué au sein du musée, le mythique atelier parisien de Giacometti est également évoqué par un ensemble de lithographies de l’artiste et des photographies prises par certains des plus grands photographes du XXe siècle tels que Brassaï, Denise Colomb, Sabine Weiss ou Herbert Matter.

vendredi 5 octobre 2018

Joan Miró - Rétrospective : Exposition au Grand Palais

Joan Miró : Rétrospective au Grand Palais du 3 octobre 2018 au 4 février 2019...
Réunissant près de 150 œuvres dont certaines inédites en France et couvrant 70 ans de création, cette rétrospective retrace l’évolution technique et stylistique de l’artiste. Miró crée à partir de ses rêves et nous ouvre les portes de son univers poétique.

Il transforme ainsi le monde avec une apparente simplicité de moyens, qu’il s’agisse d’un signe, d’une trace de doigt ou de celle de l’eau sur le papier, d’un trait apparemment fragile sur la toile, d’un trait sur la terre qu’il marie avec le feu, d’un objet insignifiant assemblé à un autre objet.
Miró fait surgir de ces rapprochements étonnants et de ces mariages insolites un univers constellés de métamorphoses poétiques qui vient réenchanter notre monde.

"Pour moi, un tableau doit être comme des étincelles. Il faut qu’il éblouisse comme la beauté d’une femme ou d’un poème".


Crédits © Calder Foundation / Art Resource NY — Joan Miro, Femmes et oiseau dans la nuit, 5 mai 1947 (Détail)

mercredi 3 octobre 2018

Caravage à Rome. Amis & ennemis : Exposition au musée Jacquemart-André

Caravage à Rome. Amis & ennemis : Exposition au musée Jacquemart-André jusqu'au 28 janvier 2019...
Venez découvrir une exposition consacrée à Caravage (1571 – 1610), figure emblématique de la peinture italienne du XVIIe siècle. Pour cet événement unique, 10 chefs-d'oeuvre de Caravage, dont 7 jamais présentés en France, seront réunis pour la première fois dans une exposition et dialogueront avec des oeuvres d'illustres contemporains comme le Cavalier d'Arpin, Orazio Gentileschi ou Giovanni Baglione.

Provenant des plus grands musées italiens, comme le Palazzo Barberini, la Galleria Borghese et les Musei Capitolini à Rome, la Pinacoteca di Brera de Milan, les Musei di Strada Nuova à Gênes ou le Museo Civico Ala Ponzone de Crémone, ces toiles extraordinaires permettront de retracer la carrière romaine de Caravage (1592 – 1606) jusqu’à l’exil. Elles dialogueront avec les œuvres d’illustres contemporains, comme le Cavalier d’Arpin, Annibal Carrache, Orazio Gentileschi, Giovanni Baglione ou Ribera, afin de dévoiler toute l’étendue du génie novateur de Caravage et de rendre compte de l’effervescence artistique qui régnait alors dans la Cité éternelle.

Crédits Affiche de l'exposition " Caravage à Rome. Amis & ennemis "au musée Jacquemart-André

Né en 1571, artiste hors-du-commun au cœur de la scène artistique romaine, Michelangelo Merisi, dit Caravage, va révolutionner la peinture italienne du XVIIe siècle par le réalisme de ses toiles et par son usage novateur du clair-obscur, et devenir le plus grand peintre naturaliste de son temps.
L’exposition sera consacrée à la carrière romaine de Caravage et au milieu artistique dans lequel il a évolué : comme les études les plus récentes l’ont montré, le peintre entretenait des relations étroites avec le cercle intellectuel romain de l’époque. L’exposition s’intéressera ainsi aux rapports de Caravage avec les collectionneurs et les artistes, mais aussi avec les poètes et les érudits de son temps, liens qui n’ont jamais fait l’objet d’une exposition.

Il s’agira tout d’abord d’évoquer la vie à Rome au début du XVIIe siècle, en montrant l’activité des ateliers des grands peintres, dans lesquels Caravage fait ses premières armes. C’est aussi à cette période qu’il fait des rencontres qui vont être déterminantes pour sa carrière, celles du marquis Giustiniani (1564 - 1637) et du cardinal Francesco Maria del Monte (1549 - 1627): ils deviennent deux des plus grands mécènes de Caravage et lui adressent de nombreuses et prestigieuses commandes. Évoquer ces collectionneurs et leurs palais, fréquentés par les amateurs et les artistes, permettra aussi de montrer l’influence de Caravage et de ses thèmes sur les peintres européens.

Après les amis et les soutiens de Caravage, l’exposition s’attachera à présenter ses ennemis et rivaux présents sur la scène artistique romaine de ce temps. Caravage, qui ne voulait pas être imité et qui le fut pourtant malgré lui, s’est parfois opposé à ses contemporains, à l’occasion de discussions, de rixes, et même de procès.
L’exposition s’achèvera sur l’épisode de la rixe de 1606, au cours de laquelle Caravage tue Ranuccio Tomassoni, et sur les derniers jours de l’artiste à Rome. Condamné à mort à la suite de cette rixe fatale, Caravage est contraint à l’exil et meurt en 1610, sans avoir pu regagner Rome.

dimanche 30 septembre 2018

Oh la vache ! : Exposition sur les grilles du Verger des Fontaines à Chambon-la-Forêt

Les vaches qu'on peut découvrir dans le village de Chambon-la-Forêt dans le Loiret depuis le 15 septembre dernier lors des journées du patrimoine attirent les regards des passants devant les grilles du Verger des Fontaines, résidence de l'organisateur de cette belle exposition nommée " Oh la vache ".

On peut s'interroger sur ce choix. C'est sans doute en se rappelant d'avoir fait quelques clichés amusants de vaches pendant son enfance que tout naturellement Laurent Coignand a eu l'idée de proposer à Pascal Souchard ( un passionné de photographie ) de réaliser ce projet.

Depuis le 15 septembre jusqu'au 15 octobre 2018, les curieux découvriront une série de 21 clichés qui présentent toutes les facettes de bovins photographiés par Pascal Souchard.







Crédits © Patricia Brière Scalla / Baudouin N'G - Oh la vache ! - Exposition sur les grilles du Verger des Fontaines à Chambon-la-Forêt, Septembre 2018

jeudi 30 août 2018

Les Impressionnistes à Londres : Exposition au Petit Palais

Les Impressionnistes à Londres : Artistes français en exil 1870-1904, exposition au Petit Palais jusqu'au 14 octobre 2018...
La guerre franco-allemande de 1870, la chute du Second Empire, puis la Commune de Paris poussèrent de nombreux artistes installés en France à se réfugier au Royaume-Uni. Dans les mois ou les années qui suivirent la fin des événements, des réfugiés économiques vinrent rejoindre leurs rangs. L’Empire britannique est alors au sommet de sa puissance. Londres représente un refuge sûr pour les artistes quittant Paris, mais le choix de leur destination est aussi guidé par l’idée que le marché de l’art y est plus porteur. Leurs œuvres exposées et, dans bien des cas, acquises par des collectionneurs anglais apportèrent à l’art et aux institutions britanniques un souffle de modernité.

Crédits © Joe Humphrys, Tate 2017 - James Abbott McNeill Whistler, Noctune en bleu et argent : les lumières de Cremorne.

Réciproquement, l’expérience de l’exil outre-Manche exerça une influence nouvelle sur l’art français. Le parcours animé par des témoignages sonores, permet au visiteur de faire le voyage de Paris à Londres en revivant l’expérience de ces artistes en exil. Certains sont déjà célèbres (Carpeaux, Tissot, Daubigny), d’autres vont s’y révéler en enseignant leur art (Legros, Dalou), tandis que les futurs impressionnistes (Pissarro, Monet, Sisley) peinent à convaincre le public anglais malgré le soutien du marchand Durand-Ruel qui diffuse l’art français à Londres.

Ces personnalités contrastées de la scène artistique française sont présentés parmi le cercle d’amis et de collectionneurs qui les ont soutenus durant leur séjour anglais. Co-organisée avec la Tate Britain de Londres, l’exposition réunit plus d’une centaine de chefs-d’œuvre nés au bord de la Tamise, dans l’atmosphère brumeuse et industrielle du Londres Victorien. L’histoire s’achève en 1904 avec Derain qui vient peindre un Londres aux couleurs du fauvisme.
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