En fin d'après-midi, je m'arrête au bistrot du coin pour me rafraîchir avec un verre de soda. J’expose à une amie combien je suis préoccupé par la fatigue qui me paralyse les membres tous les jours en fin de journée. Elle m'explique qu'elle ressent les mêmes symptômes.
On est faible, on marche la tête inclinée vers le bas, on respire mal. On a l'impression d'être malheureux. Alors qu'il faudrait sourire, regarder en l'air, vers le ciel, respirer bien fort.
A cette période de l’année, nous sommes presque tous envahis par une perte d’énergie qui annonce un besoin urgent de repos bien mérité. Nous aspirons tous à quelques jours de vacances pour nous remettre d'aplomb. Pour cela nous avons décidé de rejoindre la mer en Bretagne puis la campagne en Mayenne dans quelques jours. En attendant, nous nous ressourçons comme nous pouvons...
Crédit photo Baudouin N'G - Archives escapade en Bretagne
L'artiste ne doit pas copier la nature mais prendre les éléments de la nature et créer un nouvel élément. [Paul Gauguin - Extrait de Oviri, écrits d'un sauvage]
Cette semaine n’est pas particulièrement sans occupation car nous avons programmé d'installer les deux vitrines, subventionnées par le conseil général, que l'office de tourisme vient d'acquérir pour la mise en valeur des collections du musée Saint-Sauveur. Mais tout cela ne m’éloigne pas du plaisir de voir beaucoup de projets de l'association se poursuivre et pour certains se concrétiser.
Dès 2007, j'avais souhaité donner un autre aspect au musée Saint-Sauveur, resté dans son jus depuis très longtemps, ce qui a été fait avec la nouvelle disposition des thématiques pour mieux guider les visiteurs, l'agencement des collections pour assurer leur bonne visibilité ainsi que l'ouverture des fenêtres occultées autrefois, pour apporter une luminosité dans le musée.
En 2008, l'emplacement de l'accueil du musée a changé de place et de look en épousant une teinte claire. En 2009, nous avons procédé à l'aménagement du préau en face du musée. Cette annexe du musée Saint Sauveur, dallée sur toute sa surface, regroupe une collection de poteries de diverses origines, des maquettes du château du Hallier et des outils et petites machines agricoles. Cette salle peut accueillir des expositions temporaires, le cas échéant.
Aussi pour constituer un ensemble harmonieux du fleurissement, l'office de tourisme de Nibelle a suggéré l'idée d'équiper l'annexe du musée d'un ensemble de 4 vasques suspendues et d'installer des bacs à fleurs sur les autres fenêtres du bâtiment qui abrite le musée, qui n'en avaient pas jusqu'alors. Le résultat est remarqué par les visiteurs.
Je suis très attaché, on le sait, à pouvoir donner plus de consistance encore à mon action en faveur de l'office de tourisme à travers des actions dans la promotion du patrimoine de Nibelle et de la région, des musées de Nibelle et des manifestations culturelles. J’en reviens à ma joie de pouvoir continuer dans l'action de cette association que je préside, pour marquer à tous ceux qui m’ont encouragé à persévérer dans mon action au cours des années écoulées, mon admiration, ma reconnaissance et ma gratitude.
Cette gratitude se tourne également vers tous ceux qui ont bien voulu nous manifester leur confiance et leur soutien. Depuis le début de l’année, je constate une belle reprise du mécénat après la relative dépression de 2009 que, bien évidemment, la conjoncture explique. Ce mécénat public ou privé, vital pour notre fonctionnement, marque la volonté de l’office de tourisme non seulement de préserver ce patrimoine nibellois, mais également d’améliorer les conditions d’accueil du public, un peu plus nombreux, venu de tous horizons.
Christian Goret et Jean-Claude Troussier, guides qui assurent les visites des musées Crédit photos Baudouin N'G
Nous n'avons pas échappé au soleil accablant en choisissant de visiter Family Park à Saint Martin le Beau près de Tours. Deux hectares de parc arboré en bordure de Cher avec attractions pour enfants et adultes. Véritable paradis de jeux pour les enfants, family park est doté d'une pataugeoire de 200 m2 avec de nombreux jets d'eaux : clown lanceur d'eau, mangues verseuses, mini toboggan, une otarie à pression, un champignon cascade, transats... Le parcours acrobatique ne manque de faire frissonner les 3 à 6 ans !
Nombreuses autres attractions sont disponibles à Family Park : Trampolines enfants et adultes, balades à poneys, vélocipèdes, structures gonflables, petit train, dévalkartes électriques, karts à pédales ... Les enfants se sont régalés, tout étant vraiment adapté pour eux, ils en ont profité au maximum. C'était le but recherché.
Le musée du quai Branly présente jusqu'au 3 octobre 2010, à travers 170 oeuvres majeures et 80 documents, une importante exposition consacrée aux traditions artistiques d’Afrique Centrale, à savoir le Gabon, la République populaire du Congo et la République démocratique du Congo.
Véritable voyage initiatique menant le visiteur des forêts du Nord aux savanes du Sud, l’exposition démontre les liens existant entre les oeuvres produites dans les régions bordant le majestueux fleuve Congo, par diverses populations de langues bantoues. Derrière la variété des masques et sculptures fang, hemba, kwélé ou kota, l’exposition met en lumière les oeuvres majeures de l’Afrique Centrale, dans leur conception, leurs structures et les liens artistiques qui les rapprochent.
Les trois thèmes de l’exposition, fondamentaux communs à ces peuples iconophiles, sont complémentaires : les masques et statues ayant le « visage en forme de coeur », et qui assurent l’unité et l’identité des groupes respectifs ; l’importance de l’ancêtre fondateur et des membres éminents de son lignage ; la représentation de la femme dans les royaumes de la savane, équilibrant l’autorité des hommes, liée au mystère de la régénération de la terre, de l’agriculture, de la vie humaine.
Crédit photo T.Olivier - Figure Kota, Musée du Quai Branly
L’Afrique centrale est habitée par de nombreux groupes humains ayant chacun son identité propre. Malgré leurs différences, leurs oppositions même, ceux-ci s’exprimaient dans des langues communes, usaient d’institutions semblables, engageaient leur vision du monde dans des rituels initiatiques et thérapeutiques, des danses et des incantations adressées aux esprits de la nature et à leurs ancêtres. Les liens culturels qui relient ses populations couvrant la grande forêt et les savanes subéquatoriales affleurent également dans leurs productions matérielles. Les oeuvres majeures présentées ici en témoignent. François Neyt, commissaire de l'exposition, lire Ici.
Avec soixante-dix enfants en moyenne par jour, le centre de loisirs mis en place par l'association nibelloise jeunesse et enfance (ANJE) fonctionne à plein régime depuis le début du centre le 5 juillet 2010.
Les enfants, de 4 à 15 ans, bénéficient d'un séjour ludique, culturel et sportif.
Le leitmotiv de la directrice du centre, Joe Chaploteau, est que les enfants inscrits durant ce mois au centre aéré gardent un souvenir unique de leur séjour, mais également de l'équipe d'animateurs, qui ne manque pas de ressources pour permettre à tous de passer d'excellents moments.
La directrice et son équipe participent à l’éveil des enfants en leur proposant des activités diverses et multiples qui se déroulent dans la salle des fêtes prévue à cet effet, dans la nature ou dans les camps : jeux, sortie-visites, promenades découvertes, temps calme, piscine, activités sportives et manuelles.
Crédit photo Baudouin N'G
Cette année lors de la deuxième semaine du centre, les enfants ont eu droit aux olympiades qui comprenaient des jeux de réflexion, d'habilité, d'adresse et du sport. Une sortie piscine est programmée une fois toutes les semaines.
Après les sorties à la ferme du château de Saint-Fargeau et au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, cette semaine les enfants iront se divertir pendant une journée à Family Park à St Martin le Beau près de Tours. La dernière sortie du centre est prévue au cinéma à Pathé Saran et au Rigolou à Saran pour le booling et le karting.
Le vendredi de la troisième semaine, les enfants offriront un spectacle au public dans la salle Jacques Poisson et c'est l'occasion choisie par l'ANJE pour fêter ses 20 ans d'existence.
Les critiques sont généralement des gens qui auraient été poètes, historiens, biographes, s'ils avaient pu ; ils ont essayé leurs talents d'une façon ou d'une autre, et n'ont pas réussi ; en conséquence, ils se sont faits critiques. [Samuel Taylor Coleridge - Extrait des Conférences : Shakespeare et Milton]
Malgré les critiques qui sont majoritairement sévères sur ce nouveau film, nous avons décidé de passer du temps dans une salle de cinéma. Le sujet abordé est d'actualité et je reste persuadé que le metteur en scène a eu raison de l'exploiter. Même si nous sommes restés sur notre faim, le film nous a plu dans l'ensemble. A chacun de nous de juger !
Réalisé par : Olivier Baroux Avec : Kad Merad , Valérie Benguigui , Roland Giraud ... Synopsis : Dino Fabrizzi est le vendeur numéro un de la concession Maserati de Nice. A 42 ans, il arrive à un tournant de sa vie, le poste de directeur lui est ouvertement proposé et sa compagne depuis un an, Hélène, a la ferme intention de l'épouser. Pour Dino, la vie est belle, sauf que cette vie parfaite s'est construite sur un mensonge. Dino s'appelle en fait Mourad Ben Saoud. Ni son patron, ni Hélène et encore moins ses parents ne sont au courant de cette fausse identité... Dans dix jours débute le ramadan et Mourad qui passe outre tous les ans devra cette fois assume la promesse faite à son père malade. Faire le ramadan à sa place... Pour Dino, l'Italien, cela ne va pas être simple.
Beau retour du duo Kad et Olivier avec cette comédie tendre sur un sujet délicat abordé ici de façon simple et drôle : l’intégration. Kad Merad puise dans ses souvenirs d’enfance : Mohamed, son père, algérien, se faisait appeler Rémi. L’amitié et la complicité qui lient le réalisateur Olivier Baroux à son acteur crèvent l’écran à travers la justesse de l’interprétation des personnages. L’émotion succède aux rires : du tapis de prière caché dans un bureau aux secrets d’un père magnifiquement interprété par Sid Ahmed Agoumi, Dino Fabrizzi nous touche et nous en dit beaucoup sur notre mémoire collective. Dans la France de 2010 et dans certains milieux, est-il facile de porter un nom à consonance arabe? Olivier Baroux a choisi le rire pour réponse tout en balançant quelques vérités au passage.
"Je ne comprends rien de tout ce qu'il raconte mais le rythme m'interpelle et m'intéresse", me disait mon fils en se référant certainement à cette citation de George Gordon dans Extrait de Don Juan, "Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ; Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre".
« Depuis quelques jours, je rêve de quitter le quai pour d’autres terres »
«Avec Bernard Giraudeau, disparaît prématurément un grand comédien, un de ceux qui par leur personnalité, leur force, leur regard et leur voix, laissent leur marque dans notre mémoire», déclare le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand dans un communiqué.
J'étais séduit par le roman "Les dames de nage" de Bernard Giraudeau dans lequel il décrit le destin de trois personnages, trois amis, partis chercher l'amour à travers le monde. Pour lui rendre hommage, je vous parle d'un autre roman dans lequel le comédien et écrivain m'a ému. Cher Amour, roman écrit sur le mode épistolaire, raconte l'histoire d'un homme qui écrit à une femme qu'il n'a pas encore rencontrée, une femme rêvée, éminemment désirée, qu'il invoque et qu'il attend. «Je vous aime depuis si longtemps, depuis avant le début, voyez-vous». Il se livre et raconte ses voyages, de l'Amazonie au Cambodge en passant par le Chili, l'Indonésie ou Djibouti. Il tente de la séduire à travers son récit. A ses retours à Paris, où il cherche encore cette inconnue, il parle de ses expériences sur des tournages de film ou au théâtre.
« Ce qui suit vous est conté à vous, madame T, à vous et à nulle autre, à moins que vous ne souhaitiez qu’il en soit autrement… C’est parce que je vous aime depuis si longtemps, depuis avant le début voyez-vous. Ce sont des voyages au pays des hommes. Voyagez, dit-on, on n’en revient jamais. C’est juste, je vous écris pour prolonger l’instant, garder une trace, tordre le cou à la fugacité, à l’oubli, à “l’impermanence”, ceci sans succès bien sûr puisque c’est vouloir figer l’éphémère et j’aime l’éphémère, nul n’est parfait. Le prendrez-vous, ce temps de me lire, pour me prolonger un peu en vous. »
Bernard Giraudeau écrit dans un style exceptionnel, à la fois poétique et cru. Il décrit inlassablement, cette envie de découvrir le monde, mais aussi cette inspiration permanente, insatisfaite à aimer, à être aimé... et enfin à se poser un jour dans les bras d’une femme. Dans Cher amour, au fil d’une longue lettre, l’auteur nous emmène en voyage, saisissant des histoires, des parfums, des visages qui font la beauté de l’existence. Il y évoque aussi la maladie. Une autre facette de la vie... (Cher amour de Bernard Giraudeau, Métailié 2009, 265 pages).
Bernard René Giraudeau est un acteur, réalisateur, producteur, scénariste et écrivain français, né le 18 juin 1947 à La Rochelle en Charente-Maritime et mort d'un cancer le 17 juillet 2010 à Paris.
Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l'obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme. [Jean-Jacques Rousseau - Extrait de Les confessions]