mardi 11 septembre 2012

Discussion...

Discussion avec Jean-Louis sur l'intervention du président de la République sur la chaîne de télévision TF1 que je n'ai pas pu suivre en direct. Piqué par la curiosité, j’ai navigué sur Internet et suis tombé sur « With a little help from my friends... », un billet d'Anne Sinclair sur Huffington Post.

Je suis frappé par cette analyse intéressante. Je cite au hasard, à propos de Hollande : « ... Il a trouvé le ton grave qui convenait, mais il lui a manqué semble-t-il ce je ne sais quoi de foi qui soulève les montagnes ou les peuples, les accents churchilliens qu'on attendait implicitement, le vibrato qui enflamme les foules et les font accepter la dureté des temps. Et surtout la pédagogie de la crise et la façon dont peut s'inscrire la France dans l'Europe et le monde du XXIe siècle... »

J'aime m'informer sous différents angles en lisant tous azimuts, ce qui me permet de mieux saisir le sujet afin de faire mon analyse personnelle. Depuis longtemps, je m’interroge sur la manière de commenter les déclarations politiques sur ce blog qui n'a pas cette vocation.
J'ai l'impression que ceux qui ont détesté Sarkozy au-delà du raisonnable et voté Hollande avec passion se posent, comme tous les autres français, la même question qui est de savoir comment lutter contre la crise financière qui nous ébranle et le spectre de la pauvreté qui revient en Europe.

lundi 10 septembre 2012

C'était mon dimanche...

Dimanche après-midi, sous un soleil écrasant, je chine sur la brocante de Saint-Benoît-sur-Loire, loin de la fraîcheur qu'on pouvait ressentir au même moment dans l'Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, une abbaye bénédictine située dans cette ville de Saint-Benoît-sur-Loire dans le Loiret.

Avec un client exigeant dans ses recherches et passionné de Mickael Jackson (ai-je compris quand il a interrogé le vendeur), je fouille dans un carton de disques vinyles. Avec ce fan du roi de la pop, nous discutons sur les nouvelles rumeurs sur sa mort. Les messages dévoilés par le Los Angeles Times ont révélé sous un nouveau jour la fragilité psychologique de Mickael Jackson peu avant sa mort, et également les relations tendues qu’il entretenait avec les promoteurs de sa série de 50 concerts prévus à Londres.

S’il avait été encore en vie, Mickael Jackson aurait eu 54 ans il y a quelques jours. Un peu partout dans le monde, on commémore l’anniversaire de sa mort (comme on célébrait son anniversaire du temps de sa vie) avec des représentations, des hommages, des danses rassemblant des foules. Et déjà des révélations viennent d’être faites et entachent la réputation du chanteur décédé le 25 juin 2009 d’une surdose médicamenteuse.

Dans un monde, que je pourrais qualifier d'un monde unifié sans prendre trop de risques, où s’exacerbent les particularismes, les icônes universelles, les émotions partagées traversent les continents et les cultures. C’est à la fois très superficiel et très profond. Tous les médias y compris Internet créent les conditions du fameux « village global » (Global Village), pour reprendre cette expression de Marshall McLuhan, tirée de son ouvrage The Medium is the Message paru en 1967.
Qu’est-ce qui l’emportera dans le monde de demain, le global ou le retour au local ? Voilà le grand balancier qui parcourt l’histoire contemporaine et dont le mouvement anime les consciences.

vendredi 7 septembre 2012

Ras le c.l

« Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d’autrui. » [François de La Rochefoucauld]

Aujourd'hui, journée ennuyeuse. Le téléphone a sonné deux fois. Vite, vite, à chaque fois j’ai répondu comme si j’attendais un appel important. D'un côté, un ami très embarrassé par son incapacité à occuper ses temps libres, et de l'autre, une amie contrariée par je ne sais quoi. Mystère !
Je suis sorti à deux reprises : une fois pour saluer un ami qui m'a gentiment offert un apéritif à midi, une autre fois pour rendre visite à une amie peu causante. C'est désagréable de parler à quelqu'un qui vous ignore, presque.
Ce soir, j’ai pris une douche. Je me suis mis en pyjama. Je me suis fait des œufs sur le plat.

Rien ne m'intéresse, ni le programme de la radio, ni celui de la télévision. Tout m'agace. Je suis seul comme quelqu'un qui ne s'est pas fait d’amis, comme si je suis lâché. Heureusement que j’ai encore un brin de santé, de volonté et un si fort désir de vivre, d'aimer, de partager, de découvrir et d’écrire.
Je ne désespère pas. Je ne prends pas de calmant, c'est bon signe.
Eh oui, il y a des jours comme ça et ça n'arrive pas qu'aux autres...

Art contemporain...

Jeudi ensoleillé dans l'Yonne. Je rencontre un « vieil ami » à l'hôtel des ventes. Nous échangeons nos souvenirs de vacances et, aussi, nos impressions sur la tendance actuelle du commerce des antiquités. Aujourd'hui, la tendance est à l'association des styles notamment en mariant judicieusement l'ancien au contemporain. On mélange les matières, les couleurs, les époques et même les usages en faisant entrer dans les intérieurs, d'anciens éléments de mobilier du secteur industriel, réutilisés comme tels ou détournés à sa guise.

Avant mon retour, il me retient à déjeuner et a eu la bonne idée d’inviter un de ses amis, passionné d'arts, à se joindre à nous pour déguster une escalope de veau et pommes de terre sautées. Je suis impressionné par cet homme dont l’engagement en faveur de l’art contemporain est marqué par une exigence et une justesse de jugement tout à fait remarquables.

Nous parlons de Pierre Paulin, ce très grand créateur audacieux et novateur, à l’image même de ces formidables années 60 et 70, années de toutes les inventions et de toutes les audaces. Il avait été le symbole même des années Pompidou puisque Georges et Claude Pompidou l’avaient d’ailleurs invité à « repenser » plusieurs pièces du palais de l’Elysée, ce qu’il fit de façon magistrale. On le sait, si Valérie Giscard d’Estaing appréciait peu tout cela et en fit démonter la plus grande partie, en revanche, François Mitterrand faisait appel à Pierre Paulin pour réaliser le fameux mobilier « bleu-France » de son bureau à l'Elysée.

Journées Européennes du Patrimoine...

Depuis la création de cet événement, les Journées Européennes du Patrimoine permettent aux passionnés d’Histoire ou simples curieux de découvrir des lieux emblématiques de notre pays. A l’occasion de cette 29e édition, les 15 et 16 septembre, le thème sera Les patrimoines cachés, vous partirez donc à la conquête de monuments insoupçonnés. Nous partirons à la découverte des trésors patrimoniaux parfois ignorés, souvent dissimulés derrière les portes, au fond des cours, sous nos pieds ou au-dessus de nos têtes. Avec un peu de curiosité, ils sont pourtant à portée de main ! Lire ici

Crédit photo Affiche Journées Européennes du Patrimoine 2012

jeudi 6 septembre 2012

L'impressionnisme et la mode : Exposition au musée d'Orsay

L'impressionnisme et la mode : Exposition au musée d'Orsay du 25 septembre 2012 au 20 janvier 2013...
Soucieux de rendre compte de la vie contemporaine, l'impressionnisme a privilégié la représentation de la figure humaine dans son milieu quotidien et saisi l'homme "moderne" dans ses activités habituelles, à la ville comme à la campagne.

Bien qu'ils ne s'attachent pas à la représentation scrupuleuse de la physionomie, du costume et de l'habit, les impressionnistes n'en rendent pas moins compte des modes et des attitudes de leur temps. Ils y parviennent par leur volonté de considérer le portrait comme l'instantané d'un homme dans son cadre familier, par leur capacité à renouveler, du double point de vue de la typologie et de la topographie, la scène de genre et surtout par leur attention à "la métamorphose journalière des choses extérieures", pour reprendre l'expression de Baudelaire.
De leurs positions esthétiques, la réalité de l'homme des années 1860-1880 et de son habit subit une incontestable transfiguration. Lire ici


Crédit photo © RMN (Musée d'Orsay) - Hervé Lewandowski - Edouard Manet, Le Balcon, 1868-69

mercredi 5 septembre 2012

Les fringues...

Hier soir, la discussion est axée sur les fringues comme pour mettre en évidence à quel point, contrairement à ce que dit le dicton « l’habit fait le moine ». Aujourd'hui, rien n'est plus actuel que de porter de l'ancien, me laisse-t-on entendre. Réinventer l’élégance, faire sa mode plutôt que la suivre, porter des pièces uniques, incarner une époque aimée... les raisons ne manquent pas pour justifier l’engouement actuel pour le vintage. Boutiques tendances ou repères de passionnés, les lieux ne manquent pas pour trouver la pièce qui fera toute la différence !

Aussi, nous sommes convaincus que cet engouement est la conséquence, bien sûr, des inquiétudes sur l'économie, des prix élevés de certains vêtements et surtout de la crise financière et économique qui fait du mal au porte-monnaie des ménages. Les brocantes deviennent l'endroit rêvé pour s'habiller à bas prix.

Crédit photo Not just a label

Ainsi, dans nos villes comme dans nos villages, ce fleurissement des stands de friperie en tous genres dans les brocantes nous interpelle. On y voit désormais là où s'entassaient sur des tables des assiettes, des pendules, des bibelots et autres objets précieux, une montagne de vêtements qui rappelle la cohue du quartier du Sentier à Paris.
Les organisateurs de brocantes préféreraient (j'ose l'espérer) que les foires aux frinques, les friperies et boutiques de vintage soient les seuls lieux pour liquider ces stocks de vêtements et faire profiter ceux qui ne peuvent pas se permettre de s'offrir certains vêtements ou accessoires.

Ne faut-il pas, de façon plus modeste, renoncer peut-être tout simplement à cette appellation qui semble troubler les chineurs et élaborer un calendrier qui donnera lieu à des brocantes et friperies, à des dates et lieux bien distincts.
A Chambon la Forêt, à l'initiative de Joe Chaploteau, alors Présidente du comité des fêtes en 2003, une foire dédiée aux fringues a vu le jour. Grâce à sa tenacité et à la conviction de ses successeurs, cette manifestation a su bâtir sa notoriété.
Voilà une initiative à saluer et une bonne occasion pour confier à ce blog que la 10ème édition de cette foire aux fringues a lieu ce dimanche 9 septembre 2012.


Crédit photo Not just a label

mardi 4 septembre 2012

« Catherine Deneuve - Rive Gauche » : Exposition au Bon Marché

A l’occasion de son 160ème anniversaire, le Bon Marché rend hommage à Catherine Deneuve à travers l’exposition « Catherine Deneuve, Rive Gauche » du 8 septembre au 6 octobre 2012...
Les vitrines du magasin du 24 rue de Sèvres, dans le très chic VIIe arrondissement de Paris, montreront l’actrice française mise en scène dans des lieux célèbres de la Rive Gauche dans dix illustrations. C'est le fruit du travail de la dessinatrice Marjane Satrapi, réalisatrice du film d’animation Persepolis, auquel Catherine Deneuve a participé en 2007 en prêtant sa voix à l’un des personnages.

Ces dessins illustrent une fois de plus le talent et l’imagination de l’artiste française d'origine iranienne qui voue une admiration sans bornes à l’actrice d’aujourd’hui 68 ans. Marjane Satrapi résume son culte en ces mots : « Le monde c’est Paris et Paris c’est Catherine Deneuve.»



Crédit photos (c) Marjane Satrapi - « Catherine Deneuve, Rive Gauche » Le Bon Marché

Rentrée scolaire...

Ce mardi matin, au total, 6,7 millions d'écoliers, 3,3 millions de collégiens et 2,1 millions de lycéens, dans les établissements publics et privés, vont retrouver en classe environ 850.000 professeurs. C'est parti pour un tour...

Crédit photo Getty images - Chemin de l'école...

lundi 3 septembre 2012

Un dimanche plein de bonheur...

« Superbe et bonne journée d'hier. Ça fait du bien... ». Ces intéressants commentaires de Lili sur son tweet me donnent l'idée de confier mon sentiment sur ce blog.
Effectivement, dimanche agréable à la brocante où nous nous sommes retrouvés, les amis d'ici, de là-bas et les amis de Paris. La conversation est animée, franche, souvent drôle. Elle est nourrie d'anecdotes de vacances et de la vie de tous les jours, de différentes escapades, de longues promenades dans la campagne mayennaise, de marches de plusieurs heures sur les sentiers côtiers, cet été, dans le Finistère ou ailleurs dans cette Bretagne que certains d'entre nous aiment tant.

A midi, comme en vacances, nous nous attablons sous un grand parasol pour déguster des saucisses et merguez avec des frites mais aussi du jambon, des maquereaux à la moutarde et aux épices, de la salade de tomates aux herbes, du melon, sans oublier le fromage et le dessert. On touche là, presque, au meilleur en matière de friterie, les saucisses sont tendres, goûteuses, les frites craquent sous la dent. Et, le tout arrosé d'un bon cru du Bordelais (Ah le traîte !) qui vous balance ses pièges à feu au visage. J’adore manger aussi simplement quand je participe à une brocante et apprécie d'être entouré d'amis dans ce bon moment de convivialité, de générosité et de simplicité.

Parler la bouche pleine pour renseigner un client est presque toléré (en ce moment là uniquement), et entendre les clients vous souhaiter un bon appétit vous ravigote les papilles et vous consolide dans l'idée de ne pas quitter votre assiette des yeux pour éviter de gaspiller quelques plaisirs.

J’y suis reconnu par un journaliste, qui vient me saluer. Il me demande de confier à son journal des souvenirs de bénévolat à l'office de tourisme. Je refuse, n’ayant pas envie de faire « l’ancien bénévole de service ». Avec un tel article, tout le monde m'aurait guetté, scruté et commenté. Pour éviter bien des malentendus et des confusions, je lui fais cordialement remarquer que je n'ai pas envie de revenir sur ce passé. J'étais avec mes amis, pour moi c'était le plus important.

Le soir, nous sommes invités à l'apéritif. Nous le prennons sagement sur la terrasse. Ces derniers temps, même si les jours ont l’air si légers qu’ils vous donnent des ailes, les soirs sont un peu frais pour dîner dehors ou même, comme me faisait remarquer un ami proche, pour « bitasser ou merdasser dehors » (Comprenez-vous quelque chose à ça ?).

En poussant la porte de la maison, le dîner est simple mais une surprise. Une omelette aux tomates fraîchement cueillies et aux herbes, une salade préparée avec amour, un plateau de fromages de chèvre à l’échalotte et aux herbes (que je soupçonne sortir de la ferme d'Hervé Touraquet), une tarte aux pommes croustillante à la crème de cannelle et une cave extraordinaire.
Un délice, et nos yeux qui brillaient un peu plus au fil du repas nous donnaient l’envie de prolonger la soirée infiniment. Alessandro Manzoni, cet écrivain italien, disait que « Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié... ». Je pense que nous nous sommes quittés avec cette même certitude car ce type de rencontre nous intéresse et même, je crois, nous réjouit.
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