mercredi 27 octobre 2010

Ciné : Des films qui me tentent...

Des amis me disent beaucoup de bien du film "Les Petits Mouchoirs" de Guillaume Canet avec François Cluzet et Marion Cotillard, et je suis tenté d'aller le voir. Mais aujourd'hui sort Vénus noire, le long-métrage de Kechiche, que la presse consacre de nombreux papiers. Dois-je attendre un peu pour voir les deux films à la suite comme j'ai l'habitude de faire ?

"Vénus noire" d'Abdellatif Kechiche est une histoire incroyable, tragique et vraie. Née en Afrique du Sud vers 1789, surnommée la Vénus hottentote, femme à la morphologie hors du commun (fesses hypertrophiées, organes génitaux protubérants), Saartjie Baartman fut exhibée de foires londoniennes en salons français, mourut dans les souffrances de la prostitution et de l'alcool, avant d'être disséquée par Georges Cuvier. Son corps en morceaux fut exposé au musée de l'Homme, à Paris, jusqu'en 1976, puis "rendu" à son pays en 2002.


Si le Kechiche scénariste suit pas à pas le destin de cette héroïne paradoxale, elle assume sa condition d'esclave pour préserver sa parcelle de libre arbitre, fût-elle minime, le Kechiche cinéaste déploie une mise en scène, à la fois viscérale et raisonnée, qui interroge sans cesse le regard que l'on porte sur l'autre, fascination, rejet et contemplation mélangés.
Vénus noire est un film impressionnant, aussi romanesque que radical, aussi émouvant qu'éprouvant, qui affirme la dignité humaine comme valeur du monde, entend-t-on ici et là.
Il ne me reste plus qu'à aller le voir pour vous donner mon avis !

mardi 26 octobre 2010

Sciences et curiosités à la Cour de Versailles

Exposition du 26 octobre 2010 au 27 février 2011...
Machine à faire le vide, ménagerie exotique..., cette exposition retrace le rapport entre Versailles et les sciences à travers les instruments et ouvrages scientifiques des collections des souverains, les outils de recherche et de pédagogie ou encore les innovations et inventions ayant eu le château pour lieu d’application.
Commissaires de l’exposition : Béatrix Saule, directeur général, et Catherine Arminjon, conservateur général honoraire.


C’est depuis Versailles que la tutelle sur les sciences s’exerçait. Sous l’impulsion de Colbert, le pouvoir royal prit conscience des enjeux de la recherche scientifique. La fondation de l’Académie des Sciences par Jean-Baptiste Colbert instaurait un nouveau contrat entre le pouvoir et les savants. Nombre d’entre eux, parmi les plus renommés, fréquentaient la cour, de façon assidue en tant que précepteurs des princes, officiers de santé, ingénieurs aux armées... Diderot et d’Alembert s’y retrouvaient dans l’entresol du docteur Quesnay, médecin de Madame de Pompadour. Sous les yeux du roi, l’abbé Nollet et Benjamin Franklin confrontaient leurs théories. Et certains courtisans s’affirmaient comme de réels experts...

Le château de Versailles offrait des ressources pour la recherche : la Ménagerie et ses animaux rares furent à la disposition des anatomistes, le domaine de Trianon à celle des botanistes, des zoologues et des agronomes, aux Grandes Écuries apparut l’hippiatrie, prélude à la science vétérinaire...

Crédit photo Patrick Kovarik AFP - Maquette d'un navire militaire exposée au château de Versailles

Pour les enfants princiers, de nouvelles méthodes pédagogiques furent élaborées, utilisant des outils à la pointe de la recherche. Il en fut de même pour la pratique personnelle des souverains. Si Louis XIV se vit protecteur des sciences, comme il l’était des arts, sans les pratiquer, ses successeurs, au contraire, Louis XV tout comme Louis XVI, furent de véritables connaisseurs. La présentation au roi ou la démonstration devant la cour, consécration suprême équivalente à un prix Nobel. L’envol de la première Montgolfière est bien connu, mais il en est tant d’autres oubliées, telles l’expérience du miroir ardent devant Louis XIV ou celle, sous le règne suivant, de l’électricité dans la galerie des Glaces. Visitez le site de l'exposition Ici

Mois de la Photo 2010

Depuis sa création en 1980, le Mois de la Photo a fortement contribué à faire de Paris une des grandes capitales de la photographie. Il a lieu en novembre, tous les deux ans, les années paires, et s’appuie sur une importante mobilisation des institutions culturelles et des galeries parisiennes.

Chacune des éditions du Mois de la Photo, consacrée à une thématique spécifique, est ainsi l’occasion de présenter plusieurs dizaines d’expositions et d’organiser des projections, des rencontres et des débats.


Pour ses 30 ans, en novembre 2010, le Mois de la Photo s’articule autour de la collection de la Maison Européenne de la Photographie. Des ensembles thématiques ou monographiques, issus de la collection et choisis en liaison avec les commissaires des lieux participants (musées, centres culturels, galeries), sont présentés, seuls, ou en dialogue avec d’autres collections parisiennes, publiques ou privées.

« Paris collectionne » est ainsi l’occasion de donner à voir, sans aucune exhaustivité, quelques fragments de la richesse des collections photographiques parisiennes et de s’interroger sur les logiques de constitution d’une collection artistique, alliance de rigueur, de recherche de sens et de passion. Pour plus d'informations, lire Ici

lundi 25 octobre 2010

Floyd Jones - On The Road Again

Des mots pour rassurer...

Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret. [Alessandro Manzoni - Extrait de Le Comte de Carmagnola]

Mon amie Fédo me téléphone pour me demander si ça va. Je suis un peu surpris et je pense tout de suite à notre soirée la veille. J'avais l'air un peu abattu et déprimé, je le reconnais. Je sors d'une semaine difficile, une toux chronique qui me ronge les poumons, un mal de dos insupportable m'obligeant à m'asseoir en amazone, une grosse fatigue, un différent avec quelqu'un de très proche, une enveloppe contenant des photos qui me sont très chères que je ne retrouve pas et j'en passe et des meilleurs.

Je suis frappé par son appel, ses mots, ses conseils, la pertinence de son analyse, la détermination de ses propos qui me font remarquer que la vie est faite d'une série de malentendus et de petits problèmes qu'il faudrait absolument être en mesure de solutionner au plus vite pour vivre en paix.

Pour ma part, je ne suis demandeur de rien et, à plus forte raison, n’exige rien. Mais j'éprouve néanmoins la joie d'écouter quelqu'un qui prend le temps de me reconforter pendant que je doute. Comme quoi, on peut avoir une carapace de tortue et fondre en larmes comme un gosse quand on est faible.
Hormis tout cela, nous avons bien discuté et, par ailleurs, ri de mille choses. C'est aussi cela l'amitié.


Crédit photo Baudouin N'G - Le mur des mots à Blois, vu de l'extérieur.

Franck Dubois : Artisan fustier installé à Nibelle

Nouveau et 100% local !
Après une solide formation, Franck Dubois démarre une activité d'artisan fustier à Nibelle. La forêt domaniale toute proche va lui fournir la matière première à des constructions en rondins. Son slogan : Faîtes entrer la forêt dans votre vie !
L'année dernière encore, il était professeur d'éducation physique et sportive au collège de Beaune-la-Rolande mais c'est en tant que fustier qu'il fait sa rentrée en septembre 2010.

Passionné par le sujet depuis bien longtemps, il avait déjà fait le choix à titre personnel de construire une fuste en 2002, maison en bois massif réalisée entièrement à l'aide de troncs assemblés à l'horizontale. Depuis, il a pu se convaincre des avantages de ce type d'habitat sur le plan thermique, acoustique, esthétique et environnemental. Il a continué sur ce principe du mobilier intérieur et extérieur.
Au collège de Beaune, il avait d'ailleurs été l'un des animateurs de la construction de la maisonnette écologique qui a été inaugurée l'année dernière. Membre fondateur de l'Ecocentre de la forêt d'Orléans et donc intéressé par un habitat sain et écologique, il a décidé de passer à plein temps sur cette activité nouvelle dans la région.

Crédit photo Christian Siret - Franck Dubois au Salon Nature et Cité à Quiers-sur-Bezonde

La fuste, c'est un peu le modèle confort de la cabane en rondins des pionniers : des troncs écorcés sont assemblés l'un sur l'autre, l'étanchéité s'obtient en réalisant une gorge garnie d'isolant qui épouse parfaitement le tronc du dessous. Dans les angles, des assemblages complémentaires viennent verrouiller l'ensemble, le poids des troncs assure une très grande solidité, leur diamètre important garantit une très bonne isolation.
Construite chez le fustier puis démontée et assemblée à nouveau chez le client, la fuste offre un cachet unique vu de l'extérieur. L'intérieur offre la même esthétique de bois apparent, simple et chaleureuse.

Une esthétique trop originale pour la région? Pour Franck Dubois, c'est oublier le fait que ce type de construction était autrefois très répandue dans toute les régions boisées d'Europe. La performance thermique a fait qu'elle a continué d'exister dans les pays froids mais le bois est aussi un excellent régulateur, donc il permet de "lisser" les écarts de température. De plus le matériau utilisé, des résineux exclusivement, est issu de la forêt domaniale toute proche ce qui est un bon point supplémentaire dans l'optique du développement durable.

Le prix ? "En fait, on arrive au même tarif qu'un pavillon traditionnel de moyenne gamme et la possibilité de faire le montage soi-même peut faire baisser les coûts..."
Franck Dubois a déjà une petite maison de 70 m² en commande, il peut aussi construire avec cette technique des préaux, des cabanes, des saunas, de belles tables d'extérieur et du mobilier d'intérieur tel que tables, bars, lits ou canapés...Pour contacter Franck Dubois : 02 38 32 28 35 ou 06 89 37 41 31 (Article de Christian Siret paru dans le Courrier du Loiret du jeudi 7 octobre 2010)

Festival International de la Photo Culinaire

Les amateurs de visuels gourmands vont faire le plein de végétaux dans le cadre de la deuxième édition du Festival International de la Photographie culinaire qui se tient à Paris du 29 octobre au 14 novembre 2010...
Après « Poissons, coquillages et crustacés », thème de sa première édition, qui avait connu un grand succès en novembre dernier, le Festival International de la Photographie Culinaire, placé sous les hauts patronages du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et du ministère de la Culture et de la Communication, se met cette année au vert.


Le thème choisi pour l’édition 2010 est celui du végétal (fruits & légumes, céréales, herbes, fleurs, épices…), illustré par un clin d’oeil à la célèbre comptine du Moyen Age : " J'ai descendu dans mon jardin..."

Du 29 octobre au 14 novembre 2010 a Paris, des photographes professionnels internationaux présenteront les clichés que ce thème leur aura inspirés. Exposées à l’Espace Mobalpa et sous les passages couverts de Bercy Village, ces photographies feront l’objet de la compétition officielle. Pour plus d'informations, lire Ici

Muddy Waters - Mannish Boy

dimanche 24 octobre 2010

Peur des serpents...

Peur des serpents ? Voilà un billet qui contredira ma meilleure amie qui n'en finit pas de me persuader que les serpents sont quasi invisibles en cette période de l'année. Comme dirait l'autre « Tiens, mon œil ! ». Eh bien, cet après-midi j'ai eu la surprise d'apercevoir un spécimen ramper au soleil le long de la rivière qui borde le moulin où j'habite. Oui, je ne rêve pas et j'avoue que j'ai une phobie de ces bestioles !

Je livre à ce blog ce billet intéressant lu sur Doctissimo sur ces animaux répugnants.
Boa, anaconda, vipère ou couleuvre... rien que le nom vous fait trembler. Impossible de vous promener dans la campagne sans redouter la rencontre avec l’un de ces êtres rampants. Et si par malheur vous en croisez un, il vous faut une semaine pour vous en remettre. Pas question non plus de regarder un reportage animalier ou d’aller au zoo... Pourtant vous pouvez vaincre cette peur ! Ayez confiance...

Vous ne pouvez pas regarder la photo qui illustre cet article sans tressaillir ? Pas de doute, vous êtes ophidiophobe !

Crédit photo Archives - Vipère

Non, les serpents n’ont pas attendu la bible pour devenir l’une des bêtes noires de nombreuses personnes. Bien avant qu’ils deviennent le symbole du mal dans les sociétés judéo-chrétiennes, les serpents ont toujours été l’objet d’une peur atavique : il est "inscrit" dans nos gènes que nous devons fuir ces animaux, pour notre propre survie. D’ailleurs, d’autres primates ont aussi une réaction de peur innée face aux serpents. Et ce rejet peut aussi s’expliquer par les différences fondamentales avec l’être humain, qui interdisent tout anthropomorphisme : un corps sans membre, froid, couvert d’écailles...

Mais pour qu’une véritable phobie apparaisse, il y a parfois une rencontre traumatisante qui s’est produite dans l’enfance. Difficile souvent de s’en souvenir, car on a préféré oublier l’incident. Et en psychanalyse, la forme phallique de l’animal ouvre la porte à de nombreuses interprétations psychologiques de la peur des serpents.

Un peu de rationnel !
Avant de fuir devant toutes les petites bêtes rampantes, il faut peut-être essayer de vous raisonner. Car la peur provoque chez vous une vision déformée de la réalité. Voici quelques vérités bonnes à méditer :
* Les serpents n’attaquent pas l’homme, ils fuient en l’entendant arriver; * Moins d’une espèce sur 10 de serpents est potentiellement venimeuse pour l’homme, et encore moins sont mortelles. En France, seules les vipères sont à redouter et encore, toutes ne sont pas dangereuses; * On dénombre 1 à 3 morsures de serpents mortelles par an en France. A mettre en perspective par rapport aux 10 000 morts sur les routes, (alors pourquoi ne criez-vous pas en montant en voiture ?); * Il existe très peu de grands serpents de plusieurs mètres, et ils vivent uniquement sous les tropiques; C’est l’homme qui est un danger pour les serpents, et non l’inverse, car il provoque une disparition des espèces en détruisant leur habitat naturel (notamment en Amérique du sud ou en Asie);

Crédit photo BibliOdyssey - Bird (symbol of Christ) killing serpent (symbol of satan)

Changez de peau !
Mais si vous êtes un véritable phobique, le fait d’essayer de vous raisonner risque bien de ne pas servir à grand chose. Pas de panique, certaines thérapies peuvent vous aider à vaincre votre phobie, notamment les thérapies comportementales et cognitives. Ici pas question de remonter dans l’enfance pour chercher l’origine de la peur, tout se passe de manière concrète, pour vous aider à surmonter votre réaction. Au cours des séances, des exercices vous permettront d’apprivoiser en douceur les serpents : vous pourrez les tenir, d’abord en peluche, puis en plastique, de plus en plus réalistes. Et au bout d’une quinzaine de séances, vous serez même capables d’en caresser des vivants sans sourciller ! Source Louis Asana

samedi 23 octobre 2010

FIAC 2010 : Foire internationale d'art contemporain à Paris

La 37ème édition de la FIAC se tient jusqu'au 24 octobre 2010 au Grand Palais, à la Cour Carrée du Louvre et dans le Jardin des Tuileries, des sites prestigieux, emblématiques de Paris, empreints de son histoire et de sa vie culturelle. Grâce à une ambition qualitative sans cesse renouvelée et une synergie développée avec les grandes institutions parisiennes, la FIAC se positionne comme l’un des rendez-vous international incontournable de la création artistique.

Les ventes aux enchères chez Sotheby's ou Christie's ont enregistré de bons résultats donc la semaine de l'art moderne et contemporain se tient donc à Paris sous de bons auspices.

L'art moderne et contemporain attire de plus en plus d'amateurs. Les chiffres de fréquentation du château de Versailles explosent avec l'exposition Murakami, alors que les files de visiteurs s'allongent inexorablement au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris où Basquiat fait l'objet d'une passionnante rétrospective.


Crédit photo © AFP - François Guillot

Restitution de la Route du blé à Nibelle

C'était dans la grande salle du gîte "Moulin à vent" de Françoise et Gérard Nez à Nibelle...
Je suis allé mercredi soir au rendez-vous donné par le syndicat du pays Beauce-Gâtinais en Pithiverais aux élus et associations pour la restitution de la Route du blé. L'édition 2010 de la Route du blé comptait plus d'une cinquantaine de fêtes et manifestations réparties sur tout le territoire du nord du Loiret. Le marché de potiers de Nibelle en faisait partie.

Après l'intervention de la députée Mariane Dubois puis de Monique Bévière, présidente du syndicat du pays qui a retracé l'historique de la Route du blé, les artistes invités pour l'occasion ont donné un court spectacle très apprécié par les invités. Ces mêmes invités étaient conviés à un coktail autour duquel les contacts et conversations ont pris place dans la convivialité.



Crédit photos Baudouin N'G

Je marche seul...

J'ai effectué seul une longue promenade d’après-midi dans le massif de Lorris qui fait partie de la forêt domaniale d'Orléans, la plus vaste forêt domaniale de France métropolitaine. Bien qu’il fasse un peu frais, il y a comme un petit air de printemps par endroit quand le soleil timide arrive à percer.

Quel plaisir de découvrir les premières feuilles qui tombent et qui forment sur le sol un tapis coloré. Les fougères colorées de fauve qui bordent les lisières de la forêt et le feuillage vert de certaines essences offrent un mélange de couleurs qui est un régal pour les yeux.

Chaque sortie dans cette forêt est pour moi, outre le vrai plaisir que j’y prends pour découvrir la faune et la flore, l’occasion aussi de réfléchir à mes problèmes et tracas, et aussi prendre des résolutions pour les jours à venir. Ce qui m'évite de plonger dans mille ressentiments qui vous gâchent la journée et le moral.
Oui, la balade en forêt me requinque et me redonne envie de vivre, de foncer comme un cerf en pleine période de brame. Curieuse relation entre la forêt et moi-même !






Crédit photos Baudouin N'G - Forêt domaniale d'Orléans
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