Pas de camouflet, le prix Goncourt 2009 a été attribué ce lundi 8 novembre 2010 à Michel Houellebecq pour «La carte et le territoire», qui succède donc à Marie N’Diaye, lauréate en 2009 pour «Trois femmes puissantes».
Crédit photo Miguel Medina AFP
Le sulfureux écrivain Michel Houellebecq, l'un des auteurs français les plus connus et traduits au monde, était il faut le reconnaître le grand favori du prix Goncourt 2010, prestigieuse récompense littéraire qui lui a déjà échappé deux fois par le passé.
L'enfant terrible de la littérature française, misanthrope affiché, avait manqué le Goncourt en 1998 avec "Les particules élémentaires" et sept ans plus tard, à une voix près, avec "La possibilité d'une île". Apparemment mûri et assagi, Michel Houellebecq a réussi à faire basculer le vote en sa faveur.
Crédit photo Manuel Lagos Cid - Michel Houellebecq
Le prix Goncourt est un prix littéraire français récompensant des auteurs d'expression française, créé par le testament d'Edmond de Goncourt en 1896. La Société Littéraire des Goncourt fut officiellement fondée en 1902 et le premier prix Goncourt fut proclamé le 21 décembre 1903. Ce prix annuel est décerné au début du mois de novembre, après trois présélections successives, en septembre et en novembre, parmi les romans publiés dans l'année en cours.
En s’appuyant sur les tableaux blancs interactifs (TBI), l’Unicef France développe des contenus pédagogiques numériques afin d’éduquer les enfants à leurs propres droits. Á travers cette démarche, l’Unicef France illustre sa volonté d’accompagner les progrès réalisés en matière d’éducation.
Pour réaliser ce projet, l’Unicef France s’est associé à Promethean, fabricant et diffuseur de tableaux blancs interactifs. Grâce à cette remarquable avancée technologique, l’Unicef France va pouvoir mettre à disposition des enseignants de véritables parcours pédagogiques sur le thème des droits de l’enfant destinés aux classes de CM2, 6e et 5e.

Á partir d’un écran numérique, les enseignants expliqueront aux élèves les droits de l’enfant et l’action de l’Unicef. Chaque parcours pédagogique demandera une ou plusieurs séances de cours, afin d’assimiler les connaissances et maîtriser les compétences requises. Cette méthode a l’avantage d’amener les plus jeunes à apprendre et réfléchir autrement à partir d’outils à la fois très novateurs et très interactifs.
Le but : permettre aux élèves d’acquérir un ensemble de connaissances et de compétences relatives aux droits de l’enfant.
Au total, 17 parcours pédagogiques, en conformité avec les programmes scolaires, permettent de :
- faire découvrir aux élèves de nouvelles notions ;
- de s’entraîner en direct ;
- d’être évalué individuellement ou en groupe ;
- de retenir l’essentiel ;
- d’approfondir ses connaissances.
La composition des parcours
Ces parcours pédagogiques proposent divers supports : photos, vidéos, affiches, sons, etc. ainsi que des exercices variés permettant de s’entraîner à la compréhension et à la production écrite et orale. Enfin, chaque parcours dispose d’un lexique et de ressources complémentaires, dans un souci de rendre l’apprentissage accessible à tous et de développer la curiosité des élèves. Pour plus d'informations, lire Ici
Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir. [Matisse]
Crédit photo Automatism
Baba Bling, Signes intérieurs de richesse à Singapour jusqu'au 30 janvier 2011...
Cette exposition témoigne d´une histoire fascinante : comment une communauté d’immigrés a créé une culture unique en laissant sa propre culture d’origine s’imprégner des influences, coutumes et croyances de leur pays d’adoption.
A Singapour, le terme « Baba » désigne un « homme chinois » et, par extension, les descendants des communautés chinoises qui se sont intégrées dès le 14e siècle dans le sudest asiatique et qui ont incorporé au fil des siècles de nombreux aspects de la culture malaise dans leur culture d’origine. Le « Baba » désigne aussi le chef de famille qui a intégré des éléments de la culture européenne, via ses parents et ses grands parents pendant la période coloniale.

L’intégration interculturelle qui s’amorce avec ce processus est une leçon d’ouverture d’esprit et de tolérance, deux sujets plus que jamais d’actualité. L’exposition présente un ensemble d’environ 480 pièces de la culture luxueuse et raffinée de ces communautés chinoises implantées à Singapour.
Les objets présentés - mobilier, textiles ornés de perles et de broderies, porcelaine... - qui empruntent leurs formes, motifs et couleurs aux cultures chinoises et malaises, marquent l’identité des Peranakan. Ils datent pour la plupart de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle. Cette période correspond à un important essor économique ayant permis à de nombreuses familles chinoises de Singapour de s’enrichir. Elle marque ainsi l'apogée des communautés Peranakan qui s'est matérialisée en partie par un art de vivre dont la maison était le coeur et le signe extérieur le plus important. Pour plus d'informations, lire Ici
"Tout enfant vient sur Terre porteur d'un message : Dieu n'a pas encore désespéré de l'homme." [Rabîndranâth Tagore]
Exposition foisonnante, passionnante et colorée de costumes d'enfants des quatre coins d'Asie au Musée Guimet jusqu'au 24 janvier 2011...
A partir de l’extraordinaire collection donnée par Krishna Riboud au musée Guimet, l’exposition « Costumes d’enfants, miroir des grands » se propose de montrer un vaste panorama des costumes d’enfants en Asie.
En hommage à la grande collectionneuse Krishna Riboud, qui consacra sa vie à sa passion des textiles asiatiques et constitua le riche ensemble conservé aujourd’hui au musée Guimet, l’exposition aborde le thème de l’enfance dans le plus vaste continent du monde, riche de traditions et de savoir-faire ancestraux.
Crédit photo © R.Chipault / B.Soligny - Musée Guimet legs verbal Krishna Riboud 2003, Portrait du prince de Jamnagar en Inde - Gujarat Vers 1900
« Costumes d’enfants, miroir des grands » offre à voir un panorama inédit des vêtements portés à l’occasion de cérémonies d’apparat, de célébrations religieuses ou de façon quotidienne par les « petits d’hommes » dans des pays aussi culturellement diversifiés que l’Inde, la Chine, le Japon ou l’Indonésie. Souvent reflets de ceux des plus grands, les costumes d’enfants sont bien plus que de simples parures du corps, ils sont également les témoins des espoirs d’avenir fondés par les aînés en ces petits-êtres qui constitueront leurs prolongations terrestres.
Crédit photo © R.Chipault / B.Soligny - Musée Guimet legs verbal Krishna Riboud 2003, Robe dragon (jifu) de jeune garçon mandchou Chine, Dynastie Qing fin du XIXe siècle
Cette exposition propose un parcours chamarré ouvert aux plus jeunes qui s’étonneront certainement des formes et des couleurs des habits portés par les autres enfants du monde...
En plus des textiles des XVIII, XIX et XXèmes siècles, photographies, illustrations, céramiques et outils techniques se côtoient pour aborder ce thème de la manière la plus complète et didactique. Cette sélection, toutes sections confondues, s’accompagnera d’œuvres contemporaines empruntées à diverses institutions, attestant de la persistance de très anciennes traditions dans certaines créations modernes.
L’ensemble s’accompagne d’un accrochage de photographies du célèbre artiste et beau-frère de Krishna Riboud, Marc Riboud. Pour plus d'informations, lire Ici
Nous sommes en 1967 et ça se passe quelque part à Nibelle, vers le quartier de la Boule d’or.
Claude Boudard est un jeune homme de 21 ans, issu d’une fratrie de 9 enfants et d’une famille très modeste mais digne et honnête. D’une formation de tourneur, il travaille dans l’entreprise Charvet de Vitry-aux-loges avant de quitter la France.
Avec une idée en tête bien mûrie avant et pendant son service militaire, Claude Boudard prend son sac à dos et décide de partir au Canada. Il a cette volonté et détermination qu’ont certains jeunes de tenter leur chance outre-Atlantique, il débarque à Montréal en 1967 sans savoir où poser son sac à dos et avec pas grand chose en poche.
Claude Boudard avait certainement une bonne étoile sur lui car les choses sont allées très vite comme ses ambitions et sa soif de réussir étaient grandes.
Il trouve très vite un travail dans la réparation des machines spécialisées pour la fabrication de poteaux de signalisation et panneaux signalétiques des agglomérations québécoises.
Un an après avoir posé ses valises, plutôt son sac à dos, il rencontre Louise, une québécoise qui devient son épouse. Cette rencontre va changer la vie de Claude et lui permettre de bien réfléchir pour la création de son entreprise en 1969. Il investit dans des machines-outils et matériels à la pointe de la technologie pour usiner l'outillage destiné à la fabrication des poteaux. Il gère cette petite entreprise de 10 personnes jusqu’à sa retraite en 2004.
Il a alors 59 ans et le sachant toujours avide de découvrir et créer, il ne s’ennuie pas dans son quotidien de retraité.
Marins dans l’âme, Claude et Louise ont traversé 6 fois l'Atlantique sur leur voilier baptisé "Loiret", un clin d’œil à sa région. Vivant au Canada depuis plus de quarante ans, dans une région non loin de Granby à mi-chemin entre Montréal et Sherbrooke, Claude a appris à aimer les grands espaces...


Crédit photos JL/GC - Claude Boudard dans son atelier puis à la chasse
Ses passions sont multiples, il traque le cerf de Virginie, chasse l'outarde ou l'oie blanche à l'arbalète. Les grands espaces boisés, les animaux et le grand lac qui entourent sa maison montrent à quel point il aime la nature.
Il aime toucher, sentir, humer, travailler le bois et met à contribution ses connaissances de tourneur-fraiseur pour fabriquer des objets divers dont des ustensiles de cuisine, des objets utilitaires ou décoratifs et même de petits meubles (vaisselier, table, chaises).
Claude est fier de sa dernière passion, il produit du sirop d’érable. L’hiver dernier, il a installé une cabane à sucre d'où il a extrait 50 litres de sirop d'érable. Ses derniers visiteurs venus de France m’ont assuré que sa production de sirop d’érable mériterait un jour un label...
Avec sa volonté débordante, il espère doubler sa production au printemps prochain. Sachez qu’aujourd'hui, la consommation de sirop d'érable est généralisée au Québec où le sirop est souvent consommé au quotidien.
Claude Boudard a toujours la nostalgie de son Nibelle natal mais le fait de choisir de vivre au Canada est le fruit d’un foudroyant coup de cœur pour ce coin du monde.
Ses amis d’enfance restés à Nibelle confirment qu’il fait partie de cette phalange de personnes qui ont métamorphosé leur vie en prenant les risques de tenter l’aventure dans un autre continent.
« C’est vrai qu'les enfants d'ast'heure c'est pas comme les enfants d'antan ... », comme dirait l’autre.
Crédit photos JL/GC - Claude Boudard, son univers en images
Je ne l'ai pas encore lu mais je peux vous assurer qu'il est dans les starting-blocks avec les livres à dévorer bientôt...
Chouchou de la presse mais aussi du public, elle a déjà obtenu le prix du roman Fnac 2010 après avoir vendu près de 150000 romans en Finlande, son pays d’origine, Sofi Oksanen a quant à elle été récompensée du prix Femina étranger pour «Purge», paru dans la collection Cosmopolite de Stock.
Ecrivaine âgée de 33 ans, née d’un père finlandais et d’une mère estonienne, Sofi Oksanen revient sur l’histoire récente des pays baltes et de la dislocation de l’union soviétique en suivant la destinée de deux femmes que tout devrait opposer : Zara et Aliide. «Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes: peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?», se questionne l’éditeur en quatrième de couverture.

Le Mot de l'éditeur : Purge
En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.
Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?
Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.
Crédit photo Nathalie Behring / Reuters
Photo Saint-Germain-des-Prés 1ère édition du 4 au 30 novembre 2010...
En plein mois de la Photo à Paris, la 1ère édition de Photo Saint-Germain-des-Prés propose un parcours photographique inédit réunissant une trentaine de galeries d’art, agences photographiques et librairies spécialisées. Cet événement phare de la rentrée souligne l’identité d’un quartier au cœur de la vie artistique et intellectuelle parisienne et historiquement lié à la photographie.
Une imposante sculpture de bronze d'Henri Matisse a été vendue aux enchères mercredi à New York chez Christie's près de 49 millions de dollars (34,7 millions d'euros), battant un nouveau record pour l'impressionniste français.
Crédit photo AFP - Henri Matisse "Nu de dos"
Ce "Nu de dos" haut de 1,89 m, le clou de la vente, représentant une silhouette de femme vue de dos, avait été estimé par la célèbre maison de vente aux enchères Christie's entre 25 et 35 millions de dollars avant d'être adjugé à 48.802.500 de dollars. Cette vente a été qualifiée d'"extraordinaire" par Christie's.
Elle survient le lendemain d'une autre vente record, par la maison d'enchères concurrente Sotheby's où un tableau d'Amedeo Modigliani, "Nu assis sur un divan (La Belle Romaine)", avait été adjugé 68,9 millions de dollars, établissant un record mondial pour l'artiste italien.
Crédit photo AFP - Amedeo Modigliani, "Nu assis sur un divan"