Ce soir, je prends un apéritif avec mon ami Jean-Louis. Nous parlons de la vie publique et des dernières nouvelles qui font le bonheur des médias. Nous sommes d'accord que la publication des patrimoines des membres du gouvernement n’a en elle-même aucun intérêt pour la moralisation de la vie publique.
La seule mesure pertinente serait la comparaison entre le montant de la fortune globale d’un responsable public au moment où il entre en charge et le moment où il en sort pour juger s'il a profité de ses fonctions pour s’enrichir. Pour l'instant, cela ressemble à du voyeurisme.
Nous observons, avec tristesse, que la vie publique, empoisonnée par quelques affaires, s’est singulièrement dramatisée et que la confiance des citoyens fait trop défaut à ceux qui ont la charge d’agir au nom du peuple. Aussi, les débats et les réformes ne peuvent plus être abordés sans que l’opinion se fracture et que des factions s’affrontent avec une violence parfois inquiétante. Nous avons l'impression que ce pays s'épuise. Ça fait peur !
lundi 22 avril 2013
Gobelins par Nature - Éloge de la Verdure (XVIè-XXIè siècle) : Exposition à la Galerie des Gobelins
Gobelins par Nature - Éloge de la Verdure (XVIè-XXIè siècle) : Exposition à la Galerie des Gobelins jusqu'au 19 janvier 2014...
Le thème de la flore est particulièrement en faveur dans la production des tapisseries dès le Moyen-Âge. Au fil du temps, en fonction des modifications du goût, de l’évolution des conditions de vie et des préoccupations artistiques, la représentation du monde végétal va s’exprimer sous différentes formes : « milles-fleurs », verdures, cycle des mois et des saisons, paysages...
Le parcours ne se veut pas chronologique. Il s’agit d’une invitation à la promenade dans un cadre de verdure où le passé et le présent se croisent et se répondent par le jeu des variations iconographiques et chromatiques.
Les Saisons de Le Brun conversent avec les Saisons de Lurçat ; les « mille-fleurs » du XVe siècle se mêlent au fleurs sauvages de Dom Robert. Les frondaisons des verdures et des paysages des XVIe et XVIIe siècles rejoignent celles de Monet, Buri, Hadju, Alechinsky, Prassinos et Traquandi. Lire aussi ici
Crédits David Hugonot Petit / Galerie des Gobelins - Velvet Jungle n°1 d’après Jacques Monory / Tapisserie des Gobelins, 2012
Le thème de la flore est particulièrement en faveur dans la production des tapisseries dès le Moyen-Âge. Au fil du temps, en fonction des modifications du goût, de l’évolution des conditions de vie et des préoccupations artistiques, la représentation du monde végétal va s’exprimer sous différentes formes : « milles-fleurs », verdures, cycle des mois et des saisons, paysages...
Le parcours ne se veut pas chronologique. Il s’agit d’une invitation à la promenade dans un cadre de verdure où le passé et le présent se croisent et se répondent par le jeu des variations iconographiques et chromatiques.
Les Saisons de Le Brun conversent avec les Saisons de Lurçat ; les « mille-fleurs » du XVe siècle se mêlent au fleurs sauvages de Dom Robert. Les frondaisons des verdures et des paysages des XVIe et XVIIe siècles rejoignent celles de Monet, Buri, Hadju, Alechinsky, Prassinos et Traquandi. Lire aussi ici
Crédits David Hugonot Petit / Galerie des Gobelins - Velvet Jungle n°1 d’après Jacques Monory / Tapisserie des Gobelins, 2012
Printemps de Bourges 2013
Le Printemps de Bourges aura lieu du 23 au 28 avril 2013. Comme chaque année depuis 1977, le Printemps de Bourges lance la saison des festivals musicaux de France. « Le Printemps de Bourges doit devenir, pour tous ceux qui s'intéressent à la chanson, un lieu de création, d'expression et de confrontation sur la chanson d'aujourd'hui. Ce festival doit miser toujours sur un « bon équilibre entre des musiciens connus et des moins connus, une diversité des genres et des nouveautés dans le fonctionnement », selon l'un des trois fondateurs et actuel directeur du Printemps de Bourges, Daniel Colling. Lire aussi ici
Crédits Printemps de Bourges 2013
Crédits Printemps de Bourges 2013
samedi 20 avril 2013
vendredi 19 avril 2013
Keith Haring - The political line : Exposition au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Keith Haring - The political line : Exposition au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MaM) du 19 avril 2013 jusqu'au 19 août 2013...
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, avec le CENTQUATRE, consacre une rétrospective de grande envergure à l’artiste américain Keith Haring (1958 – 1990). Cette exposition permettra d’appréhender l’importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément « politique » de sa démarche, tout au long de sa carrière.
Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, - dont une quinzaine de grands formats seront exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais réalisées sur cet artiste.
Keith Haring fut l’un des artistes les plus célébrés de son époque, et aujourd’hui encore tout le monde connaît son style incomparable et son répertoire de signes emblématiques. Il a été exposé avec Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jenny Holzer et Daniel Buren, dès la Documenta 7 en 1982 et dans des musées et biennales du monde entier.
Crédits © Keith Haring Foundation - Collection particulière, Untitled, 9 avril 1985
Keith Haring, virtuose du dessin, a étudié à la School of Visual Arts à New York. Génie de la ligne, travailleur incessant et rapide, il a énormément produit, réalisant ses œuvres en écoutant de la musique. Il a utilisé de multiples supports et eu recours aux medias de son époque allant jusqu’à commercialiser des produits dérivés dans son célèbre Pop Shop à partir de 1985.
Les messages et les idées politiques qu’il a véhiculés ne constituent pas seulement une part de son héritage, mais ont considérablement influencé les artistes et la société. Ses « subway drawings » réalisés dans le métro, ses peintures, ses dessins et sculptures, étaient porteurs de messages de justice sociale, de liberté individuelle et de changement. Icône du Pop art, artiste subversif et militant, Keith Haring a multiplié les engagements tout au long de sa vie : très jeune, il était animé par une envie de transformer le monde.
Crédits © Keith Haring Foundation - Courtesy Fondazione Ors, The Tree of Monkeys, 1984
En utilisant délibérément la rue et les espaces publics pour s’adresser au plus grand nombre, il n’a cessé de lutter contre le racisme, toutes sortes d’injustice et de violence, notamment l’Apartheid en Afrique du sud, la menace nucléaire, la destruction de l’environnement, l’homophobie et l’épidémie du sida (dont il est mort non sans avoir créé une fondation caritative au profit de la lutte contre la maladie). Le parcours de l’exposition rend compte de ses prises de position critiques.
Cette exposition majeure se devait d’être organisée à Paris. En effet, présenté dès 1984 par l’Arc, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris dans l’exposition Figuration Libre France/USA, aux côtés de Robert Combas, Hervé Di Rosa, Jean-Michel Basquiat… Keith Haring a séjourné, travaillé et exposé à de nombreuses reprises à Paris, ville qu’il affectionnait particulièrement. Source
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, avec le CENTQUATRE, consacre une rétrospective de grande envergure à l’artiste américain Keith Haring (1958 – 1990). Cette exposition permettra d’appréhender l’importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément « politique » de sa démarche, tout au long de sa carrière.
Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, - dont une quinzaine de grands formats seront exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais réalisées sur cet artiste.
Keith Haring fut l’un des artistes les plus célébrés de son époque, et aujourd’hui encore tout le monde connaît son style incomparable et son répertoire de signes emblématiques. Il a été exposé avec Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jenny Holzer et Daniel Buren, dès la Documenta 7 en 1982 et dans des musées et biennales du monde entier.
Crédits © Keith Haring Foundation - Collection particulière, Untitled, 9 avril 1985
Keith Haring, virtuose du dessin, a étudié à la School of Visual Arts à New York. Génie de la ligne, travailleur incessant et rapide, il a énormément produit, réalisant ses œuvres en écoutant de la musique. Il a utilisé de multiples supports et eu recours aux medias de son époque allant jusqu’à commercialiser des produits dérivés dans son célèbre Pop Shop à partir de 1985.
Les messages et les idées politiques qu’il a véhiculés ne constituent pas seulement une part de son héritage, mais ont considérablement influencé les artistes et la société. Ses « subway drawings » réalisés dans le métro, ses peintures, ses dessins et sculptures, étaient porteurs de messages de justice sociale, de liberté individuelle et de changement. Icône du Pop art, artiste subversif et militant, Keith Haring a multiplié les engagements tout au long de sa vie : très jeune, il était animé par une envie de transformer le monde.
Crédits © Keith Haring Foundation - Courtesy Fondazione Ors, The Tree of Monkeys, 1984
En utilisant délibérément la rue et les espaces publics pour s’adresser au plus grand nombre, il n’a cessé de lutter contre le racisme, toutes sortes d’injustice et de violence, notamment l’Apartheid en Afrique du sud, la menace nucléaire, la destruction de l’environnement, l’homophobie et l’épidémie du sida (dont il est mort non sans avoir créé une fondation caritative au profit de la lutte contre la maladie). Le parcours de l’exposition rend compte de ses prises de position critiques.
Cette exposition majeure se devait d’être organisée à Paris. En effet, présenté dès 1984 par l’Arc, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris dans l’exposition Figuration Libre France/USA, aux côtés de Robert Combas, Hervé Di Rosa, Jean-Michel Basquiat… Keith Haring a séjourné, travaillé et exposé à de nombreuses reprises à Paris, ville qu’il affectionnait particulièrement. Source
jeudi 18 avril 2013
Ron Mueck : Exposition à la Fondation Cartier
Ron Mueck : Exposition à la Fondation Cartier jusqu'au 29 septembre 2013...
La Fondation Cartier pour l’art contemporain invite le sculpteur australien Ron Mueck à présenter ses œuvres émouvantes et troublantes, marquant son grand retour institutionnel en Europe.
Après le succès de 2005 à la Fondation Cartier, cette nouvelle exposition personnelle est la plus complète et la plus actuelle de la production de l’artiste. Elle dévoilera notamment, outre six œuvres récentes, trois sculptures réalisées spécialement pour l’exposition. Ces œuvres, révélées dans l’intimité de leur création à travers un film inédit, réaffirment toute la modernité d’un art à fleur de peau, aussi puissant qu’évocateur.
Crédits © Thomas Salva / Lumento - Ron Mueck / Courtesy Hauser & Wirth, Woman with Sticks, 2009
La découverte exceptionnelle d’une œuvre rare et secrète. Vivant à Londres, Ron Mueck a exposé dans les musées du monde entier, au Japon, en Australie, en Nouvelle Zélande et au Mexique. Son exposition à la Fondation Cartier est un événement d’autant plus exceptionnel que les opportunités de voir ses œuvres sont extrêmement rares. Travaillant lentement dans son atelier londonien, il fait du temps un élément privilégié de sa création.
Ses figures humaines, réalistes à l’excès, mais qui jouent sur des changements d’échelle surprenants, demeurent aussi éloignées du naturalisme académique que du pop art ou de l’hyperréalisme. Lire la suite ici
La Fondation Cartier pour l’art contemporain invite le sculpteur australien Ron Mueck à présenter ses œuvres émouvantes et troublantes, marquant son grand retour institutionnel en Europe.
Après le succès de 2005 à la Fondation Cartier, cette nouvelle exposition personnelle est la plus complète et la plus actuelle de la production de l’artiste. Elle dévoilera notamment, outre six œuvres récentes, trois sculptures réalisées spécialement pour l’exposition. Ces œuvres, révélées dans l’intimité de leur création à travers un film inédit, réaffirment toute la modernité d’un art à fleur de peau, aussi puissant qu’évocateur.
Crédits © Thomas Salva / Lumento - Ron Mueck / Courtesy Hauser & Wirth, Woman with Sticks, 2009
La découverte exceptionnelle d’une œuvre rare et secrète. Vivant à Londres, Ron Mueck a exposé dans les musées du monde entier, au Japon, en Australie, en Nouvelle Zélande et au Mexique. Son exposition à la Fondation Cartier est un événement d’autant plus exceptionnel que les opportunités de voir ses œuvres sont extrêmement rares. Travaillant lentement dans son atelier londonien, il fait du temps un élément privilégié de sa création.
Ses figures humaines, réalistes à l’excès, mais qui jouent sur des changements d’échelle surprenants, demeurent aussi éloignées du naturalisme académique que du pop art ou de l’hyperréalisme. Lire la suite ici
Trésor du Saint-Sépulcre : Exposition au château de Versailles
Trésor du Saint-Sépulcre : Exposition au château de Versailles jusqu'au 14 juillet 2013...
Le château de Versailles présente les chefs-d’œuvre d’un des derniers trésors de l’Occident dans l'exposition Trésor du Saint-Sépulcre. Présents des cours royales européennes à Jérusalem.
250 chefs-d'œuvre inconnus : L’exposition Trésor du Saint-Sépulcre. Présents des cours royales européennes à Jérusalem présente pour la première fois plus de 250 chefs-d’œuvre inconnus issus du Trésor du Saint-Sépulcre.
Ces extraordinaires œuvres d’art ont été envoyées à la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem ainsi qu’à celles de Bethléem et de Nazareth par les principaux souverains européens. Ils rendaient ainsi hommage aux Lieux saints et participaient à leur splendeur. Certaines de ses œuvres, qui aujourd'hui encore sont utilisées lors de cérémonies religieuses, sont montrées pour la première fois au public lors d'une exposition.
Crédits © Custodie de Terre Sainte, A. Bussolin - Claude Caignet, Grand bassin en argent repoussé, ciselé et doré. Diamètre 39 cm offert par Louis XIII, 1625 - Jérusalem, Custodie de Terre Sainte
Un faste sans égal : Dans les salles des Croisades du château de Versailles, le visiteur découvre ces cadeaux extraordinaires et leur incroyable diversité : lampes de sanctuaire d’or ou d’argent, candélabres de vermeil, vases liturgiques sertis d’émaux et de pierres précieuses, crosses et croix de procession, vêtements de cérémonie en brocart et velours ciselés...
A la Maison de Chateaubriand, ce sont des œuvres peintes qui sont présentées. Lire la suite ici
Crédits © Custodie de Terre Sainte, M.-A. Beaulieu - Ombilic Porphyre, argent doré. Diamètre total : 51,5 cm, Jérusalem, Custodie de Terre Sainte
Le château de Versailles présente les chefs-d’œuvre d’un des derniers trésors de l’Occident dans l'exposition Trésor du Saint-Sépulcre. Présents des cours royales européennes à Jérusalem.
250 chefs-d'œuvre inconnus : L’exposition Trésor du Saint-Sépulcre. Présents des cours royales européennes à Jérusalem présente pour la première fois plus de 250 chefs-d’œuvre inconnus issus du Trésor du Saint-Sépulcre.
Ces extraordinaires œuvres d’art ont été envoyées à la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem ainsi qu’à celles de Bethléem et de Nazareth par les principaux souverains européens. Ils rendaient ainsi hommage aux Lieux saints et participaient à leur splendeur. Certaines de ses œuvres, qui aujourd'hui encore sont utilisées lors de cérémonies religieuses, sont montrées pour la première fois au public lors d'une exposition.
Crédits © Custodie de Terre Sainte, A. Bussolin - Claude Caignet, Grand bassin en argent repoussé, ciselé et doré. Diamètre 39 cm offert par Louis XIII, 1625 - Jérusalem, Custodie de Terre Sainte
Un faste sans égal : Dans les salles des Croisades du château de Versailles, le visiteur découvre ces cadeaux extraordinaires et leur incroyable diversité : lampes de sanctuaire d’or ou d’argent, candélabres de vermeil, vases liturgiques sertis d’émaux et de pierres précieuses, crosses et croix de procession, vêtements de cérémonie en brocart et velours ciselés...
A la Maison de Chateaubriand, ce sont des œuvres peintes qui sont présentées. Lire la suite ici
Crédits © Custodie de Terre Sainte, M.-A. Beaulieu - Ombilic Porphyre, argent doré. Diamètre total : 51,5 cm, Jérusalem, Custodie de Terre Sainte
mercredi 17 avril 2013
André Morain - Photographies 1961-2012 : Exposition à la Maison Européenne de la Photographie
André Morain - Photographies 1961-2012 : Exposition à la Maison Européenne de la Photographie du 17 avril 2013 au 16 juin 2013...
Couvrant plus de quarante ans de vie artistique parisienne, l’oeuvre d’André Morain s’offre comme une chronique photographique et historique irremplaçable. Devant son objectif ont défilé tout ce que l’Art compte de personnalités : galeristes, critiques, collectionneurs, conservateurs, politiques, artistes…
Saga singulière dans laquelle les Nouveaux Réalistes côtoient les peintres de la Figuration Narrative, et où l’on retrouve Jacques Chirac aux côtés de Louis Cane, tandis qu’à l’abri des regards, Denise René converse avec Jean Arp et qu’Annette Messager et Christian Boltanski s’échappent d’une monumentale sculpture de Richard Serra. Typologie qu’on pourrait interpréter aussi comme une étude de caractères.
Crédits André Morain - Philippe Starck, Andrée Putman et Jean Nouvel, 1990
Mais qu’on ne s’y trompe point, si André Morain est au service de l’art, il est aussi et surtout au service de la photographie. Son œil aux aguets, furtif et incisif, saisit à la volée, à la manière d’un Cartier-Bresson, les moments forts d’une scène artistique qu’il immortalise et nous restitue dans sa fraîcheur et sa spontanéité.
Il s’inscrit assurément dans la lignée d’un Ugo Mulas, d’un Harry Shunk ou d’un Claudio Abate, mais il s’en distingue cependant par quelques pas de côté : ceux d’un photo-reporter rarement pris au dépourvu. André Morain, c’est la mémoire virevoltante d’une époque à laquelle l’humour et parfois l’impertinence donnent le « la ». Lire ici
Crédits André Morain / Courtesy of the artist & MEP, Maison européenne de la photographie - Exposition Comme lieu : situation 2 , musée des Arts décoratifs, 1987
Couvrant plus de quarante ans de vie artistique parisienne, l’oeuvre d’André Morain s’offre comme une chronique photographique et historique irremplaçable. Devant son objectif ont défilé tout ce que l’Art compte de personnalités : galeristes, critiques, collectionneurs, conservateurs, politiques, artistes…
Saga singulière dans laquelle les Nouveaux Réalistes côtoient les peintres de la Figuration Narrative, et où l’on retrouve Jacques Chirac aux côtés de Louis Cane, tandis qu’à l’abri des regards, Denise René converse avec Jean Arp et qu’Annette Messager et Christian Boltanski s’échappent d’une monumentale sculpture de Richard Serra. Typologie qu’on pourrait interpréter aussi comme une étude de caractères.
Crédits André Morain - Philippe Starck, Andrée Putman et Jean Nouvel, 1990
Mais qu’on ne s’y trompe point, si André Morain est au service de l’art, il est aussi et surtout au service de la photographie. Son œil aux aguets, furtif et incisif, saisit à la volée, à la manière d’un Cartier-Bresson, les moments forts d’une scène artistique qu’il immortalise et nous restitue dans sa fraîcheur et sa spontanéité.
Il s’inscrit assurément dans la lignée d’un Ugo Mulas, d’un Harry Shunk ou d’un Claudio Abate, mais il s’en distingue cependant par quelques pas de côté : ceux d’un photo-reporter rarement pris au dépourvu. André Morain, c’est la mémoire virevoltante d’une époque à laquelle l’humour et parfois l’impertinence donnent le « la ». Lire ici
Crédits André Morain / Courtesy of the artist & MEP, Maison européenne de la photographie - Exposition Comme lieu : situation 2 , musée des Arts décoratifs, 1987
lundi 15 avril 2013
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