Crédit photo Kevin Sloan via Delphine que je salue au passage.
samedi 23 octobre 2010
Bon week-end
L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures. [Milan Kundera - Extrait de L'insoutenable légèreté de l'être]
Crédit photo Kevin Sloan via Delphine que je salue au passage.
Crédit photo Kevin Sloan via Delphine que je salue au passage.
En attendant de trouver de l'essence...
J'avoue que je suis privilégié dans cette affaire. Je travaille à domicile et je me déplace à vélo dans mon village.
On est bien obligé de bouger et aller au travail même en temps de pénurie d'essence.
Le moyen de transport qui permet de se rendre n'importe où en France, pour un prix défiant toute concurrence, avec une réactivité inégalée, y compris les jours de grève ou de pénurie d'essence est sans doute le covoiturage. A condition de trouver, bien sûr, celui qui a eu la chance de faire le plein de carburant.

Cette solution, née avec Internet, s'appuie sur un vaste réseau de conducteurs prêts à troquer leur siège passager vide contre une conversation intéressante pour voyager dans la convivialité et une participation aux frais. Tout le monde est gagnant et en plus, on fait une bonne action pour la planète qui contribue à réduire les bouchons, la consommation d’énergie et la pollution. Pensez-y !
On est bien obligé de bouger et aller au travail même en temps de pénurie d'essence.
Le moyen de transport qui permet de se rendre n'importe où en France, pour un prix défiant toute concurrence, avec une réactivité inégalée, y compris les jours de grève ou de pénurie d'essence est sans doute le covoiturage. A condition de trouver, bien sûr, celui qui a eu la chance de faire le plein de carburant.

Cette solution, née avec Internet, s'appuie sur un vaste réseau de conducteurs prêts à troquer leur siège passager vide contre une conversation intéressante pour voyager dans la convivialité et une participation aux frais. Tout le monde est gagnant et en plus, on fait une bonne action pour la planète qui contribue à réduire les bouchons, la consommation d’énergie et la pollution. Pensez-y !
vendredi 22 octobre 2010
Choqué comme beaucoup d'autres...
"Un parfum de fin du monde", déclarait Elisabeth Tchoungui (Sur Auféminin.com) dans son billet d'humeur...
"Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin...", avait déclaré Jean-Paul Guerlain au JT de France 2. Une intervention qui avait provoqué un tollé. Audrey Pulvar, SOS Racisme et le Cran étaient montés au créneau.
La présentatrice Elise Lucet s'était excusée le soir même de l'intervention de Jean-Paul Guerlain de ne pas "avoir réagi instantanément". Elle s'était justifiée le lendemain matin dans le Parisien, expliquant ne pas avoir entendu la phrase prononcée par Jean-Paul Guerlain.
Ce vendredi 22 octobre, Elise Lucet très émue, a présenté ses excuses en direct après les propos racistes tenus par Jean-Paul Guerlain sur son plateau le 15 octobre.
J'ai été, comme beaucoup d'autres, choqué par les propos tenus par Jean-Paul Guerlain sur le plateau du journal télévisé du 15 octobre sur France 2.
Les discussions avec les amis et les proches ainsi que la lecture des condamnations dans les journaux et sur Internet me font réfléchir et penser qu'il faut rester vigilant pour éviter d'entendre des paroles aussi nauséabondes.
Je valide ce message laconique de Rama Yade, posté sur son blog dans lequel tout est dit: "Il s’appelait Guerlain. Un nom qui évoquait la beauté, le bon goût, la finesse, l’élégance. Mais ces mots, il les a prononcés avec la tranquillité du type qui a tout oublié et rien appris. Une vie pour en arriver là. Et ce communiqué désinvolte à l’adresse de ceux qui « ont pu se sentir blessés », comme une gifle supplémentaire.
Ça ne cessera donc jamais? Lassitude".
"Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin...", avait déclaré Jean-Paul Guerlain au JT de France 2. Une intervention qui avait provoqué un tollé. Audrey Pulvar, SOS Racisme et le Cran étaient montés au créneau.
La présentatrice Elise Lucet s'était excusée le soir même de l'intervention de Jean-Paul Guerlain de ne pas "avoir réagi instantanément". Elle s'était justifiée le lendemain matin dans le Parisien, expliquant ne pas avoir entendu la phrase prononcée par Jean-Paul Guerlain.
Ce vendredi 22 octobre, Elise Lucet très émue, a présenté ses excuses en direct après les propos racistes tenus par Jean-Paul Guerlain sur son plateau le 15 octobre.
J'ai été, comme beaucoup d'autres, choqué par les propos tenus par Jean-Paul Guerlain sur le plateau du journal télévisé du 15 octobre sur France 2.
Les discussions avec les amis et les proches ainsi que la lecture des condamnations dans les journaux et sur Internet me font réfléchir et penser qu'il faut rester vigilant pour éviter d'entendre des paroles aussi nauséabondes.
Je valide ce message laconique de Rama Yade, posté sur son blog dans lequel tout est dit: "Il s’appelait Guerlain. Un nom qui évoquait la beauté, le bon goût, la finesse, l’élégance. Mais ces mots, il les a prononcés avec la tranquillité du type qui a tout oublié et rien appris. Une vie pour en arriver là. Et ce communiqué désinvolte à l’adresse de ceux qui « ont pu se sentir blessés », comme une gifle supplémentaire.
Ça ne cessera donc jamais? Lassitude".
Moebius-Transe-Forme à la Fondation Cartier
Depuis le 12 octobre 2010 et cela jusqu'au 13 mars 2011, la Fondation Cartier pour l’art contemporain présente Moebius-Transe-Forme, la première grande exposition parisienne consacrée à l’œuvre de Jean Giraud, connu sous les pseudonymes de Gir et Mœbius. Icône incomparable de la bande dessinée, inventeur de formes extraordinaires, dessinateur génial, Mœbius est un artiste qui dépasse les limites traditionnelles de sa discipline. Comme il l’a souhaité, cette exposition inédite s’organise autour du thème de la métamorphose, un motif majeur et omniprésent dans ses bandes dessinées, ses projets cinématographiques ou encore son tout premier film d’animation 3D en tant que réalisateur, présenté en exclusivité à la Fondation Cartier. Avec leurs paysages et leurs personnages en perpétuelle transformation, ses œuvres explorent les confins de l’inconscient et dévoilent un monde imaginaire et fantastique. À travers la métamorphose souvent brusque et inquiétante d’une figure, d’un décor, Mœbius révèle un monde où les apparences ne sont pas aussi stables qu’on pourrait le croire.

Cette exposition est née d’une longue collaboration entre Mœbius et la Fondation Cartier pour l’art contemporain, qui a présenté son œuvre pour la première fois en 1999 dans le cadre de 1 monde reel, une exposition interrogeant les rapports entre réalité, fiction et science-fiction.
À cette occasion furent exposés deux cahiers inédits de l’artiste qui font maintenant partie de la collection de la Fondation Cartier. L’exposition 1 monde reel a également donné lieu aux premières conversations de l’artiste avec le philosophe et urbaniste Paul Virilio, ainsi qu’à une discussion en direct avec l’astronaute Jean-Pierre Haigneré depuis la station spatiale Mir. Lire Ici

Cette exposition est née d’une longue collaboration entre Mœbius et la Fondation Cartier pour l’art contemporain, qui a présenté son œuvre pour la première fois en 1999 dans le cadre de 1 monde reel, une exposition interrogeant les rapports entre réalité, fiction et science-fiction.
À cette occasion furent exposés deux cahiers inédits de l’artiste qui font maintenant partie de la collection de la Fondation Cartier. L’exposition 1 monde reel a également donné lieu aux premières conversations de l’artiste avec le philosophe et urbaniste Paul Virilio, ainsi qu’à une discussion en direct avec l’astronaute Jean-Pierre Haigneré depuis la station spatiale Mir. Lire Ici
Ces souvenirs qui nous gouvernent...
Je viens d'avoir une conversation intéressante avec un ami proche. Ceci m'incite à rééditer ce billet déjà paru sur mon blog à deux reprises, pour signifier mon attachement aux vieux souvenirs pour me guider quelques fois...
Quand le passé remonte à la surface, ce n’est jamais par hasard. Dans "Ces souvenirs qui nous gouvernent", le psychothérapeute Patrick Estrade esquisse une théorie originale qui nous invite à tirer profit de notre mémoire. Parce que «nos bons souvenirs sont des réservoirs de bonheur».
Il se définit lui-même comme un « interprète de souvenirs », comme d’autres interprètent les rêves. Le psychologue et psychothérapeute Patrick Estrade en a récolté plusieurs milliers, et les étudie depuis plus de vingt ans. Ils sont pour lui la marque indélébile de notre individualité, notre signature personnelle, la preuve que notre existence n’appartient à personne d’autre. Si les spécialistes de la mémoire sont très nombreux, rares sont ceux qui se sont penchés sur les souvenirs. Dans son dernier ouvrage, il amorce une passionnante théorie.
Ils influencent notre destinée...
«Nous sommes si habitués à regarder au loin que nous en oublions ce qui est proche de nous. Les souvenirs, cela semble tellement commun ! Ma pratique de psychothérapeute m’a conduit à les regarder de près et à constater qu’il y avait là une immense richesse peu exploitée. Nos souvenirs nous parlent, mais nous ne les écoutons pas, car nous ne savons pas comment les lire. Nous n’avons pas conscience de leur sens caché, ni de leur pouvoir sur nous. Ils sont notre référence historique. Ils révèlent comment nous abordons la vie, quelles sont nos peurs, les rapports que nous entretenons avec les autres, notre style de vie, nos talents.
Les souvenirs sont notre fondement, le sol sur lequel nous marchons durant toute notre vie. Ils décident de nos choix et influencent notre destinée. C’est peu dire qu’ils nous gouvernent. Un homme, par exemple, vient me voir, car il est en perte de repères. Il me confie ses souvenirs de nombreux déménagements dans son enfance. En langage populaire, je dirais qu’il ne sait plus où il habite… Nos souvenirs nous permettent de nous orienter dans le monde. Ils nous servent de repères. Ils peuvent également constituer un frein à notre évolution, comme dans le cas de ce garçon que son père avait dénigré et qui, aujourd’hui, n’arrive pas à aller au bout de ses entreprises».
Ils sont notre baromètre émotionnel...
«Nous nous rappelons de tel ou tel souvenir non pas parce que nous pensons au passé, mais bien parce que nous vivons ces mêmes émotions au présent. Il est donc intéressant d’examiner quel type de souvenirs nous allons chercher, car ils nous renseignent sur ce que nous ressentons ici et maintenant. Ils sont un baromètre de notre état psychologique intérieur. Un sentiment mélancolique réveillera un souvenir mélancolique ; un vécu d’insécurité, un souvenir insécurisant. Par exemple : une femme qui, dans sa vie actuelle, a la sensation de ne jamais avoir le choix, me parle incidemment du centre aéré où sa mère la forçait à aller. Nous avons tous des leitmotive comme “On ne me comprend pas” ou “Je ne fais jamais ce que je veux”, dont nous trouvons confirmation dans nos souvenirs.
Un souvenir reste donc gravé en nous par la force des émotions qui l’accompagnent ainsi que par la manière dont nous avons pu ou non lui donner du sens. Tout ce que nous vivons, la plus légère impression ou la plus grande douleur, s’inscrit sur le disque de cire de notre mémoire, comme les microsillons d’autrefois. Une femme me raconte l’immense joie qu’elle a ressentie le jour où, en classe, alors qu’elle pensait sa mère en voyage, elle l’aperçoit par la fenêtre. Voilà une émotion qui s’est définitivement gravée en elle».
Ils sont toujours prêts à remonter...
«Ceux qui disent ne pas avoir de souvenirs se trompent : les souvenirs oubliés ne sont pas des souvenirs perdus, ils sont quelque part en réserve dans notre cerveau. Ils ressemblent aux poissons : certains affleurent à la surface de l’eau et sont bien visibles, d’autres restent dans les profondeurs. Ils n’en sont pas moins là, prêts à remonter un jour ou l’autre. L’inconscient a un ascenseur très efficace. Il laisse seulement remonter les souvenirs dont nous avons besoin aujourd’hui pour évoluer et que nous sommes capables d’affronter. Je le vois chaque jour en thérapie lorsque, par exemple, une personne a manifestement subi un inceste et affirme ne pas s’en souvenir. Mais attention, ne forçons pas la porte des souvenirs. S’ils ne viennent pas, c’est que nous ne sommes pas prêts».
Ils viennent nous délivrer...
«C’est une chose merveilleuse lorsque de nouveaux souvenirs émergent, comme des lettres qui seraient demeurées trop longtemps en poste restante. C’est le signe que, dans notre vie d’aujourd’hui, nous sommes devenus suffisamment mûrs pour être capables de les accueillir, comme dans le cas de cet homme qui conservait des souvenirs très négatifs à propos de son père. Le jour où il a rencontré sa nouvelle compagne, des souvenirs très positifs avec lui ont commencé à émerger. J’ai vu des patients les larmes aux yeux lorsque de nouveaux souvenirs commençaient à leur apparaître, comme au lever du soleil, quand le brouillard se lève et dévoile un nouveau paysage. C’est une vraie ré appropriation de soi.
Il est également important de verbaliser ses mauvais souvenirs ou de les déposer quelque part. Je demande parfois à mes patients de les écrire, puis de les glisser dans une enveloppe et de les enterrer dans un sanctuaire. Cela peut être mon cabinet. Si quelqu’un, quelque part, a vécu une souffrance sans jamais avoir pu l’exprimer, j’aimerais qu’il puisse s’en défaire. Les bons souvenirs, en revanche, il faut les faire mousser ! Ils nous emplissent et nous nourrissent, nous empêchent parfois même de dormir, puis ils se déposent, se sédimentent. Ce sont des réservoirs de bonheur».
Ils changent notre regard sur le passé...
«Un souvenir ne survient jamais gratuitement. C’est une histoire inachevée. Il y a en nous un enfant jamais fini et qui demande à être transformé. Je parle dans mon livre d’un souvenir d’enfance survenu durant son écriture. J’adorais jouer avec un soldat de plomb, et je me souviens du sentiment de puissance et de conquête que cela me procurait, mais que je payais d’un grand sentiment de solitude. Ce livre m’a transformé, car ce nouveau souvenir me parlait du sentiment de puissance et de conquête que j’éprouvais en l’écrivant. Il m’a aussi fait prendre conscience de cette solitude. J’ai choisi cette fois de faire autrement que par le passé, notamment en renforçant mes relations sociales et amicales.
Les souvenirs permettent d’éclairer le moment présent, de se réapproprier son histoire, de la poursuivre, d’étoffer sa personnalité. Aller à la recherche de ses souvenirs, c’est comme mettre en ordre sa maison. On enlève la poussière, on se débarrasse d’objets devenus inutiles et, parfois, on retrouve un objet de valeur perdu. Il y a des énergies cachées dans les souvenirs retrouvés. Il faut juste apprendre à les accueillir et à leur donner du sens.»
Patrick Estrade, formé à l’Institut de psychologie analytique de Berlin, il est psychologue, psychothérapeute, écrivain et conférencier. Dans son dernier ouvrage, il nous fait prendre conscience page après page de la valeur de nos souvenirs, de leur profondeur, de leur sens. Son message : « Nos souvenirs nous parlent et nous ne les écoutons pas».
«Ces souvenirs qui nous gouvernent» de Patrick Estrade chez R. Laffont.
Qu'en faire ?
Cultivez les bons...
Les bons souvenirs sont « le jardin de notre mémoire », explique Patrick Estrade, psychothérapeute. Dès lors, « comme une fleur qu’il est nécessaire d’arroser, il est indispensable de les revivifier. Pensez par exemple à organiser des dîners souvenirs entre amis, à renouer avec vos meilleurs copains d’enfance ou d’études, et prenez également le temps de mettre à jour vos albums photos ».
Déposez ceux qui font mal...
Pour les souvenirs très douloureux, précise le psychothérapeute, « n’essayez surtout pas de vous en débarrasser en les refoulant ou en les enterrant, ce qui reviendrait à nier une partie de vous-même. Choisissez plutôt de les déposer. Ecrivez-les et demandez à un proche s’il veut bien en être le dépositaire ». Source
Crédit photo L'écoute, sculpture de Henri Miller sur le parvis de l'église St-Eustache à Paris
Quand le passé remonte à la surface, ce n’est jamais par hasard. Dans "Ces souvenirs qui nous gouvernent", le psychothérapeute Patrick Estrade esquisse une théorie originale qui nous invite à tirer profit de notre mémoire. Parce que «nos bons souvenirs sont des réservoirs de bonheur».
Il se définit lui-même comme un « interprète de souvenirs », comme d’autres interprètent les rêves. Le psychologue et psychothérapeute Patrick Estrade en a récolté plusieurs milliers, et les étudie depuis plus de vingt ans. Ils sont pour lui la marque indélébile de notre individualité, notre signature personnelle, la preuve que notre existence n’appartient à personne d’autre. Si les spécialistes de la mémoire sont très nombreux, rares sont ceux qui se sont penchés sur les souvenirs. Dans son dernier ouvrage, il amorce une passionnante théorie.
Ils influencent notre destinée...
«Nous sommes si habitués à regarder au loin que nous en oublions ce qui est proche de nous. Les souvenirs, cela semble tellement commun ! Ma pratique de psychothérapeute m’a conduit à les regarder de près et à constater qu’il y avait là une immense richesse peu exploitée. Nos souvenirs nous parlent, mais nous ne les écoutons pas, car nous ne savons pas comment les lire. Nous n’avons pas conscience de leur sens caché, ni de leur pouvoir sur nous. Ils sont notre référence historique. Ils révèlent comment nous abordons la vie, quelles sont nos peurs, les rapports que nous entretenons avec les autres, notre style de vie, nos talents.
Les souvenirs sont notre fondement, le sol sur lequel nous marchons durant toute notre vie. Ils décident de nos choix et influencent notre destinée. C’est peu dire qu’ils nous gouvernent. Un homme, par exemple, vient me voir, car il est en perte de repères. Il me confie ses souvenirs de nombreux déménagements dans son enfance. En langage populaire, je dirais qu’il ne sait plus où il habite… Nos souvenirs nous permettent de nous orienter dans le monde. Ils nous servent de repères. Ils peuvent également constituer un frein à notre évolution, comme dans le cas de ce garçon que son père avait dénigré et qui, aujourd’hui, n’arrive pas à aller au bout de ses entreprises».
Ils sont notre baromètre émotionnel...
«Nous nous rappelons de tel ou tel souvenir non pas parce que nous pensons au passé, mais bien parce que nous vivons ces mêmes émotions au présent. Il est donc intéressant d’examiner quel type de souvenirs nous allons chercher, car ils nous renseignent sur ce que nous ressentons ici et maintenant. Ils sont un baromètre de notre état psychologique intérieur. Un sentiment mélancolique réveillera un souvenir mélancolique ; un vécu d’insécurité, un souvenir insécurisant. Par exemple : une femme qui, dans sa vie actuelle, a la sensation de ne jamais avoir le choix, me parle incidemment du centre aéré où sa mère la forçait à aller. Nous avons tous des leitmotive comme “On ne me comprend pas” ou “Je ne fais jamais ce que je veux”, dont nous trouvons confirmation dans nos souvenirs.
Un souvenir reste donc gravé en nous par la force des émotions qui l’accompagnent ainsi que par la manière dont nous avons pu ou non lui donner du sens. Tout ce que nous vivons, la plus légère impression ou la plus grande douleur, s’inscrit sur le disque de cire de notre mémoire, comme les microsillons d’autrefois. Une femme me raconte l’immense joie qu’elle a ressentie le jour où, en classe, alors qu’elle pensait sa mère en voyage, elle l’aperçoit par la fenêtre. Voilà une émotion qui s’est définitivement gravée en elle».
Ils sont toujours prêts à remonter...
«Ceux qui disent ne pas avoir de souvenirs se trompent : les souvenirs oubliés ne sont pas des souvenirs perdus, ils sont quelque part en réserve dans notre cerveau. Ils ressemblent aux poissons : certains affleurent à la surface de l’eau et sont bien visibles, d’autres restent dans les profondeurs. Ils n’en sont pas moins là, prêts à remonter un jour ou l’autre. L’inconscient a un ascenseur très efficace. Il laisse seulement remonter les souvenirs dont nous avons besoin aujourd’hui pour évoluer et que nous sommes capables d’affronter. Je le vois chaque jour en thérapie lorsque, par exemple, une personne a manifestement subi un inceste et affirme ne pas s’en souvenir. Mais attention, ne forçons pas la porte des souvenirs. S’ils ne viennent pas, c’est que nous ne sommes pas prêts».
Ils viennent nous délivrer...
«C’est une chose merveilleuse lorsque de nouveaux souvenirs émergent, comme des lettres qui seraient demeurées trop longtemps en poste restante. C’est le signe que, dans notre vie d’aujourd’hui, nous sommes devenus suffisamment mûrs pour être capables de les accueillir, comme dans le cas de cet homme qui conservait des souvenirs très négatifs à propos de son père. Le jour où il a rencontré sa nouvelle compagne, des souvenirs très positifs avec lui ont commencé à émerger. J’ai vu des patients les larmes aux yeux lorsque de nouveaux souvenirs commençaient à leur apparaître, comme au lever du soleil, quand le brouillard se lève et dévoile un nouveau paysage. C’est une vraie ré appropriation de soi.
Il est également important de verbaliser ses mauvais souvenirs ou de les déposer quelque part. Je demande parfois à mes patients de les écrire, puis de les glisser dans une enveloppe et de les enterrer dans un sanctuaire. Cela peut être mon cabinet. Si quelqu’un, quelque part, a vécu une souffrance sans jamais avoir pu l’exprimer, j’aimerais qu’il puisse s’en défaire. Les bons souvenirs, en revanche, il faut les faire mousser ! Ils nous emplissent et nous nourrissent, nous empêchent parfois même de dormir, puis ils se déposent, se sédimentent. Ce sont des réservoirs de bonheur».
Ils changent notre regard sur le passé...
«Un souvenir ne survient jamais gratuitement. C’est une histoire inachevée. Il y a en nous un enfant jamais fini et qui demande à être transformé. Je parle dans mon livre d’un souvenir d’enfance survenu durant son écriture. J’adorais jouer avec un soldat de plomb, et je me souviens du sentiment de puissance et de conquête que cela me procurait, mais que je payais d’un grand sentiment de solitude. Ce livre m’a transformé, car ce nouveau souvenir me parlait du sentiment de puissance et de conquête que j’éprouvais en l’écrivant. Il m’a aussi fait prendre conscience de cette solitude. J’ai choisi cette fois de faire autrement que par le passé, notamment en renforçant mes relations sociales et amicales.
Les souvenirs permettent d’éclairer le moment présent, de se réapproprier son histoire, de la poursuivre, d’étoffer sa personnalité. Aller à la recherche de ses souvenirs, c’est comme mettre en ordre sa maison. On enlève la poussière, on se débarrasse d’objets devenus inutiles et, parfois, on retrouve un objet de valeur perdu. Il y a des énergies cachées dans les souvenirs retrouvés. Il faut juste apprendre à les accueillir et à leur donner du sens.»
Patrick Estrade, formé à l’Institut de psychologie analytique de Berlin, il est psychologue, psychothérapeute, écrivain et conférencier. Dans son dernier ouvrage, il nous fait prendre conscience page après page de la valeur de nos souvenirs, de leur profondeur, de leur sens. Son message : « Nos souvenirs nous parlent et nous ne les écoutons pas».
«Ces souvenirs qui nous gouvernent» de Patrick Estrade chez R. Laffont.
Qu'en faire ?
Cultivez les bons...
Les bons souvenirs sont « le jardin de notre mémoire », explique Patrick Estrade, psychothérapeute. Dès lors, « comme une fleur qu’il est nécessaire d’arroser, il est indispensable de les revivifier. Pensez par exemple à organiser des dîners souvenirs entre amis, à renouer avec vos meilleurs copains d’enfance ou d’études, et prenez également le temps de mettre à jour vos albums photos ».
Déposez ceux qui font mal...
Pour les souvenirs très douloureux, précise le psychothérapeute, « n’essayez surtout pas de vous en débarrasser en les refoulant ou en les enterrant, ce qui reviendrait à nier une partie de vous-même. Choisissez plutôt de les déposer. Ecrivez-les et demandez à un proche s’il veut bien en être le dépositaire ». Source
Crédit photo L'écoute, sculpture de Henri Miller sur le parvis de l'église St-Eustache à Paris
jeudi 21 octobre 2010
Primitifs de la photographie : Le calotype en France (1843 - 1860) à la Bibliothèque nationale de France
Primitifs de la photographie à la Bibliothèque nationale de France jusqu'au 16 janvier 2011...
Le calotype est le terme qui désigne le négatif sur papier et son tirage, technique mise au point par l’anglais William Henry Fox Talbot (1800-1877) dès 1840, presque en même temps qu’apparaît en France le daguerréotype de Daguerre. Le calotype, par la possibilité qu’il offre de multiplier les tirages à partir d’un négatif, porte en lui l’avenir de la photographie. Il se fait connaître lentement en France à partir de 1843. Mais c’est surtout entre les années 1848 et 1860 que le calotype connaît une fortune extraordinaire et d’autant plus étonnante que ce ne sera jamais un procédé commercial.

La possibilité alors nouvelle de réaliser des tirages sur papier, de varier leurs teintes, de les retoucher intéresse particulièrement les peintres, les archéologues, les voyageurs, les éditeurs. De très grands photographes : Gustave Le Gray, Charles Nègre, Edouard Baldus, Henri le Secq par exemple, démontrent rapidement les possibilités esthétiques de ce procédé et entraînent à leur suite nombre d’artistes (Delacroix, Hugo, Bartholdi) ainsi que la fine fleur du monde des affaires (Aguado, Delessert, Odier), de la politique (Périer, Bassano, d’Haussonville, Bocher) qui durant quelques années deviennent des amateurs passionnés par cette nouvelle technique. L’apport esthétique du calotype dans les années 1850 est considérable, son influence sur l’art, l’architecture et l’archéologie également. C’est grâce à lui que la photographie considérée auparavant comme un objet scientifique ou commercial est acceptée définitivement par les élites intellectuelles et artistiques. En quelques 180 tirages issus des collections de la BnF et de grandes collections françaises, cette exposition propose de comprendre cette histoire, ses acteurs et les œuvres qu’ils ont produites. Lire Ici
Le calotype est le terme qui désigne le négatif sur papier et son tirage, technique mise au point par l’anglais William Henry Fox Talbot (1800-1877) dès 1840, presque en même temps qu’apparaît en France le daguerréotype de Daguerre. Le calotype, par la possibilité qu’il offre de multiplier les tirages à partir d’un négatif, porte en lui l’avenir de la photographie. Il se fait connaître lentement en France à partir de 1843. Mais c’est surtout entre les années 1848 et 1860 que le calotype connaît une fortune extraordinaire et d’autant plus étonnante que ce ne sera jamais un procédé commercial.

La possibilité alors nouvelle de réaliser des tirages sur papier, de varier leurs teintes, de les retoucher intéresse particulièrement les peintres, les archéologues, les voyageurs, les éditeurs. De très grands photographes : Gustave Le Gray, Charles Nègre, Edouard Baldus, Henri le Secq par exemple, démontrent rapidement les possibilités esthétiques de ce procédé et entraînent à leur suite nombre d’artistes (Delacroix, Hugo, Bartholdi) ainsi que la fine fleur du monde des affaires (Aguado, Delessert, Odier), de la politique (Périer, Bassano, d’Haussonville, Bocher) qui durant quelques années deviennent des amateurs passionnés par cette nouvelle technique. L’apport esthétique du calotype dans les années 1850 est considérable, son influence sur l’art, l’architecture et l’archéologie également. C’est grâce à lui que la photographie considérée auparavant comme un objet scientifique ou commercial est acceptée définitivement par les élites intellectuelles et artistiques. En quelques 180 tirages issus des collections de la BnF et de grandes collections françaises, cette exposition propose de comprendre cette histoire, ses acteurs et les œuvres qu’ils ont produites. Lire Ici
Mario Cravo Neto "Corpo & Alma" à la Galerie Esther Woerdehoff
L’exposition Mario Cravo Neto à la Galerie Esther Woerdehoff du 28 octobre au 24 décembre 2010...
Fils d'un sculpteur célèbre, Mario Cravo Neto est né en 1947 à Salvador de Bahia. Bercé dans le milieu culturel de sa ville natale, il a commencé très tôt ses premières expériences artistiques: sculpture, dessin, installation, photo ou vidéo; il ne s'est mis aucune frontière entre les différentes orientations prises par son activité artistique tout au long de sa vie. À la Galerie Esther Woerdehoff, seront présentés 35 tirages en noir et blanc, une installation-sculpture (1972, résine) et des vidéos personnelles.
En 1964, toute la famille de Mario Cravo s'installe à Berlin où son père est invité à prendre part à une «résidence d'artiste». Deux ans plus tard il rentre au Brésil avant de repartir s'installer à New York en 1968, pour suivre des cours à l'Art Student League sous la direction de l'artiste Jack Krueger, l'un des pionniers de l'art conceptuel à New York.
De retour au Brésil en 1970, il participe à la 11e Biennale internationale de Sao Paulo en présentant une importante installation. Incapable de marcher pendant près d'un an à la suite d'un accident, il se voit obligé de repenser sa photographie. Il commence alors à travailler à la maison en apportant un soin tout particulier à l'éclairage et en utilisant des objets trouvés ou familiers, dans une tentative d'apporter la dimension tridimensionnelle de la sculpture à la photographie. Ses modèles sont pour la plupart des membres de sa famille ou des proches.
Crédit photo Courtesy Galerie Esther Woerdehoff - Mario Cravo Neto, Luciana 1994
Imprégnée de la culture Yoruba, l'oeuvre en noir et blanc de Mario Cravo Neto nous ramène au mythe de l'éternel retour, à la recherche d'un Eden perdu, de ce lien qui unissait l'homme à la nature, l'homme au divin. Ses recherches photographies se situent sur le terrain de l'énigme, de l'intangible, tout «comme sont inaccessibles les dieux, les Orixas et les morts».
Ses photographies, à la technique raffinée, sont d'une sensualité immédiate et d'une évidence paradoxale. Sur presque toutes les photographies, ses modèles ont les yeux bandés ou cachés par des objets, des animaux, ou encore photographiés de dos les empêchant d'avoir accès au monde visible. Un visage caché par une tortue, par de petits oiseaux blancs ou par des fils d'or. Un galet émergeant d'une oreille, deux poissons jetés sur une épaule, comme une armure homérique. Autant d'images emblématiques du travail de Mario Cravo Neto qui sont présentées à la galerie.
Crédit photo Courtesy Galerie Esther Woerdehoff - Mario Cravo Neto
Son oeuvre évoque de manière parfaitement iconique et onirique, les gestes ancestraux du Candomblé, les rituels de badigeonnage du corps et de sacrifice. Mario Cravo Neto nous lègue un bouillonnement de visions, un mélange d'épiphanies aux sels d'argent mythiques offrant une potion d'imaginaire à ceux qui voudront bien en faire l'expérience. Ses photographies semblent «diviniser l'humain et humaniser le divin». Considéré par beaucoup comme l'un des artistes brésiliens contemporains les plus importants, Mario Cravo Neto est décédé le 9 août 2009, à Salvador de Bahia.
Fils d'un sculpteur célèbre, Mario Cravo Neto est né en 1947 à Salvador de Bahia. Bercé dans le milieu culturel de sa ville natale, il a commencé très tôt ses premières expériences artistiques: sculpture, dessin, installation, photo ou vidéo; il ne s'est mis aucune frontière entre les différentes orientations prises par son activité artistique tout au long de sa vie. À la Galerie Esther Woerdehoff, seront présentés 35 tirages en noir et blanc, une installation-sculpture (1972, résine) et des vidéos personnelles.
En 1964, toute la famille de Mario Cravo s'installe à Berlin où son père est invité à prendre part à une «résidence d'artiste». Deux ans plus tard il rentre au Brésil avant de repartir s'installer à New York en 1968, pour suivre des cours à l'Art Student League sous la direction de l'artiste Jack Krueger, l'un des pionniers de l'art conceptuel à New York.
De retour au Brésil en 1970, il participe à la 11e Biennale internationale de Sao Paulo en présentant une importante installation. Incapable de marcher pendant près d'un an à la suite d'un accident, il se voit obligé de repenser sa photographie. Il commence alors à travailler à la maison en apportant un soin tout particulier à l'éclairage et en utilisant des objets trouvés ou familiers, dans une tentative d'apporter la dimension tridimensionnelle de la sculpture à la photographie. Ses modèles sont pour la plupart des membres de sa famille ou des proches.
Crédit photo Courtesy Galerie Esther Woerdehoff - Mario Cravo Neto, Luciana 1994Imprégnée de la culture Yoruba, l'oeuvre en noir et blanc de Mario Cravo Neto nous ramène au mythe de l'éternel retour, à la recherche d'un Eden perdu, de ce lien qui unissait l'homme à la nature, l'homme au divin. Ses recherches photographies se situent sur le terrain de l'énigme, de l'intangible, tout «comme sont inaccessibles les dieux, les Orixas et les morts».
Ses photographies, à la technique raffinée, sont d'une sensualité immédiate et d'une évidence paradoxale. Sur presque toutes les photographies, ses modèles ont les yeux bandés ou cachés par des objets, des animaux, ou encore photographiés de dos les empêchant d'avoir accès au monde visible. Un visage caché par une tortue, par de petits oiseaux blancs ou par des fils d'or. Un galet émergeant d'une oreille, deux poissons jetés sur une épaule, comme une armure homérique. Autant d'images emblématiques du travail de Mario Cravo Neto qui sont présentées à la galerie.
Crédit photo Courtesy Galerie Esther Woerdehoff - Mario Cravo NetoSon oeuvre évoque de manière parfaitement iconique et onirique, les gestes ancestraux du Candomblé, les rituels de badigeonnage du corps et de sacrifice. Mario Cravo Neto nous lègue un bouillonnement de visions, un mélange d'épiphanies aux sels d'argent mythiques offrant une potion d'imaginaire à ceux qui voudront bien en faire l'expérience. Ses photographies semblent «diviniser l'humain et humaniser le divin». Considéré par beaucoup comme l'un des artistes brésiliens contemporains les plus importants, Mario Cravo Neto est décédé le 9 août 2009, à Salvador de Bahia.
mercredi 20 octobre 2010
Zombie Walk 2010 : C'était le samedi 16 octobre à Paris
Exposez-vous à vos peurs les plus profondes ; après cela, la peur ne pourra plus vous atteindre. [Jim Morrison]

Crédit photos Pascal - Comment vous dire?


Crédit photos Paris Zombie

Crédit photos Cédric - Paris passion

Crédit photos Pascal - Comment vous dire?

Crédit photos Paris Zombie
Crédit photos Cédric - Paris passion
Pasteurdon 2010
Le Pasteurdon, opération de sensibilisation et d’appel aux dons de l’Institut Pasteur, se tiendra cette année du 22 au 24 octobre 2010. L’Institut proposera au public de devenir « Tous chercheurs le temps d’un week-end », autour d’un parcours éducatif et ludique à l’Institut Pasteur-même, au coeur du monde de la recherche. D’autres rendez-vous Pasteurdon, à Paris et en région, jalonneront les semaines jusqu’au 24 octobre et au-delà, pour collecter des dons au profit de l’Institut Pasteur.

Cette année, Sandrine Kiberlain s’engage généreusement pour l’Institut Pasteur, en tant que marraine d’honneur de l’opération. À ses côtés, chercheurs, personnalités des mondes artistique, sportif et littéraire, animateurs et journalistes des chaînes de la TNT se mobilisent également pour le Pasteurdon, organisé avec le partenariat exceptionnel des chaînes de la TNT et le soutien de France Inter.

Cette année, Sandrine Kiberlain s’engage généreusement pour l’Institut Pasteur, en tant que marraine d’honneur de l’opération. À ses côtés, chercheurs, personnalités des mondes artistique, sportif et littéraire, animateurs et journalistes des chaînes de la TNT se mobilisent également pour le Pasteurdon, organisé avec le partenariat exceptionnel des chaînes de la TNT et le soutien de France Inter.
mardi 19 octobre 2010
ZAZ - Je veux
Figurez-vous que le week-end dernier, j’ai eu le plaisir d’entendre cette chanson plus de quatre fois dans la voiture pendant toute l'après-midi. Je la publie sur mon blog parce que j’ai eu envie de la partager avec vous, et de faire un clin d'oeil à mon amie qui adore écouter en boucle ce morceau de Zaz. Eh bien voilà, je te souhaite de l’amour, de la joie, de la bonne humeur...
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