Mes deux frères africains blancs, comme j'avais l'habitude de les nommer, aimaient profondément l'Afrique. Aussi étrange que cela puisse paraître, tous les deux aimaient parler avec humour et me faisaient beaucoup rire, c'est vrai qu'ils sont drôles, ce qui pour moi, était loin d'être négligeable !
Que je regrette Benoît. Il y a quelques semaines, deux, trois, je lui parlais encore à la terrasse du bistrot du village. Comme d’habitude, il ne me cachait rien des récidives insidieuses de son mal mais savait en plaisanter, sans cesser d’afficher un optimisme qui, le connaissant, tenait autant de la politesse que de la conviction.
Je me souviens qu’il ne manquait jamais, en période de cueillette des champignons, d’aller en forêt pour les ramasser et contempler par la même occasion cette belle forêt, sans doute pour se rappeler des forêts denses, profondes, et apparemment impénétrables d'Afrique centrale qu'il aimait découvrir.
C’est dans l’après-midi de vendredi dernier que Benoît a choisi de partir. Quelle tristesse !
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