Cet après-midi, rencontre avec mon ami Laurent Coignard, organisateur des concerts Choeurs éternels, qui me parle des derniers détails de l'organisation du concert et me confie les affiches fraichement sorties des rotatives de l'imprimeur pour ce concert du dimanche 26 juin à l'église Saint Salomon et Saint Grégoire de Pithiviers.
Crédits Geneviève Mahaud - Affiche du concert Choeurs Eternels à Pithiviers
Communiqué de presse :
Après cinq années passées à l'église de Boiscommun et devant le succès public toujours croissant rencontré par le concert des Chœurs éternels, il est devenu urgent de trouver un lieu d'accueil plus vaste pour ne pas obliger, comme ce fut le cas des derniers concerts, un nombre croissant d'auditeurs à rester debout pendant toute la durée des deux parties du spectacle.
L'église Saint Salomon et Saint Grégoire de Pithiviers a donc ainsi accepté, malgré les problèmes que posent au fonctionnement du culte l'installation d'un concert, la nouvelle édition des Chœurs éternels.
Pour marquer cet évènement - qui ne consistera pas seulement dans un grand nombre de chaises supplémentaires - nous avons décidé d'associer ceux qui ont fait le succès de nos précédents concerts avec de nouveaux partenaires.
Ceux qui ont pu assister au dernier concert de Boiscommun ont découvert l'incroyable talent de Andrei Feher à la direction d'orchestre. C'est lui, à nouveau, qui cette année dirigera les chœurs et les musiciens.
A 25 ans, Chef assistant de Paavo Järvi à l'orchestre de Paris, Andrei Feher est une des découvertes de la musique actuelle. A son âge, il a été Chef assistant de Fabien Gabel à l'Orchestre Symphonique de Quebec, a remplacé Yannick Nézet-Seguin à l'Orchestre Métropolitan de Montréal et va, à partir de l'automne, travailler avec Daniel Harding, nouveau Directeur musical de l'Orchestre de Paris.
Sans nul doute, l'une des grandes révélations des Chœurs éternels fut la venue en 2013 de la cantatrice québécoise Aline Kutan. Chacune de ses prestations à Boiscommun a été un triomphe et c'est à la demande du public du Pithiverais et des amateurs venus de Paris et de l'étranger que nous lui avons demandé une nouvelle fois de venir exercer l'enchantement très particulier de sa voix de soprano.
Cette année, Aline Kutan vient se produire au Grand Théâtre de Québec où elle a triomphé dans la Flute enchantée de Mozart. Elle reprendra, entre autres, le vertigineux air de la Reine de la Nuit dont elle est, avec Monserrat Caballé et Nathalie Dessay, l'une des grandes interprètes.
Bien entendu, le chœur et les musiciens qui nous accompagnent depuis la première des représentations des Chœurs éternels seront présents,; mais il convient de rappeler que leur nombre a doublé depuis le premier concert de 2011 et qu'ils seront pour la première fois, cette année, accompagnés d'un des deux timbaliers de la Garde républicaine, Jean-François Durez, auquel il reviendra d'ouvrir le concert avec la Marche de Timbale de Philidor qui précèdera le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier.
L'évènement de ce premier concert à Pithiviers sera, sans aucun doute, outre la venue d'Aline Kutan, la présence de deux nouveaux chanteurs remarquables : le baryton Pierre-Yves Pruvot et le ténor Mathieu Abel, ce qui permettra de multiplier duos et trios qui marquent aussi bien les grands moments de La Flûte enchantée de Mozart ou Les Pêcheurs de perle de Bizet que les airs fameux du Barbier de Séville ou de Rigoletto.
vendredi 3 juin 2016
jeudi 2 juin 2016
Josef Sudek - Le monde à ma fenêtre : Exposition au Jeu de Paume
Josef Sudek - Le monde à ma fenêtre : Exposition au Jeu de Paume du 7 juin au 25 septembre 2016...
Le monde à ma fenêtre est la première exposition de cette ampleur qui restitue le travail et la vie de Josef Sudek (Kolín, 1896 — Prague, 1976) dans le contexte praguois de la première moitié du XXe siècle, imprégné de l’intense vie artistique de la capitale tchèque. À travers une sélection de 130 œuvres couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, de 1920 à 1976, l’exposition se propose d’examiner comment la photographie de Sudek reflète sa relation au monde environnant, des explorations de l’intimité de son atelier et de son jardin vu de sa fenêtre aux vagabondages plus lointains qui le mènent aux rues de Prague et à sa périphérie, en passant par ses excursions dans la campagne alentour.
La fascination durable qu’exercent sur Sudek la lumière et son absence est à l’origine de quelques-unes des photographies les plus envoûtantes du XXe siècle. Nature, architecture, rues et objets sont magnifiés par sa sensibilité et son intelligence du pouvoir de la lumière qui révèlent comment l’obscurité rend tout impénétrable.
Photographe extraordinairement soucieux de la qualité du tirage, condition du potentiel expressif de l’image, Sudek obtient du procédé pigmentaire le meilleur de son atmosphère et de son pouvoir évocateur, et recueille de l’épreuve argentique sa puissance de réflexion et de description. Outre ses premiers pas dans la carrière, l’exposition présente une période charnière qui débute dans les années 1940, au cours de laquelle il se livre à des expériences novatrices et, se focalisant sur les aspects techniques et formels du médium de la photographie, crée des tirages pigmentaires, des tirages tramés, des puřidlos (photographies entre deux vitres) et des veteše (photographies insérées dans des cadres anciens), techniques qui, toutes, lui offrent la possibilité de transformer la qualité objectale de la photographie.
La perte de son bras droit au cours de la Première Guerre mondiale et les difficultés qu’il rencontre désormais à transporter sa chambre grand format n’ont en rien entamé la passion inconditionnelle qu’il éprouve pour son activité photographique.
La fenêtre de son atelier, objet qui exerce sur Sudek une inépuisable fascination, est comparable à la surface d’une toile, réfléchissant des instants de tendresse exquise et d’espoir quand une branche en fleur se pressait contre elle, ou de poignante mélancolie lorsqu’il observe le jeu infini de la buée métamorphosant le monde extérieur contemplé à travers la vitre.
La chambre panoramique lui offre la possibilité de saisir son amour de Prague, exprimant avec une profondeur de sentiment allant de pair avec la précision de sa vision la richesse historique et la complexité architecturale de la capitale tchèque.
Crédits Courtesy Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, Don anonyme, 2010 © Succession Josef Sudek - Josef Sudek, Labyrinthe sur ma table, 1967
Comme beaucoup d’artistes de sa génération marqués par leur expérience de la guerre, Sudek manifeste une conscience particulièrement aiguë des aspects sombres et tourmentés de l’existence humaine — sentiments qui lui inspirèrent certaines de ses images les plus mélancoliques et les plus émouvantes. Une photographie réalisée la nuit à travers la vitre de sa fenêtre, montrant une ville plongée dans l’obscurité sous l’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale, communique un sentiment de désespoir indicible tout en attestant de manière radicale de l’aptitude de cette technique, telle que pratiquée par un maître, à transcender le littéral.La première partie de l’exposition plante le décor du grand récit de l’œuvre future de Sudek, montrant ses premiers paysages, les portraits de ses camarades pensionnaires de l’Invalidovna, l’hospice praguois accueillant les invalides de guerre comme lui, ses explorations hésitantes du modernisme et ses vues de l’intérieur de la cathédrale Saint-Guy.
Façonnant ainsi par des images le récit de sa vie, nous pénétrons ensuite dans son monde intérieur, section retraçant l’environnement immédiat de Sudek ainsi que les vues et objets qu’il affectionnait, son atelier et son jardin. Ses interminables promenades dans Prague trouvent une expression dans les panoramas de la ville et de ses environs, ainsi que dans la photographie de ses « quartiers périphériques » plus sordides, sujet également traité par d’autres artistes praguois. L’est et le nord de la Bohême, les monts Beskides et la forêt de Mionší sont également des destinations que le photographe affectionnait. L’exposition « Josef Sudek. Le monde à ma fenêtre » trace ainsi un fascinant panorama de la création de cet artiste à l’identité si singulière. Lire aussi Crédits ici
Le monde à ma fenêtre est la première exposition de cette ampleur qui restitue le travail et la vie de Josef Sudek (Kolín, 1896 — Prague, 1976) dans le contexte praguois de la première moitié du XXe siècle, imprégné de l’intense vie artistique de la capitale tchèque. À travers une sélection de 130 œuvres couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, de 1920 à 1976, l’exposition se propose d’examiner comment la photographie de Sudek reflète sa relation au monde environnant, des explorations de l’intimité de son atelier et de son jardin vu de sa fenêtre aux vagabondages plus lointains qui le mènent aux rues de Prague et à sa périphérie, en passant par ses excursions dans la campagne alentour.
La fascination durable qu’exercent sur Sudek la lumière et son absence est à l’origine de quelques-unes des photographies les plus envoûtantes du XXe siècle. Nature, architecture, rues et objets sont magnifiés par sa sensibilité et son intelligence du pouvoir de la lumière qui révèlent comment l’obscurité rend tout impénétrable.
Photographe extraordinairement soucieux de la qualité du tirage, condition du potentiel expressif de l’image, Sudek obtient du procédé pigmentaire le meilleur de son atmosphère et de son pouvoir évocateur, et recueille de l’épreuve argentique sa puissance de réflexion et de description. Outre ses premiers pas dans la carrière, l’exposition présente une période charnière qui débute dans les années 1940, au cours de laquelle il se livre à des expériences novatrices et, se focalisant sur les aspects techniques et formels du médium de la photographie, crée des tirages pigmentaires, des tirages tramés, des puřidlos (photographies entre deux vitres) et des veteše (photographies insérées dans des cadres anciens), techniques qui, toutes, lui offrent la possibilité de transformer la qualité objectale de la photographie.
La perte de son bras droit au cours de la Première Guerre mondiale et les difficultés qu’il rencontre désormais à transporter sa chambre grand format n’ont en rien entamé la passion inconditionnelle qu’il éprouve pour son activité photographique.
La fenêtre de son atelier, objet qui exerce sur Sudek une inépuisable fascination, est comparable à la surface d’une toile, réfléchissant des instants de tendresse exquise et d’espoir quand une branche en fleur se pressait contre elle, ou de poignante mélancolie lorsqu’il observe le jeu infini de la buée métamorphosant le monde extérieur contemplé à travers la vitre.
La chambre panoramique lui offre la possibilité de saisir son amour de Prague, exprimant avec une profondeur de sentiment allant de pair avec la précision de sa vision la richesse historique et la complexité architecturale de la capitale tchèque.
Crédits Courtesy Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, Don anonyme, 2010 © Succession Josef Sudek - Josef Sudek, Labyrinthe sur ma table, 1967
Comme beaucoup d’artistes de sa génération marqués par leur expérience de la guerre, Sudek manifeste une conscience particulièrement aiguë des aspects sombres et tourmentés de l’existence humaine — sentiments qui lui inspirèrent certaines de ses images les plus mélancoliques et les plus émouvantes. Une photographie réalisée la nuit à travers la vitre de sa fenêtre, montrant une ville plongée dans l’obscurité sous l’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale, communique un sentiment de désespoir indicible tout en attestant de manière radicale de l’aptitude de cette technique, telle que pratiquée par un maître, à transcender le littéral.La première partie de l’exposition plante le décor du grand récit de l’œuvre future de Sudek, montrant ses premiers paysages, les portraits de ses camarades pensionnaires de l’Invalidovna, l’hospice praguois accueillant les invalides de guerre comme lui, ses explorations hésitantes du modernisme et ses vues de l’intérieur de la cathédrale Saint-Guy.
Façonnant ainsi par des images le récit de sa vie, nous pénétrons ensuite dans son monde intérieur, section retraçant l’environnement immédiat de Sudek ainsi que les vues et objets qu’il affectionnait, son atelier et son jardin. Ses interminables promenades dans Prague trouvent une expression dans les panoramas de la ville et de ses environs, ainsi que dans la photographie de ses « quartiers périphériques » plus sordides, sujet également traité par d’autres artistes praguois. L’est et le nord de la Bohême, les monts Beskides et la forêt de Mionší sont également des destinations que le photographe affectionnait. L’exposition « Josef Sudek. Le monde à ma fenêtre » trace ainsi un fascinant panorama de la création de cet artiste à l’identité si singulière. Lire aussi Crédits ici
mercredi 1 juin 2016
Dimanche musical au Festival de Sully...
Dans quelques jours, le 26 juin 2016, aura lieu le sixième concert Chœurs éternels à l'église de Pithiviers. En attendant cet évènement, j'assiste aux deux concerts programmés le dimanche 29 mai à l'église Saint-Germain de Sully sur Loire dans le cadre du Festival de musique de Sully & du Loiret.
Je suis impressionné par le pianiste Alexandre Kantorow. A seulement 18 ans, il a déjà joué en soliste avec de nombreux orchestres et s’est produit sur un grand nombre de scènes en France et dans le monde. A Sylly, sa prestation est remarquable avec les interprétations de Piotr Ilitch Tchaïkovski - Scherzo à la russe op 1 n°1, Serge Rachmaninov - Sonate pour piano n°1 op 28, Igor Stravinsky/ Guido Agosti - L’Oiseau de feu et Johannes Brahms - Ballades opus 10.
Crédits Jean-Baptiste Millot - Alexandre Kantorow, pianiste
Alexandre Kantorow a commencé très tôt une activité de concertiste. A 16 ans, il a déjà été invité à se produire avec le Sinfonia Varsovia aux Folles Journées de Nantes et de Varsovie dans les Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov, et conséquemment Boris Berezovsky l’a invité pour deux récitals dans son festival de piano de Beauvais. Il a également joué avec plusieurs orchestres dont L’orchestre de Liège, de Picardie, de Douai, d'Orléans, avec l'Orchestre Pasdeloup à la Philharmonie de Paris, L’orchestre de Kaunas en Lituanie... Et ce dans des répertoires variés, Franck, Rachmaninov, Liszt, Saint-Saens, Brahms...
Pour le concert de l'après-midi, nous dansons - presque - au rythme de jazz, boléro ou samba... avec l'ensemble Symphonie de Poche dirigé par Nicolas Simon .
La Symphonie de Poche est un ensemble original et ambitieux. Constituée d’une douzaine de musiciens, elle place l’arrangement au cœur de son projet : au-delà d’une simple adaptation à l’effectif de l’ensemble, il vise à offrir un regard neuf et audacieux sur les œuvres choisies. Par sa grande mobilité, la Symphonie de Poche peut aussi apporter la musique là où elle ne va pas commodément. Avec enthousiasme et sans le protocole habituel de la musique classique, elle incarne un projet loin de tout a priori.
Un bel après-midi en écoutant Léonard Bernstein - Ouverture de Candide & Mambo, Aaron Copland - El salon Mexico, Charlie Chaplin - Smile, Astor Piazzolla - Milonga del Angel & Primavera Portena, Arthuro Marquez - Danzon n°2, Carlos Gardel - Por una cabeza.
Crédits Festival de musique de Sully & du Loiret 2016
Crédits Baudouin N'G - Concerts du Festival de musique de Sully & du Loiret, Mai 2016
Je suis impressionné par le pianiste Alexandre Kantorow. A seulement 18 ans, il a déjà joué en soliste avec de nombreux orchestres et s’est produit sur un grand nombre de scènes en France et dans le monde. A Sylly, sa prestation est remarquable avec les interprétations de Piotr Ilitch Tchaïkovski - Scherzo à la russe op 1 n°1, Serge Rachmaninov - Sonate pour piano n°1 op 28, Igor Stravinsky/ Guido Agosti - L’Oiseau de feu et Johannes Brahms - Ballades opus 10.
Crédits Jean-Baptiste Millot - Alexandre Kantorow, pianiste
Alexandre Kantorow a commencé très tôt une activité de concertiste. A 16 ans, il a déjà été invité à se produire avec le Sinfonia Varsovia aux Folles Journées de Nantes et de Varsovie dans les Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov, et conséquemment Boris Berezovsky l’a invité pour deux récitals dans son festival de piano de Beauvais. Il a également joué avec plusieurs orchestres dont L’orchestre de Liège, de Picardie, de Douai, d'Orléans, avec l'Orchestre Pasdeloup à la Philharmonie de Paris, L’orchestre de Kaunas en Lituanie... Et ce dans des répertoires variés, Franck, Rachmaninov, Liszt, Saint-Saens, Brahms...
Pour le concert de l'après-midi, nous dansons - presque - au rythme de jazz, boléro ou samba... avec l'ensemble Symphonie de Poche dirigé par Nicolas Simon .
La Symphonie de Poche est un ensemble original et ambitieux. Constituée d’une douzaine de musiciens, elle place l’arrangement au cœur de son projet : au-delà d’une simple adaptation à l’effectif de l’ensemble, il vise à offrir un regard neuf et audacieux sur les œuvres choisies. Par sa grande mobilité, la Symphonie de Poche peut aussi apporter la musique là où elle ne va pas commodément. Avec enthousiasme et sans le protocole habituel de la musique classique, elle incarne un projet loin de tout a priori.
Un bel après-midi en écoutant Léonard Bernstein - Ouverture de Candide & Mambo, Aaron Copland - El salon Mexico, Charlie Chaplin - Smile, Astor Piazzolla - Milonga del Angel & Primavera Portena, Arthuro Marquez - Danzon n°2, Carlos Gardel - Por una cabeza.
Crédits Festival de musique de Sully & du Loiret 2016
Crédits Baudouin N'G - Concerts du Festival de musique de Sully & du Loiret, Mai 2016
lundi 23 mai 2016
Pluie encore...
" L’espérance, c’est sortir par un beau soleil et rentrer sous la pluie." (Jules Renard)
Crédits ici
Crédits ici
dimanche 22 mai 2016
Gerard Petrus Fieret : Exposition au BAL
Gerard Petrus Fieret : Exposition au BAL du 26 mai jusqu'au 28 août 2016...
En consacrant, pour la première fois hors de son pays d’origine, une exposition monographique à l’artiste, poète et photographe néerlandais, Gerard P. Fieret (1924-2009), LE BAL présente une des œuvres les plus étranges et subversives produites dans les années 1960 et 1970 en Europe.
De 1965 — date à laquelle il se procure son premier appareil, un Praktiflex — à la fin des années 1970, ce photographe autodidacte va se livrer à une pratique obsessionnelle et insatiable de la prise de vue. Il photographie tout : des femmes, des jambes, des enfants, des vitrines, des scènes de rue, lui-même, et d’autres femmes, des modèles, des étudiantes, des mères de famille, des danseuses, des anonymes, et puis des fragments de corps, des seins, des fesses, des jambes, des nuques… Ses photographies, tels des miroirs sans tain, lui permettent d’atteindre un paradoxe : en se cachant derrière le viseur, il se révèle et affirme sa présence au monde.
Crédits Gerard Petrus Fieret, sans titre, 1965-1975. Gemeeentemusem Den Haag Courtesy Estate of Gerard Petrus Fieret
Toujours en noir et blanc. En noirs surtout, parfois troubles, épais et toujours lumineux, magnifiés par des tirages aux dimensions inhabituelles pour l’époque, notamment le format 60 × 80 cm qui lui est cher. Transgressif, hors norme et hors du temps, Fieret malmène l’image et distord le réel à la recherche de « quelque chose de surnaturel, un sentiment d’éternel ».
L’exposition au BAL présentera 200 tirages d’époque, sauvés de conditions extrêmes de production et d’une vie nomade d’ateliers en abris : obtenus à partir de produits chimiques et de papiers périmés, parfois séchés et brûlés à la bougie, exposés délibérément aux accidents de la vie quotidienne — poussière, traces de pas, griffures, déjections de souris ou pigeons –, pour la plupart signés et tamponnés compulsivement par leur auteur, ils portent les marques d’une agression permanente tout en étant les ultimes témoins d’une fulgurance disparue. Lire aussi ici
En consacrant, pour la première fois hors de son pays d’origine, une exposition monographique à l’artiste, poète et photographe néerlandais, Gerard P. Fieret (1924-2009), LE BAL présente une des œuvres les plus étranges et subversives produites dans les années 1960 et 1970 en Europe.
De 1965 — date à laquelle il se procure son premier appareil, un Praktiflex — à la fin des années 1970, ce photographe autodidacte va se livrer à une pratique obsessionnelle et insatiable de la prise de vue. Il photographie tout : des femmes, des jambes, des enfants, des vitrines, des scènes de rue, lui-même, et d’autres femmes, des modèles, des étudiantes, des mères de famille, des danseuses, des anonymes, et puis des fragments de corps, des seins, des fesses, des jambes, des nuques… Ses photographies, tels des miroirs sans tain, lui permettent d’atteindre un paradoxe : en se cachant derrière le viseur, il se révèle et affirme sa présence au monde.
Crédits Gerard Petrus Fieret, sans titre, 1965-1975. Gemeeentemusem Den Haag Courtesy Estate of Gerard Petrus Fieret
Toujours en noir et blanc. En noirs surtout, parfois troubles, épais et toujours lumineux, magnifiés par des tirages aux dimensions inhabituelles pour l’époque, notamment le format 60 × 80 cm qui lui est cher. Transgressif, hors norme et hors du temps, Fieret malmène l’image et distord le réel à la recherche de « quelque chose de surnaturel, un sentiment d’éternel ».
L’exposition au BAL présentera 200 tirages d’époque, sauvés de conditions extrêmes de production et d’une vie nomade d’ateliers en abris : obtenus à partir de produits chimiques et de papiers périmés, parfois séchés et brûlés à la bougie, exposés délibérément aux accidents de la vie quotidienne — poussière, traces de pas, griffures, déjections de souris ou pigeons –, pour la plupart signés et tamponnés compulsivement par leur auteur, ils portent les marques d’une agression permanente tout en étant les ultimes témoins d’une fulgurance disparue. Lire aussi ici
samedi 14 mai 2016
vendredi 13 mai 2016
Escapade à Vendôme pour l'art et le vin...
Jeudi dernier, escapade à Vendôme pour découvrir cette ville d'art et d'histoire, nichée dans la verdure au pied d'un coteau baigné par le Loir. Riche de son patrimoine, Vendôme offre aux visiteurs ses vestiges du château des Bourbon-Vendôme, l'église abbatiale de la Trinité avec sa façade gothique flamboyante, les maisons à pans de bois, l'ancien collège des Oratoriens fréquenté en son temps par un certain Honoré de Balzac, le marché couvert de style Baltard, les anciens remparts de la ville...
Nous profitons de l'occasion pour visiter les expositions d'art à Villiers-sur-Loir, à la Cave Coopérative, chez ADH Paysages et à la Maison du vin à Thoré-la-Rochette.
Une fois par an, à l’Ascension, la Cave du Vendômois et ADH Paysages à Villiers sur Loir, la Maison du Vin à Thoré la Rochette proposent des journées portes ouvertes avec comme thème principal une exposition d’œuvre d’art afin d’associer l’Art et le Vin. L'art pour le plaisir des yeux et le vin pour la dégustation et le plaisir des papilles...
Parmi les exposants, deux artistes connus dans notre région du Loiret et qui ont exposé les années précédentes à Cerdon du Loiret lors de l'exposition "ART GENS", le sculpteur bois Eric Palacino et le peintre François Lenhard.
Crédits Baudouin N'G - Escapade à Vendôme pour l'art et le vin... Mai 2016
Nous profitons de l'occasion pour visiter les expositions d'art à Villiers-sur-Loir, à la Cave Coopérative, chez ADH Paysages et à la Maison du vin à Thoré-la-Rochette.
Une fois par an, à l’Ascension, la Cave du Vendômois et ADH Paysages à Villiers sur Loir, la Maison du Vin à Thoré la Rochette proposent des journées portes ouvertes avec comme thème principal une exposition d’œuvre d’art afin d’associer l’Art et le Vin. L'art pour le plaisir des yeux et le vin pour la dégustation et le plaisir des papilles...
Parmi les exposants, deux artistes connus dans notre région du Loiret et qui ont exposé les années précédentes à Cerdon du Loiret lors de l'exposition "ART GENS", le sculpteur bois Eric Palacino et le peintre François Lenhard.
Crédits Baudouin N'G - Escapade à Vendôme pour l'art et le vin... Mai 2016
La patrie est le lieu loin duquel naît la nostalgie...
Je confie à ce blog ce texte que j'ai publié pour la première fois en 2009...
La nostalgie ou mal du pays est un sentiment comprenant souvent une mélancolie accompagnée d'un envoûtement par rapport à des souvenirs souvent liés aux lieux de l'enfance qu'on évoque à travers une jouissance qui est douloureuse. La plupart du temps, ce sentiment est provoqué suite à un manque d'une certaine époque que l'on a vécue et que l'on a apprécié vivre ou que l'on se plait bien à croire agréable a posteriori. Ce manque est souvent provoqué par la perte ou le rappel d'un de ces éléments passés.
D'un point de vue sociologique, la nostalgie est souvent le fait de personnes isolées qui s'en servent stratégiquement pour avoir le sentiment d'appartenir toujours à une communauté et de participer encore à la vie sociale. D'un point de vue politique, la crispation de certaines sociétés sur leur passé peut devenir particulièrement manifeste quand les évocations d'un Âge d'or passé se font de plus en plus fréquentes.
"La patrie est le lieu loin duquel naît la nostalgie"
Quelle que soit sa vie en France, même s’il a le sentiment d’avoir fait le bon choix, d’avoir réussi, d’avoir, par son départ, ouvert à ses enfants une vie meilleure, l’immigrant souffre souvent de nostalgie . Et de plus en plus avec le temps. Il tend à idéaliser son pays natal, cultive ses souvenirs, et nourrit l’espoir d’y retourner, au moins pour sa retraite. Il veut garder des liens, être encore de là-bas .
Citons un très beau texte de Marie Rouanet dans Mémoires du Goût: "Ceux qui ont dû émigrer, comme le disent sans rire des provençaux venus habiter en Limousin, imaginent que s’ils étaient restés, les choses, les gens, l’âme du lieu n'auraient pas disparu, que leur présence les auraient empêchés de fuir. Au début, ils se sont juré de revenir. Mais la vie tisse ses liens et un beau jour ils s’aperçoivent qu’aucun retour n’est possible et ils portent alors, enfoncée dans le cœur comme un coin, une terre rêvée où le bonheur paraissait plus facile à trouver et à garder, où existait, croient-ils, une relation aux autres plus chaleureuse."
Ce texte me fait réfléchir longuement sur la situation de ceux qui ont quitté leur terre natale mais je ne pleure pas...
"La chanson est dans le quotidien de chacun ; c'est sa fonction, sa force. Sociale, satirique, révolutionnaire, anarchiste, gaie, nostalgique... Elle ramène chacun de nous à son histoire". Barbara
La nostalgie ou mal du pays est un sentiment comprenant souvent une mélancolie accompagnée d'un envoûtement par rapport à des souvenirs souvent liés aux lieux de l'enfance qu'on évoque à travers une jouissance qui est douloureuse. La plupart du temps, ce sentiment est provoqué suite à un manque d'une certaine époque que l'on a vécue et que l'on a apprécié vivre ou que l'on se plait bien à croire agréable a posteriori. Ce manque est souvent provoqué par la perte ou le rappel d'un de ces éléments passés.
D'un point de vue sociologique, la nostalgie est souvent le fait de personnes isolées qui s'en servent stratégiquement pour avoir le sentiment d'appartenir toujours à une communauté et de participer encore à la vie sociale. D'un point de vue politique, la crispation de certaines sociétés sur leur passé peut devenir particulièrement manifeste quand les évocations d'un Âge d'or passé se font de plus en plus fréquentes.
"La patrie est le lieu loin duquel naît la nostalgie"
Quelle que soit sa vie en France, même s’il a le sentiment d’avoir fait le bon choix, d’avoir réussi, d’avoir, par son départ, ouvert à ses enfants une vie meilleure, l’immigrant souffre souvent de nostalgie . Et de plus en plus avec le temps. Il tend à idéaliser son pays natal, cultive ses souvenirs, et nourrit l’espoir d’y retourner, au moins pour sa retraite. Il veut garder des liens, être encore de là-bas .
Citons un très beau texte de Marie Rouanet dans Mémoires du Goût: "Ceux qui ont dû émigrer, comme le disent sans rire des provençaux venus habiter en Limousin, imaginent que s’ils étaient restés, les choses, les gens, l’âme du lieu n'auraient pas disparu, que leur présence les auraient empêchés de fuir. Au début, ils se sont juré de revenir. Mais la vie tisse ses liens et un beau jour ils s’aperçoivent qu’aucun retour n’est possible et ils portent alors, enfoncée dans le cœur comme un coin, une terre rêvée où le bonheur paraissait plus facile à trouver et à garder, où existait, croient-ils, une relation aux autres plus chaleureuse."
Ce texte me fait réfléchir longuement sur la situation de ceux qui ont quitté leur terre natale mais je ne pleure pas...
"La chanson est dans le quotidien de chacun ; c'est sa fonction, sa force. Sociale, satirique, révolutionnaire, anarchiste, gaie, nostalgique... Elle ramène chacun de nous à son histoire". Barbara
lundi 9 mai 2016
L'art chez les gens à Cerdon...
Il y a 1 mois jour pour jour, l'art contemporain s'exposait à Cerdon du Loiret. Pendant longtemps, on s’est plaint de la difficulté d’attirer les foules dans les expositions d’art contemporain alors que celles, à caractère historique, le fédéraient. Les choses ont changé, peut-être à cause d'une passion véritable pour la création dans notre temps ?
On a vu, en tout cas, à Cerdon du Loiret, plus de visiteurs se presser à l'exposition organisée par l'association Sarcelle et Bout d'celle à l’occasion de la 7e édition du Parcours d'art contemporain « ART GENS 2016 » qui coïncidait cette année avec les Journées Européennes des Métiers d'Art 2016.
Si aujourd’hui, c’est le grand calme qui s’empare du village de Cerdon, je crois que les organisateurs se penchent déjà sur la 8e édition du Parcours d'art contemporain « ART GENS 2017 » qui, j'espère, nous dévoilera d'autres artistes et des œuvres de qualité...
Je confie à ce blog quelques images de cette 7e édition du Parcours d'art contemporain de Cerdon pour rappeler les souvenirs des bons moments vécus ensemble...
Crédits Sarcelle et bout'ficelle - L'art chez les gens à Cerdon...Avril 2016
On a vu, en tout cas, à Cerdon du Loiret, plus de visiteurs se presser à l'exposition organisée par l'association Sarcelle et Bout d'celle à l’occasion de la 7e édition du Parcours d'art contemporain « ART GENS 2016 » qui coïncidait cette année avec les Journées Européennes des Métiers d'Art 2016.
Si aujourd’hui, c’est le grand calme qui s’empare du village de Cerdon, je crois que les organisateurs se penchent déjà sur la 8e édition du Parcours d'art contemporain « ART GENS 2017 » qui, j'espère, nous dévoilera d'autres artistes et des œuvres de qualité...
Je confie à ce blog quelques images de cette 7e édition du Parcours d'art contemporain de Cerdon pour rappeler les souvenirs des bons moments vécus ensemble...
Crédits Sarcelle et bout'ficelle - L'art chez les gens à Cerdon...Avril 2016
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