Dimanche après-midi, à la grange de Mussy à Adon, se tenaient deux manifestations pour valoriser les activités culturelles et artistiques.
En effet, une fois par an, Agnès Frattini, présidente de l'association "la Grange de Mussy", organise une exposition de ses peintures et invite d'autres artistes (peintres, sculpteurs, artisans d'art ...) pour l'accompagner dans cette exposition annuelle.
Pendant cette manifestation, l'association propose aussi d'autres expressions artistiques, telles que le concert, le théâtre, la danse...
Cette année, le jazz était à l'honneur avec l'orchestre "Jazz de Paris". C'est un orchestre de Jazz Dixieland qui ne se lasse pas de revisiter les standards du Jazz traditionnel.
En proposant un apéritif à la fin du concert, Agnès Frattini a trouvé là, la meilleure façon d’ajouter de la convivialité et donner l'occasion de discuter autour d'un verre de l'amitié pour prolonger l'événement.
Crédits Baudouin N'G / A. Gerard - Escapade culturelle à Adon... Juin 2016
mardi 14 juin 2016
A chacun son anniversaire...
J'ai rencontré son fils la semaine dernière et on a évoqué son anniversaire. Je connais sa gentillesse, sa simplicité et son attention particulière aux êtres qu'elle aime et qu'elle apprécie. Je lui ai envoyé un SMS pour lui souhaiter son anniversaire. J'ai fait ma BA comme on a coutume de dire...
Crédit photos ici
Crédit photos ici
samedi 11 juin 2016
Le Grand Jardin du Théâtre des Minuits...
Mardi dernier, à La Neuville-sur-Essonne, je suis invité sur les terres d’un ancien château des XIIIe et XVe siècles, à l'inauguration du Grand Jardin du Théâtre des Minuits. C'était aussi l'occasion de baptiser un superbe rosier liane nommé Mademoiselle des Minuits. Cette création du rosiériste André Eve, précédemment nommé Shéhérazade par son créateur, sera bientôt commercialisée dans les jardineries spécialisées.
Le Grand Jardin du Théâtre des Minuits est le jardin d'un lieu de création permanent et aussi un jardin de près de 1000 m2 qui a vu le jour en 2011 grâce au concours d'André Ève. Il a crée une sorte de conservatoire où sont rassemblées toutes ses créations du rosiériste, soit un peu plus de deux cents rosiers parmi lesquels certains jamais commercialisés.
Crédits Baudouin N'G - Le Grand Jardin du Théâtre des Minuits, Juin 2016
Le Grand Jardin du Théâtre des Minuits est le jardin d'un lieu de création permanent et aussi un jardin de près de 1000 m2 qui a vu le jour en 2011 grâce au concours d'André Ève. Il a crée une sorte de conservatoire où sont rassemblées toutes ses créations du rosiériste, soit un peu plus de deux cents rosiers parmi lesquels certains jamais commercialisés.
Crédits Baudouin N'G - Le Grand Jardin du Théâtre des Minuits, Juin 2016
lundi 6 juin 2016
Escapade au jardin des Rondeaux à Chatenoy ...
Dimanche dernier, entre deux averses, j'ai chaussé mes bottes pour visiter le jardin des Rondeaux situé dans le Loiret, dans le petit village de Chatenoy.
C'est un magnifique jardin à l'anglaise situé en forêt d'Orléans 100 % bio sur une superficie d'environ 5000m2, composé de variétés peu courantes, notamment des Cornus, Viburnum, Géraniums vivaces, Heuchères, Euphorbes, Hydrangea, Hostas, Ligulaires, Kniphofia...
Gérald, le propriétaire, a planté dans ce jardin une profusion végétale, d'apparence désordonnée, qui est en réalité particulièrement soignée et les mélanges des plantes sont à la fois très étudiés et intuitifs. Ici, le propriétaire fait partager sa passion et découvrir ses collections d'arbustes et de vivaces. J'avoue que j'ai eu du mal à partir tant l'accueil par son propriétaire et la visite guidée furent des plus agréables. Je reviendrai...
Jardin des Rondeaux 35 Chemin des Rondeaux 45260 Chatenoy
02 38 55 94 04 / 06 75 48 98 18 aubel.gerald@orange.fr
Crédits Baudouin N'G - Escapade au jardin des rondeaux à Chatenoy (45 Loiret), Juin 2016
C'est un magnifique jardin à l'anglaise situé en forêt d'Orléans 100 % bio sur une superficie d'environ 5000m2, composé de variétés peu courantes, notamment des Cornus, Viburnum, Géraniums vivaces, Heuchères, Euphorbes, Hydrangea, Hostas, Ligulaires, Kniphofia...
Gérald, le propriétaire, a planté dans ce jardin une profusion végétale, d'apparence désordonnée, qui est en réalité particulièrement soignée et les mélanges des plantes sont à la fois très étudiés et intuitifs. Ici, le propriétaire fait partager sa passion et découvrir ses collections d'arbustes et de vivaces. J'avoue que j'ai eu du mal à partir tant l'accueil par son propriétaire et la visite guidée furent des plus agréables. Je reviendrai...
Jardin des Rondeaux 35 Chemin des Rondeaux 45260 Chatenoy
02 38 55 94 04 / 06 75 48 98 18 aubel.gerald@orange.fr
Crédits Baudouin N'G - Escapade au jardin des rondeaux à Chatenoy (45 Loiret), Juin 2016
samedi 4 juin 2016
vendredi 3 juin 2016
Les Choeurs Eternels à Pithiviers...
Cet après-midi, rencontre avec mon ami Laurent Coignard, organisateur des concerts Choeurs éternels, qui me parle des derniers détails de l'organisation du concert et me confie les affiches fraichement sorties des rotatives de l'imprimeur pour ce concert du dimanche 26 juin à l'église Saint Salomon et Saint Grégoire de Pithiviers.
Crédits Geneviève Mahaud - Affiche du concert Choeurs Eternels à Pithiviers
Communiqué de presse :
Après cinq années passées à l'église de Boiscommun et devant le succès public toujours croissant rencontré par le concert des Chœurs éternels, il est devenu urgent de trouver un lieu d'accueil plus vaste pour ne pas obliger, comme ce fut le cas des derniers concerts, un nombre croissant d'auditeurs à rester debout pendant toute la durée des deux parties du spectacle.
L'église Saint Salomon et Saint Grégoire de Pithiviers a donc ainsi accepté, malgré les problèmes que posent au fonctionnement du culte l'installation d'un concert, la nouvelle édition des Chœurs éternels.
Pour marquer cet évènement - qui ne consistera pas seulement dans un grand nombre de chaises supplémentaires - nous avons décidé d'associer ceux qui ont fait le succès de nos précédents concerts avec de nouveaux partenaires.
Ceux qui ont pu assister au dernier concert de Boiscommun ont découvert l'incroyable talent de Andrei Feher à la direction d'orchestre. C'est lui, à nouveau, qui cette année dirigera les chœurs et les musiciens.
A 25 ans, Chef assistant de Paavo Järvi à l'orchestre de Paris, Andrei Feher est une des découvertes de la musique actuelle. A son âge, il a été Chef assistant de Fabien Gabel à l'Orchestre Symphonique de Quebec, a remplacé Yannick Nézet-Seguin à l'Orchestre Métropolitan de Montréal et va, à partir de l'automne, travailler avec Daniel Harding, nouveau Directeur musical de l'Orchestre de Paris.
Sans nul doute, l'une des grandes révélations des Chœurs éternels fut la venue en 2013 de la cantatrice québécoise Aline Kutan. Chacune de ses prestations à Boiscommun a été un triomphe et c'est à la demande du public du Pithiverais et des amateurs venus de Paris et de l'étranger que nous lui avons demandé une nouvelle fois de venir exercer l'enchantement très particulier de sa voix de soprano.
Cette année, Aline Kutan vient se produire au Grand Théâtre de Québec où elle a triomphé dans la Flute enchantée de Mozart. Elle reprendra, entre autres, le vertigineux air de la Reine de la Nuit dont elle est, avec Monserrat Caballé et Nathalie Dessay, l'une des grandes interprètes.
Bien entendu, le chœur et les musiciens qui nous accompagnent depuis la première des représentations des Chœurs éternels seront présents,; mais il convient de rappeler que leur nombre a doublé depuis le premier concert de 2011 et qu'ils seront pour la première fois, cette année, accompagnés d'un des deux timbaliers de la Garde républicaine, Jean-François Durez, auquel il reviendra d'ouvrir le concert avec la Marche de Timbale de Philidor qui précèdera le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier.
L'évènement de ce premier concert à Pithiviers sera, sans aucun doute, outre la venue d'Aline Kutan, la présence de deux nouveaux chanteurs remarquables : le baryton Pierre-Yves Pruvot et le ténor Mathieu Abel, ce qui permettra de multiplier duos et trios qui marquent aussi bien les grands moments de La Flûte enchantée de Mozart ou Les Pêcheurs de perle de Bizet que les airs fameux du Barbier de Séville ou de Rigoletto.
Crédits Geneviève Mahaud - Affiche du concert Choeurs Eternels à Pithiviers
Communiqué de presse :
Après cinq années passées à l'église de Boiscommun et devant le succès public toujours croissant rencontré par le concert des Chœurs éternels, il est devenu urgent de trouver un lieu d'accueil plus vaste pour ne pas obliger, comme ce fut le cas des derniers concerts, un nombre croissant d'auditeurs à rester debout pendant toute la durée des deux parties du spectacle.
L'église Saint Salomon et Saint Grégoire de Pithiviers a donc ainsi accepté, malgré les problèmes que posent au fonctionnement du culte l'installation d'un concert, la nouvelle édition des Chœurs éternels.
Pour marquer cet évènement - qui ne consistera pas seulement dans un grand nombre de chaises supplémentaires - nous avons décidé d'associer ceux qui ont fait le succès de nos précédents concerts avec de nouveaux partenaires.
Ceux qui ont pu assister au dernier concert de Boiscommun ont découvert l'incroyable talent de Andrei Feher à la direction d'orchestre. C'est lui, à nouveau, qui cette année dirigera les chœurs et les musiciens.
A 25 ans, Chef assistant de Paavo Järvi à l'orchestre de Paris, Andrei Feher est une des découvertes de la musique actuelle. A son âge, il a été Chef assistant de Fabien Gabel à l'Orchestre Symphonique de Quebec, a remplacé Yannick Nézet-Seguin à l'Orchestre Métropolitan de Montréal et va, à partir de l'automne, travailler avec Daniel Harding, nouveau Directeur musical de l'Orchestre de Paris.
Sans nul doute, l'une des grandes révélations des Chœurs éternels fut la venue en 2013 de la cantatrice québécoise Aline Kutan. Chacune de ses prestations à Boiscommun a été un triomphe et c'est à la demande du public du Pithiverais et des amateurs venus de Paris et de l'étranger que nous lui avons demandé une nouvelle fois de venir exercer l'enchantement très particulier de sa voix de soprano.
Cette année, Aline Kutan vient se produire au Grand Théâtre de Québec où elle a triomphé dans la Flute enchantée de Mozart. Elle reprendra, entre autres, le vertigineux air de la Reine de la Nuit dont elle est, avec Monserrat Caballé et Nathalie Dessay, l'une des grandes interprètes.
Bien entendu, le chœur et les musiciens qui nous accompagnent depuis la première des représentations des Chœurs éternels seront présents,; mais il convient de rappeler que leur nombre a doublé depuis le premier concert de 2011 et qu'ils seront pour la première fois, cette année, accompagnés d'un des deux timbaliers de la Garde républicaine, Jean-François Durez, auquel il reviendra d'ouvrir le concert avec la Marche de Timbale de Philidor qui précèdera le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier.
L'évènement de ce premier concert à Pithiviers sera, sans aucun doute, outre la venue d'Aline Kutan, la présence de deux nouveaux chanteurs remarquables : le baryton Pierre-Yves Pruvot et le ténor Mathieu Abel, ce qui permettra de multiplier duos et trios qui marquent aussi bien les grands moments de La Flûte enchantée de Mozart ou Les Pêcheurs de perle de Bizet que les airs fameux du Barbier de Séville ou de Rigoletto.
jeudi 2 juin 2016
Josef Sudek - Le monde à ma fenêtre : Exposition au Jeu de Paume
Josef Sudek - Le monde à ma fenêtre : Exposition au Jeu de Paume du 7 juin au 25 septembre 2016...
Le monde à ma fenêtre est la première exposition de cette ampleur qui restitue le travail et la vie de Josef Sudek (Kolín, 1896 — Prague, 1976) dans le contexte praguois de la première moitié du XXe siècle, imprégné de l’intense vie artistique de la capitale tchèque. À travers une sélection de 130 œuvres couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, de 1920 à 1976, l’exposition se propose d’examiner comment la photographie de Sudek reflète sa relation au monde environnant, des explorations de l’intimité de son atelier et de son jardin vu de sa fenêtre aux vagabondages plus lointains qui le mènent aux rues de Prague et à sa périphérie, en passant par ses excursions dans la campagne alentour.
La fascination durable qu’exercent sur Sudek la lumière et son absence est à l’origine de quelques-unes des photographies les plus envoûtantes du XXe siècle. Nature, architecture, rues et objets sont magnifiés par sa sensibilité et son intelligence du pouvoir de la lumière qui révèlent comment l’obscurité rend tout impénétrable.
Photographe extraordinairement soucieux de la qualité du tirage, condition du potentiel expressif de l’image, Sudek obtient du procédé pigmentaire le meilleur de son atmosphère et de son pouvoir évocateur, et recueille de l’épreuve argentique sa puissance de réflexion et de description. Outre ses premiers pas dans la carrière, l’exposition présente une période charnière qui débute dans les années 1940, au cours de laquelle il se livre à des expériences novatrices et, se focalisant sur les aspects techniques et formels du médium de la photographie, crée des tirages pigmentaires, des tirages tramés, des puřidlos (photographies entre deux vitres) et des veteše (photographies insérées dans des cadres anciens), techniques qui, toutes, lui offrent la possibilité de transformer la qualité objectale de la photographie.
La perte de son bras droit au cours de la Première Guerre mondiale et les difficultés qu’il rencontre désormais à transporter sa chambre grand format n’ont en rien entamé la passion inconditionnelle qu’il éprouve pour son activité photographique.
La fenêtre de son atelier, objet qui exerce sur Sudek une inépuisable fascination, est comparable à la surface d’une toile, réfléchissant des instants de tendresse exquise et d’espoir quand une branche en fleur se pressait contre elle, ou de poignante mélancolie lorsqu’il observe le jeu infini de la buée métamorphosant le monde extérieur contemplé à travers la vitre.
La chambre panoramique lui offre la possibilité de saisir son amour de Prague, exprimant avec une profondeur de sentiment allant de pair avec la précision de sa vision la richesse historique et la complexité architecturale de la capitale tchèque.
Crédits Courtesy Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, Don anonyme, 2010 © Succession Josef Sudek - Josef Sudek, Labyrinthe sur ma table, 1967
Comme beaucoup d’artistes de sa génération marqués par leur expérience de la guerre, Sudek manifeste une conscience particulièrement aiguë des aspects sombres et tourmentés de l’existence humaine — sentiments qui lui inspirèrent certaines de ses images les plus mélancoliques et les plus émouvantes. Une photographie réalisée la nuit à travers la vitre de sa fenêtre, montrant une ville plongée dans l’obscurité sous l’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale, communique un sentiment de désespoir indicible tout en attestant de manière radicale de l’aptitude de cette technique, telle que pratiquée par un maître, à transcender le littéral.La première partie de l’exposition plante le décor du grand récit de l’œuvre future de Sudek, montrant ses premiers paysages, les portraits de ses camarades pensionnaires de l’Invalidovna, l’hospice praguois accueillant les invalides de guerre comme lui, ses explorations hésitantes du modernisme et ses vues de l’intérieur de la cathédrale Saint-Guy.
Façonnant ainsi par des images le récit de sa vie, nous pénétrons ensuite dans son monde intérieur, section retraçant l’environnement immédiat de Sudek ainsi que les vues et objets qu’il affectionnait, son atelier et son jardin. Ses interminables promenades dans Prague trouvent une expression dans les panoramas de la ville et de ses environs, ainsi que dans la photographie de ses « quartiers périphériques » plus sordides, sujet également traité par d’autres artistes praguois. L’est et le nord de la Bohême, les monts Beskides et la forêt de Mionší sont également des destinations que le photographe affectionnait. L’exposition « Josef Sudek. Le monde à ma fenêtre » trace ainsi un fascinant panorama de la création de cet artiste à l’identité si singulière. Lire aussi Crédits ici
Le monde à ma fenêtre est la première exposition de cette ampleur qui restitue le travail et la vie de Josef Sudek (Kolín, 1896 — Prague, 1976) dans le contexte praguois de la première moitié du XXe siècle, imprégné de l’intense vie artistique de la capitale tchèque. À travers une sélection de 130 œuvres couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, de 1920 à 1976, l’exposition se propose d’examiner comment la photographie de Sudek reflète sa relation au monde environnant, des explorations de l’intimité de son atelier et de son jardin vu de sa fenêtre aux vagabondages plus lointains qui le mènent aux rues de Prague et à sa périphérie, en passant par ses excursions dans la campagne alentour.
La fascination durable qu’exercent sur Sudek la lumière et son absence est à l’origine de quelques-unes des photographies les plus envoûtantes du XXe siècle. Nature, architecture, rues et objets sont magnifiés par sa sensibilité et son intelligence du pouvoir de la lumière qui révèlent comment l’obscurité rend tout impénétrable.
Photographe extraordinairement soucieux de la qualité du tirage, condition du potentiel expressif de l’image, Sudek obtient du procédé pigmentaire le meilleur de son atmosphère et de son pouvoir évocateur, et recueille de l’épreuve argentique sa puissance de réflexion et de description. Outre ses premiers pas dans la carrière, l’exposition présente une période charnière qui débute dans les années 1940, au cours de laquelle il se livre à des expériences novatrices et, se focalisant sur les aspects techniques et formels du médium de la photographie, crée des tirages pigmentaires, des tirages tramés, des puřidlos (photographies entre deux vitres) et des veteše (photographies insérées dans des cadres anciens), techniques qui, toutes, lui offrent la possibilité de transformer la qualité objectale de la photographie.
La perte de son bras droit au cours de la Première Guerre mondiale et les difficultés qu’il rencontre désormais à transporter sa chambre grand format n’ont en rien entamé la passion inconditionnelle qu’il éprouve pour son activité photographique.
La fenêtre de son atelier, objet qui exerce sur Sudek une inépuisable fascination, est comparable à la surface d’une toile, réfléchissant des instants de tendresse exquise et d’espoir quand une branche en fleur se pressait contre elle, ou de poignante mélancolie lorsqu’il observe le jeu infini de la buée métamorphosant le monde extérieur contemplé à travers la vitre.
La chambre panoramique lui offre la possibilité de saisir son amour de Prague, exprimant avec une profondeur de sentiment allant de pair avec la précision de sa vision la richesse historique et la complexité architecturale de la capitale tchèque.
Crédits Courtesy Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, Don anonyme, 2010 © Succession Josef Sudek - Josef Sudek, Labyrinthe sur ma table, 1967
Comme beaucoup d’artistes de sa génération marqués par leur expérience de la guerre, Sudek manifeste une conscience particulièrement aiguë des aspects sombres et tourmentés de l’existence humaine — sentiments qui lui inspirèrent certaines de ses images les plus mélancoliques et les plus émouvantes. Une photographie réalisée la nuit à travers la vitre de sa fenêtre, montrant une ville plongée dans l’obscurité sous l’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale, communique un sentiment de désespoir indicible tout en attestant de manière radicale de l’aptitude de cette technique, telle que pratiquée par un maître, à transcender le littéral.La première partie de l’exposition plante le décor du grand récit de l’œuvre future de Sudek, montrant ses premiers paysages, les portraits de ses camarades pensionnaires de l’Invalidovna, l’hospice praguois accueillant les invalides de guerre comme lui, ses explorations hésitantes du modernisme et ses vues de l’intérieur de la cathédrale Saint-Guy.
Façonnant ainsi par des images le récit de sa vie, nous pénétrons ensuite dans son monde intérieur, section retraçant l’environnement immédiat de Sudek ainsi que les vues et objets qu’il affectionnait, son atelier et son jardin. Ses interminables promenades dans Prague trouvent une expression dans les panoramas de la ville et de ses environs, ainsi que dans la photographie de ses « quartiers périphériques » plus sordides, sujet également traité par d’autres artistes praguois. L’est et le nord de la Bohême, les monts Beskides et la forêt de Mionší sont également des destinations que le photographe affectionnait. L’exposition « Josef Sudek. Le monde à ma fenêtre » trace ainsi un fascinant panorama de la création de cet artiste à l’identité si singulière. Lire aussi Crédits ici
mercredi 1 juin 2016
Dimanche musical au Festival de Sully...
Dans quelques jours, le 26 juin 2016, aura lieu le sixième concert Chœurs éternels à l'église de Pithiviers. En attendant cet évènement, j'assiste aux deux concerts programmés le dimanche 29 mai à l'église Saint-Germain de Sully sur Loire dans le cadre du Festival de musique de Sully & du Loiret.
Je suis impressionné par le pianiste Alexandre Kantorow. A seulement 18 ans, il a déjà joué en soliste avec de nombreux orchestres et s’est produit sur un grand nombre de scènes en France et dans le monde. A Sylly, sa prestation est remarquable avec les interprétations de Piotr Ilitch Tchaïkovski - Scherzo à la russe op 1 n°1, Serge Rachmaninov - Sonate pour piano n°1 op 28, Igor Stravinsky/ Guido Agosti - L’Oiseau de feu et Johannes Brahms - Ballades opus 10.
Crédits Jean-Baptiste Millot - Alexandre Kantorow, pianiste
Alexandre Kantorow a commencé très tôt une activité de concertiste. A 16 ans, il a déjà été invité à se produire avec le Sinfonia Varsovia aux Folles Journées de Nantes et de Varsovie dans les Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov, et conséquemment Boris Berezovsky l’a invité pour deux récitals dans son festival de piano de Beauvais. Il a également joué avec plusieurs orchestres dont L’orchestre de Liège, de Picardie, de Douai, d'Orléans, avec l'Orchestre Pasdeloup à la Philharmonie de Paris, L’orchestre de Kaunas en Lituanie... Et ce dans des répertoires variés, Franck, Rachmaninov, Liszt, Saint-Saens, Brahms...
Pour le concert de l'après-midi, nous dansons - presque - au rythme de jazz, boléro ou samba... avec l'ensemble Symphonie de Poche dirigé par Nicolas Simon .
La Symphonie de Poche est un ensemble original et ambitieux. Constituée d’une douzaine de musiciens, elle place l’arrangement au cœur de son projet : au-delà d’une simple adaptation à l’effectif de l’ensemble, il vise à offrir un regard neuf et audacieux sur les œuvres choisies. Par sa grande mobilité, la Symphonie de Poche peut aussi apporter la musique là où elle ne va pas commodément. Avec enthousiasme et sans le protocole habituel de la musique classique, elle incarne un projet loin de tout a priori.
Un bel après-midi en écoutant Léonard Bernstein - Ouverture de Candide & Mambo, Aaron Copland - El salon Mexico, Charlie Chaplin - Smile, Astor Piazzolla - Milonga del Angel & Primavera Portena, Arthuro Marquez - Danzon n°2, Carlos Gardel - Por una cabeza.
Crédits Festival de musique de Sully & du Loiret 2016
Crédits Baudouin N'G - Concerts du Festival de musique de Sully & du Loiret, Mai 2016
Je suis impressionné par le pianiste Alexandre Kantorow. A seulement 18 ans, il a déjà joué en soliste avec de nombreux orchestres et s’est produit sur un grand nombre de scènes en France et dans le monde. A Sylly, sa prestation est remarquable avec les interprétations de Piotr Ilitch Tchaïkovski - Scherzo à la russe op 1 n°1, Serge Rachmaninov - Sonate pour piano n°1 op 28, Igor Stravinsky/ Guido Agosti - L’Oiseau de feu et Johannes Brahms - Ballades opus 10.
Crédits Jean-Baptiste Millot - Alexandre Kantorow, pianiste
Alexandre Kantorow a commencé très tôt une activité de concertiste. A 16 ans, il a déjà été invité à se produire avec le Sinfonia Varsovia aux Folles Journées de Nantes et de Varsovie dans les Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov, et conséquemment Boris Berezovsky l’a invité pour deux récitals dans son festival de piano de Beauvais. Il a également joué avec plusieurs orchestres dont L’orchestre de Liège, de Picardie, de Douai, d'Orléans, avec l'Orchestre Pasdeloup à la Philharmonie de Paris, L’orchestre de Kaunas en Lituanie... Et ce dans des répertoires variés, Franck, Rachmaninov, Liszt, Saint-Saens, Brahms...
Pour le concert de l'après-midi, nous dansons - presque - au rythme de jazz, boléro ou samba... avec l'ensemble Symphonie de Poche dirigé par Nicolas Simon .
La Symphonie de Poche est un ensemble original et ambitieux. Constituée d’une douzaine de musiciens, elle place l’arrangement au cœur de son projet : au-delà d’une simple adaptation à l’effectif de l’ensemble, il vise à offrir un regard neuf et audacieux sur les œuvres choisies. Par sa grande mobilité, la Symphonie de Poche peut aussi apporter la musique là où elle ne va pas commodément. Avec enthousiasme et sans le protocole habituel de la musique classique, elle incarne un projet loin de tout a priori.
Un bel après-midi en écoutant Léonard Bernstein - Ouverture de Candide & Mambo, Aaron Copland - El salon Mexico, Charlie Chaplin - Smile, Astor Piazzolla - Milonga del Angel & Primavera Portena, Arthuro Marquez - Danzon n°2, Carlos Gardel - Por una cabeza.
Crédits Festival de musique de Sully & du Loiret 2016
Crédits Baudouin N'G - Concerts du Festival de musique de Sully & du Loiret, Mai 2016
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