François Daireaux - Blow Bangles Production : Exposition à la Maréchalerie, Centre d'art contemporain à Versailles du 23 janvier au 30 mars 2013...
François Daireaux développe depuis une vingtaine d'années un art de l'installation qui intègre différents médiums : sculpture, photographie, vidéo ; rapportées de ses nombreuses pérégrinations de par le monde. Loin de l'exotisme ou de l'anecdotique, en observateur minutieux, il s'attache aux gestes, aux objets, au temps qui passe pour nous faire découvrir des couches insoupçonnées du réel.
Crédits © CIAV - François Daireaux, Blow bangles, 2012 404 « empreintes » de verre soufflé — dimensions variables — Vue d’atelier, centre international d'art verrier de Meisenthal.
L’exposition Blow Bangles Production est le résultat de multiples allers-retours de l'artiste entre le territoire verrier de Firozabad en Inde et celui de Meisenthal en Moselle. Firozabad est une ville connue depuis des siècles pour sa production de bracelets de verre - les bangles - en quantité phénoménale. Pour François Daireaux « le monde est une sculpture qui s’ignore ». Pendant deux années consécutives, l'artiste fait l'expérience du territoire verrier de Firozabad, le photographie, le filme et réalise l'inventaire de toute une production qu’il délocalise ensuite en l'exportant à Meisenthal au centre international d'art verrier (CIAV).
Une collection de 404 « toras » - bouquets de bangles entremêlés – est alors soufflée dans des moules sauvegardés par le CIAV après les fermetures successives de nombreuses verreries lorraines. De là est née l'installation Blow Bangles composée de 404 « empreintes » de verre soufflées à la bouche. Lire ici
vendredi 18 janvier 2013
Lilian et Isaac...
Isaac se fait admirer...
Crédit Grégory et Baudouin N'G - Lilian et Isaac (bientôt 3 ans à chacun), Janvier 2013
Crédit Grégory et Baudouin N'G - Lilian et Isaac (bientôt 3 ans à chacun), Janvier 2013
jeudi 17 janvier 2013
Yue Minjun - L’ombre du fou rire : Exposition à la Fondation Cartier
Yue Minjun - L’ombre du fou rire : Exposition à la Fondation Cartier en ce moment jusqu'au 17 mars 2013...
La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente la première exposition majeure consacrée à Yue Minjun en Europe. Une occasion unique de découvrir le travail de cet artiste chinois aujourd’hui reconnu et dont la célébrité contraste avec la grande discrétion.
Crédits Collection of the artist, Beijing © Yue Minjun - Yue Minjun, Memory-2 2000
Revisitant les codes du grotesque par une iconographie haute en couleur et hantée de personnages au rire énigmatique, son œuvre porte un regard ironique et désabusé sur le contexte social de la Chine contemporaine et sur la condition humaine dans le monde moderne. À travers près de quarante tableaux issus de collections du monde entier, ainsi qu’une centaine de dessins encore jamais montrés au grand public, l’exposition dévoile l’esthétique singulière et complexe d’une œuvre qui se dérobe à toute interprétation.
Crédits Collection privée, Londres © Yue Minjun - Yue Minjun, Water, 1998
Fondation Cartier pour l’art contemporain : À la fois espace de création pour les artistes et lieu de rencontres entre l’art et le grand public, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a pour vocation de favoriser la création contemporaine et d’en diffuser la connaissance.
Chaque année, la Fondation Cartier programme des expositions thématiques ou personnelles et passe alors commande aux artistes, enrichissant ainsi une importante collection.
Elle organise aussi les Soirées Nomades, rendez-vous avec les arts de la scène où les artistes créent des liens entre les arts plastiques et d’autres modes d’expression de la création contemporaine. En s’exportant régulièrement dans les institutions étrangères, les expositions et la collection confèrent à la Fondation Cartier sa dimension internationale.
Crédits Collection of the artist, Beijing © Yue Minjun - Yue Minjun, Memory-2 2000
Revisitant les codes du grotesque par une iconographie haute en couleur et hantée de personnages au rire énigmatique, son œuvre porte un regard ironique et désabusé sur le contexte social de la Chine contemporaine et sur la condition humaine dans le monde moderne. À travers près de quarante tableaux issus de collections du monde entier, ainsi qu’une centaine de dessins encore jamais montrés au grand public, l’exposition dévoile l’esthétique singulière et complexe d’une œuvre qui se dérobe à toute interprétation.
Crédits Collection privée, Londres © Yue Minjun - Yue Minjun, Water, 1998
Fondation Cartier pour l’art contemporain : À la fois espace de création pour les artistes et lieu de rencontres entre l’art et le grand public, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a pour vocation de favoriser la création contemporaine et d’en diffuser la connaissance.
Chaque année, la Fondation Cartier programme des expositions thématiques ou personnelles et passe alors commande aux artistes, enrichissant ainsi une importante collection.
Elle organise aussi les Soirées Nomades, rendez-vous avec les arts de la scène où les artistes créent des liens entre les arts plastiques et d’autres modes d’expression de la création contemporaine. En s’exportant régulièrement dans les institutions étrangères, les expositions et la collection confèrent à la Fondation Cartier sa dimension internationale.
mardi 15 janvier 2013
Bref rappel de lecture...
Hier soir, rendez-vous chez un spécialiste phlébologue à Orléans. Il est souvent très en retard malgré que les rendez-vous sont pris un an à l'avance pour les habitués. En attendant mon heure de passage, je lis les commentaires du Figaro sur le livre d'Erik Orsenna « L'Entreprise des Indes ». A travers L'Entreprise des Indes, Erik Orsenna raconte l'odyssée de Christophe Colomb.
Je me souviens l'avoir écouté, avec bonheur, parler de la mondialisation, en philosophe et en navigateur. Sa réflexion était nourrie de mille expériences passionnantes vécues à travers la planète. J'étais sous le charme pendant plus d’une heure. Je savais que j'écoutais un homme cultivé, un vrai. Celui dont la culture repose sur un savoir et qui prend du recul.
Je conseille toujours vivement de lire ses livres qui m'ont toujours paru d'une limpidité saisissante, et d'une lecture très facile et rapide. On ne les lâche plus des mains ! C’est bon pour les neurones ! Et par dessus le marché, cela met en joie.
Je me souviens l'avoir écouté, avec bonheur, parler de la mondialisation, en philosophe et en navigateur. Sa réflexion était nourrie de mille expériences passionnantes vécues à travers la planète. J'étais sous le charme pendant plus d’une heure. Je savais que j'écoutais un homme cultivé, un vrai. Celui dont la culture repose sur un savoir et qui prend du recul.
Je conseille toujours vivement de lire ses livres qui m'ont toujours paru d'une limpidité saisissante, et d'une lecture très facile et rapide. On ne les lâche plus des mains ! C’est bon pour les neurones ! Et par dessus le marché, cela met en joie.
Marie Laurencin 1883 - 1956 : Exposition au musée Marmottan Monet
Le musée Marmottan Monet rend un vibrant hommage à Marie Laurencin, une des femmes-peintres parmi les plus célèbres du XXe siècle, du 21 février au 30 juin 2013.
Cette exposition est la première à être organisée dans un musée français pour rendre justice à un des pinceaux les plus séduisants de la première moitié du siècle. Sa redécouverte permettra, plus de cinquante ans après sa mort et pour célébrer le cent trentième anniversaire de sa naissance, de redonner sa place, longtemps occupée sur la scène artistique parisienne, à celle dont Matisse disait : « Au moins, en voilà une qui n’est pas qu’une fauvette ».
Enfant naturelle, élevée non loin de Montmartre par une mère couturière exigeante et silencieuse, Marie est brièvement formée à l’Académie Humbert où Georges Braque est son condisciple. Henri-Pierre Roché l’encourage. Bientôt, elle fréquente le Bateau-Lavoir et Picasso la présente en 1907 à Wilhelm de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire. Immédiatement André Salmon, Le Douanier Rousseau, Max Jacob, Gertrude Stein l’adoptent avant le grand Jacques Doucet, Paul Poiret et sa sœur Nicole Groult. «Prise au piège entre les fauves et les cubistes», Laurencin, vingt-cinq ans en 1908, séduit d’abord par l’originalité de ses points de vue, son timbre et sa conversation. Mais, défendue par Apollinaire, elle s’impose rapidement au Salon et participe à la Maison cubiste, comme à l’Armory Show à New York. Cette période qui reste la plus singulière, démontre un sens inné du portrait classique et une modernité soutenue par une palette en camaïeux de gris, bleus et ocres, cernés de noirs.
Crédits © Adagp, Paris 2012 - Marie Laurencin, Trois jeunes femmes vers 1953, Musée Marie Laurencin, Nagano-Ken, Japon
Après un douloureux exil de quatre ans en Espagne pendant la Grande Guerre, Marie Laurencin, divorcée d’un peintre allemand francophile, Otto Van Wätjen, s’affranchit durant «les années folles» et vit très librement au sein de l’Ecole de Paris pendant la période Art Déco. Le marchand Paul Rosenberg lui signe un contrat et contribue par ses expositions à sa notoriété. Son tropisme naturel l’inclinant vers une grâce féminine non dénuée de saphisme lui inspire une peinture de chevalet toute « laurencine », qui s’inscrit avec élégance et intensité dans l’art décoratif de son temps. Elle est alors la portraitiste très prisée d’une société choisie où règnent la Baronne Gourgaud, la Comtesse Etienne de Beaumont ou Lady Cunard, entourées d’amis masculins dont le brillant Jean Cocteau.
Ses amitiés lui inspirent en particulier de nombreuses variations comme autant d’autoportraits autour d’un éternel féminin : rondes de jeunes filles aux effigies intemporelles qu’elle pare volontiers de perles ou de fleurs. Dans sa maturité, Marie Laurencin préfère la compagnie des écrivains à celle des peintres dont elle admire avec trop de modestie l’éclatante réussite. Jusqu’au soir de sa vie, elle continue à réinventer un monde de rêveries dont la fraîcheur élégiaque est la plus poétique des qualités.
Crédits © Adagp, Paris 2012 - Marie Laurencin, Femme au chien et au chat, 1916, Musée Marie Laurencin, Nagano-Ken, Japon
Parmi les quelques quatre-vingt-dix œuvres rassemblées au musée Marmottan Monet, une large majorité provient du musée que les mécènes japonais, M. Takano et son fils M. Yoshizawa, lui ont consacré depuis une trentaine d’années près de Tokyo. Nos amis nippons, en raison de leur sensibilité propre et de leur francophilie légendaire, ont été les premiers à avoir de Marie Laurencin, après sa disparition en 1956, une appréciation aussi fine. Ils ont su acquérir les œuvres les plus abouties du peintre, relevant l’évolution subtile de sa facture et de son chromatisme au fil de cinquante ans de peinture. Plusieurs musées et collectionneurs français ont permis de compléter ce panorama aussi séduisant qu’emblématique de cette œuvre qui participe pleinement du génie français au xxe siècle. Lire ici
Enfant naturelle, élevée non loin de Montmartre par une mère couturière exigeante et silencieuse, Marie est brièvement formée à l’Académie Humbert où Georges Braque est son condisciple. Henri-Pierre Roché l’encourage. Bientôt, elle fréquente le Bateau-Lavoir et Picasso la présente en 1907 à Wilhelm de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire. Immédiatement André Salmon, Le Douanier Rousseau, Max Jacob, Gertrude Stein l’adoptent avant le grand Jacques Doucet, Paul Poiret et sa sœur Nicole Groult. «Prise au piège entre les fauves et les cubistes», Laurencin, vingt-cinq ans en 1908, séduit d’abord par l’originalité de ses points de vue, son timbre et sa conversation. Mais, défendue par Apollinaire, elle s’impose rapidement au Salon et participe à la Maison cubiste, comme à l’Armory Show à New York. Cette période qui reste la plus singulière, démontre un sens inné du portrait classique et une modernité soutenue par une palette en camaïeux de gris, bleus et ocres, cernés de noirs.
Crédits © Adagp, Paris 2012 - Marie Laurencin, Trois jeunes femmes vers 1953, Musée Marie Laurencin, Nagano-Ken, Japon
Après un douloureux exil de quatre ans en Espagne pendant la Grande Guerre, Marie Laurencin, divorcée d’un peintre allemand francophile, Otto Van Wätjen, s’affranchit durant «les années folles» et vit très librement au sein de l’Ecole de Paris pendant la période Art Déco. Le marchand Paul Rosenberg lui signe un contrat et contribue par ses expositions à sa notoriété. Son tropisme naturel l’inclinant vers une grâce féminine non dénuée de saphisme lui inspire une peinture de chevalet toute « laurencine », qui s’inscrit avec élégance et intensité dans l’art décoratif de son temps. Elle est alors la portraitiste très prisée d’une société choisie où règnent la Baronne Gourgaud, la Comtesse Etienne de Beaumont ou Lady Cunard, entourées d’amis masculins dont le brillant Jean Cocteau.
Ses amitiés lui inspirent en particulier de nombreuses variations comme autant d’autoportraits autour d’un éternel féminin : rondes de jeunes filles aux effigies intemporelles qu’elle pare volontiers de perles ou de fleurs. Dans sa maturité, Marie Laurencin préfère la compagnie des écrivains à celle des peintres dont elle admire avec trop de modestie l’éclatante réussite. Jusqu’au soir de sa vie, elle continue à réinventer un monde de rêveries dont la fraîcheur élégiaque est la plus poétique des qualités.
Crédits © Adagp, Paris 2012 - Marie Laurencin, Femme au chien et au chat, 1916, Musée Marie Laurencin, Nagano-Ken, Japon
Parmi les quelques quatre-vingt-dix œuvres rassemblées au musée Marmottan Monet, une large majorité provient du musée que les mécènes japonais, M. Takano et son fils M. Yoshizawa, lui ont consacré depuis une trentaine d’années près de Tokyo. Nos amis nippons, en raison de leur sensibilité propre et de leur francophilie légendaire, ont été les premiers à avoir de Marie Laurencin, après sa disparition en 1956, une appréciation aussi fine. Ils ont su acquérir les œuvres les plus abouties du peintre, relevant l’évolution subtile de sa facture et de son chromatisme au fil de cinquante ans de peinture. Plusieurs musées et collectionneurs français ont permis de compléter ce panorama aussi séduisant qu’emblématique de cette œuvre qui participe pleinement du génie français au xxe siècle. Lire ici
Félix Ziem - « J'ai rêvé le beau » : Exposition au Petit Palais
Félix Ziem - « J'ai rêvé le beau » Peintures et aquarelles - Hall Jacqueau au Petit Palais du 14 février au 4 août 2013...
« Beau ciel, lagunes polies et silencieuses où j'ai rêvé le beau » Ziem, Journal, 18 novembre 1879.
Cet ami des peintres de Barbizon, admirateur du Lorrain et de Turner, occupe une place originale dans l’art du XIXe siècle. Ziem a su séduire une large clientèle qui aimait rêver de Venise ou de Constantinople devant ses toiles. Mort il y a un siècle, il débute sa longue carrière dans l’ombre de Delacroix et l’achève sur la butte Montmartre près de l’atelier du jeune Picasso.
L’eau et le ciel occupent une place prédominante dans ces paysages lumineux qui ont fait sa renommée. Ziem a su séduire une large clientèle qui aimait rêver de Venise ou de Constantinople devant ses toiles. le Petit Palais retrace l'itinéraire artistique de ce grand voyageur en exposant une centaine d’œuvres (peintures, aquarelles et dessins) entrées au musée en 1905. Lire ici
Crédits ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet, Envol de flamants roses
Cet ami des peintres de Barbizon, admirateur du Lorrain et de Turner, occupe une place originale dans l’art du XIXe siècle. Ziem a su séduire une large clientèle qui aimait rêver de Venise ou de Constantinople devant ses toiles. Mort il y a un siècle, il débute sa longue carrière dans l’ombre de Delacroix et l’achève sur la butte Montmartre près de l’atelier du jeune Picasso.
L’eau et le ciel occupent une place prédominante dans ces paysages lumineux qui ont fait sa renommée. Ziem a su séduire une large clientèle qui aimait rêver de Venise ou de Constantinople devant ses toiles. le Petit Palais retrace l'itinéraire artistique de ce grand voyageur en exposant une centaine d’œuvres (peintures, aquarelles et dessins) entrées au musée en 1905. Lire ici
Crédits ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet, Envol de flamants roses
Chinafrique : Un parcours d’art contemporain dans le quartier de Belleville à Paris
Pour sa 39e édition, les Festival « les Uns chez les Autres vous » invite les 19 et 20 janvier 2013 à un parcours d'art contemporain dans le quartier de Belleville. Le festival chinafrique se veut participatif, convivial et rassembleur.
Depuis quelques années, l’Afrique représente une promesse économique pour la Chine, et la Chine, un partenaire actif pour l’Afrique. Dans ce contexte international en mouvement, le festival Les Uns Chez Les Autres projette à l’échelle locale la rencontre de cultures qui cohabitent dans le quartier de Belleville : les cultures chinoises ou plus largement asiatiques, construites au fil des flux migratoires, et les cultures africaines, riches de leurs multiples expressions dans l’arrondissement.
Crédits Chinafrique - Kimiko Yoshida à la galerie Contexts
Le parcours d’art contemporain Chinafrique raconte un long voyage de Shanghai à Bamako, transportant avec lui les mémoires d’artistes et leur imaginaire réincarnés pour ce projet dans la chaleur humaine d’un quartier très animé.
Une vingtaine d’artistes locaux et internationaux, des associations locales questionnent les fiançailles chinafrique, révélant fantasmes, espoirs et inquiétudes. Du travestissement au geste culinaire, de la médiation tai à la danse en transe, les œuvres construites dans la magie du réel recomposées en liberté se chargent de force au fil du jeu de piste, où le riz œuvre lui-même comme langage symbolique, liant d’amitié la Chine et l’Afrique.
Depuis quelques années, l’Afrique représente une promesse économique pour la Chine, et la Chine, un partenaire actif pour l’Afrique. Dans ce contexte international en mouvement, le festival Les Uns Chez Les Autres projette à l’échelle locale la rencontre de cultures qui cohabitent dans le quartier de Belleville : les cultures chinoises ou plus largement asiatiques, construites au fil des flux migratoires, et les cultures africaines, riches de leurs multiples expressions dans l’arrondissement.
Crédits Chinafrique - Kimiko Yoshida à la galerie Contexts
Le parcours d’art contemporain Chinafrique raconte un long voyage de Shanghai à Bamako, transportant avec lui les mémoires d’artistes et leur imaginaire réincarnés pour ce projet dans la chaleur humaine d’un quartier très animé.
Une vingtaine d’artistes locaux et internationaux, des associations locales questionnent les fiançailles chinafrique, révélant fantasmes, espoirs et inquiétudes. Du travestissement au geste culinaire, de la médiation tai à la danse en transe, les œuvres construites dans la magie du réel recomposées en liberté se chargent de force au fil du jeu de piste, où le riz œuvre lui-même comme langage symbolique, liant d’amitié la Chine et l’Afrique.
VAGABONDAGE : Spectacle des Amis de la bibliothèque de Nibelle
Dans la lecture de mes mails, je trouve cette invitation que je confie à ce blog. L'association « les Amis de la bibliothèque de Nibelle » nous propose le Samedi 9 février à 20 heures, salle Jacques Poisson à Nibelle, « VAGABONDAGE ». C'est un spectacle tout public, vivant et original, créé et interprété par Daniel Radenac.
Patchwork de 28 tableaux et saynètes, mis en scène dans l'esprit de Montmartre, alternant des textes de l'auteur, chansons, mimes, danses dans un One man show rythmé et coloré. De grands auteurs y participent : Prévert, Aragon, Ferré, Dabadie, Kipling, etc.. Renseignements 02 38 32 21 57 Bibliothèque de Nibelle
Crédits Affiche du spectacle « VAGABONDAGE »
Patchwork de 28 tableaux et saynètes, mis en scène dans l'esprit de Montmartre, alternant des textes de l'auteur, chansons, mimes, danses dans un One man show rythmé et coloré. De grands auteurs y participent : Prévert, Aragon, Ferré, Dabadie, Kipling, etc.. Renseignements 02 38 32 21 57 Bibliothèque de Nibelle
Crédits Affiche du spectacle « VAGABONDAGE »
lundi 14 janvier 2013
Assemblée générale de l'ANJE...
Vendredi soir, à la salle Jacques Poisson de Nibelle, j'assiste à l'assemblée générale de l'ANJE. Bonheur de voir tant de parents et d'élus présents dans cette salle. Il faut dire que l'enjeu était de taille parce qu'il s'agissait de garantir l'avenir et l'indépendance de cette association.
Le bilan moral et financier montrent que l'association se porte bien. La trésorerie laisse présager des jours meilleurs pour l'année 2013. Mais cela n'enlève pas les inquiétudes des parents et des membres de l'association depuis que les journaux ont révelé l'acquisition du domaine de Flotin pour y faire un centre de loisirs. Deux centres aérés côte à côte dans un petit village, ça peut poser problème !
Il est des sujets où le débat a obligatoirement sa place. Certains l’auront reconnu grâce à ce court passage, j’entends évoquer ici l'avenir d'une association nibelloise tenue avec conviction, attention et générosité, par des bénévoles depuis 23 ans. Ces bénévoles ont exprimé clairement leur inquiétude sur ce qu'ils ont entendu lors des dernières réunions avec les membres de la CCB (Communauté de communes du Beaunois), et aussi par rapport à ce qui a été écrit dans la presse locale au sujet de l'acquisition du domaine de Flotin.
« Les journalistes racontent n'importe quoi », rétorquait un élu, après s'être retourné vers l’assemblée pour s'assurer qu'il ne restait aucun journaliste dans la salle. En bon français, on appelle cela « hypocrisie et manque de respect d'une profession ». Brrrr!
Le journalisme n’est pas un métier facile. Certains savent tout sur un sujet mince comme le tranchant d’un couteau, d’autres n’attendent que d’apprendre. C'est d'autant difficile quand on sait que dans nos campagnes, nous revenons à une économie de la rareté, où l’information était rare, chère, difficile à obtenir pendant que le monde est à la surabondance, où on peut se procurer une quelconque information en trois clics.
A propos de la crainte des membres de l'association ANJE, un élu s'étonne et parle des rumeurs. Les politiques ou les élus (appelez ça comme vous voulez) portent leur part de responsabilité dans le développement de cette culture de l’exagération, si étrangère, quand on y réfléchit, à l’esprit français. Je ne puis me défendre de sourire en songeant que les élus sont les premiers à filtrer ou confisquer l'information de peur de décevoir sur l'interprétation que cela peut susciter dans le public. Nous l'avons bien vu justement avec l'acquisition du domaine de Flotin. Les moyens de communication (Internet, bulletins municipaux, compte-rendus des réunions...) que les communes disposent ne sont que rarement utilisés pour informer instantanément les populations.
C'est le manque de communication. Ah ! Le sujet qui vous place au pied du mur, celui qui touche au cœur, le sujet « bas les masques » ! Cette situation retrace de manière passionnante les évolutions que doit suivre la presse locale en matière de sa liberté d'informer, de transcrire une information et de penser, évoque les enjeux actuels, et met des mots sur le malaise que vous ressentez à l’égard de la presse et aussi des élus.
Par ailleurs, je note l'intervention d'une maman, présente à l'assemblée, qui donne son appréciation sur la coexistence de deux centres de loisirs dans le Beaunois, je cite : « je considère le centre aéré de Beaune comme une sorte de grande halte garderie où on donne aux enfants une feuille de papier pour faire des dessins... alors que le centre aéré ANJE de Nibelle est réputé être un lieu où les enfants s'épanouissent avec des activités très ciblées, variées et motivantes pour les parents et pour les enfants (activités culturelles, sportives, intellectuelles, artistiques, etc..), sans oublier les diverses sorties qui leur font découvrir d'autres horizons ». Ce sont ces arguments qui expliquent (peut-être) l’engouement vers le centre aéré de Nibelle.
La lecture de la feuille de route que le président de la Communauté de communes du Beaunois vient dévoiler à cette réunion affirme que le domaine de Flotin sera le lieu de rendez-vous pour les loisirs dédié à l'enfance et à la jeunesse, dans un premier temps, pour le centre aéré de Beaune et aussi une journée pour l'ANJE si ses membres le désirent. Et pourquoi pas laisser une association comme l'ANJE gérer, en toute indépendance, le centre aéré à Flotin, avons-nous entendu ? Il est hors de question que la CCB « étouffe » une association sérieuse et compétente comme l'ANJE dit-il en fin de son intervention. Beaucoup d'idées, n'est-ce-pas ?
Tout s’est ainsi passé comme cela ne pouvait que se passer... et l'assemblée ne pourra que consigner ces propos dans sa mémoire.
C’est, sans doute, un énoncé de bonnes intentions. C’est même un tournant courageux dans une direction rêvée mais comment l’objectif d'assurer le bon fonctionnement de l'ANJE sera-t-il atteint si on sait que son budget de fonctionnement a été réduit de plus de 40 % par les communes via la CCB ?
Vœux. Vœux pieux? Vœux réalistes, je crois. Notre canton peut faire tout cela. Car on est dans un canton merveilleux. Oui, en ce début d’année, je me fais plaisir en disant haut et fort : vive le canton !
Crédits Patricia Briere Scalla
Le bilan moral et financier montrent que l'association se porte bien. La trésorerie laisse présager des jours meilleurs pour l'année 2013. Mais cela n'enlève pas les inquiétudes des parents et des membres de l'association depuis que les journaux ont révelé l'acquisition du domaine de Flotin pour y faire un centre de loisirs. Deux centres aérés côte à côte dans un petit village, ça peut poser problème !
Il est des sujets où le débat a obligatoirement sa place. Certains l’auront reconnu grâce à ce court passage, j’entends évoquer ici l'avenir d'une association nibelloise tenue avec conviction, attention et générosité, par des bénévoles depuis 23 ans. Ces bénévoles ont exprimé clairement leur inquiétude sur ce qu'ils ont entendu lors des dernières réunions avec les membres de la CCB (Communauté de communes du Beaunois), et aussi par rapport à ce qui a été écrit dans la presse locale au sujet de l'acquisition du domaine de Flotin.
« Les journalistes racontent n'importe quoi », rétorquait un élu, après s'être retourné vers l’assemblée pour s'assurer qu'il ne restait aucun journaliste dans la salle. En bon français, on appelle cela « hypocrisie et manque de respect d'une profession ». Brrrr!
Le journalisme n’est pas un métier facile. Certains savent tout sur un sujet mince comme le tranchant d’un couteau, d’autres n’attendent que d’apprendre. C'est d'autant difficile quand on sait que dans nos campagnes, nous revenons à une économie de la rareté, où l’information était rare, chère, difficile à obtenir pendant que le monde est à la surabondance, où on peut se procurer une quelconque information en trois clics.
A propos de la crainte des membres de l'association ANJE, un élu s'étonne et parle des rumeurs. Les politiques ou les élus (appelez ça comme vous voulez) portent leur part de responsabilité dans le développement de cette culture de l’exagération, si étrangère, quand on y réfléchit, à l’esprit français. Je ne puis me défendre de sourire en songeant que les élus sont les premiers à filtrer ou confisquer l'information de peur de décevoir sur l'interprétation que cela peut susciter dans le public. Nous l'avons bien vu justement avec l'acquisition du domaine de Flotin. Les moyens de communication (Internet, bulletins municipaux, compte-rendus des réunions...) que les communes disposent ne sont que rarement utilisés pour informer instantanément les populations.
C'est le manque de communication. Ah ! Le sujet qui vous place au pied du mur, celui qui touche au cœur, le sujet « bas les masques » ! Cette situation retrace de manière passionnante les évolutions que doit suivre la presse locale en matière de sa liberté d'informer, de transcrire une information et de penser, évoque les enjeux actuels, et met des mots sur le malaise que vous ressentez à l’égard de la presse et aussi des élus.
Par ailleurs, je note l'intervention d'une maman, présente à l'assemblée, qui donne son appréciation sur la coexistence de deux centres de loisirs dans le Beaunois, je cite : « je considère le centre aéré de Beaune comme une sorte de grande halte garderie où on donne aux enfants une feuille de papier pour faire des dessins... alors que le centre aéré ANJE de Nibelle est réputé être un lieu où les enfants s'épanouissent avec des activités très ciblées, variées et motivantes pour les parents et pour les enfants (activités culturelles, sportives, intellectuelles, artistiques, etc..), sans oublier les diverses sorties qui leur font découvrir d'autres horizons ». Ce sont ces arguments qui expliquent (peut-être) l’engouement vers le centre aéré de Nibelle.
La lecture de la feuille de route que le président de la Communauté de communes du Beaunois vient dévoiler à cette réunion affirme que le domaine de Flotin sera le lieu de rendez-vous pour les loisirs dédié à l'enfance et à la jeunesse, dans un premier temps, pour le centre aéré de Beaune et aussi une journée pour l'ANJE si ses membres le désirent. Et pourquoi pas laisser une association comme l'ANJE gérer, en toute indépendance, le centre aéré à Flotin, avons-nous entendu ? Il est hors de question que la CCB « étouffe » une association sérieuse et compétente comme l'ANJE dit-il en fin de son intervention. Beaucoup d'idées, n'est-ce-pas ?
Tout s’est ainsi passé comme cela ne pouvait que se passer... et l'assemblée ne pourra que consigner ces propos dans sa mémoire.
C’est, sans doute, un énoncé de bonnes intentions. C’est même un tournant courageux dans une direction rêvée mais comment l’objectif d'assurer le bon fonctionnement de l'ANJE sera-t-il atteint si on sait que son budget de fonctionnement a été réduit de plus de 40 % par les communes via la CCB ?
Vœux. Vœux pieux? Vœux réalistes, je crois. Notre canton peut faire tout cela. Car on est dans un canton merveilleux. Oui, en ce début d’année, je me fais plaisir en disant haut et fort : vive le canton !
Crédits Patricia Briere Scalla
samedi 12 janvier 2013
Ecocentre de la forêt d'Orléans parle du loup...
Comme nous le constatons régulièrement, les préoccupations écologiques et sociales cèdent le pas face à la crise économique dans les médias et l'opinion publique. En revanche la société civile et ses nombreuses associations continuent à se mobiliser et à s'organiser pour promouvoir un nouveau modèle de vie plus équitable et plus durable.
L'Ecocentre de la forêt d'Orléans agit localement dans ce sens grâce à son AMAPP de plus en plus structurée. En effet, l'alimentation proposée est issue de l'agriculture biologique, elle est locale et fait vivre des producteurs ou des agriculteurs du Loiret ou de la région Centre. Toutes les formations et conférences proposées par l'association (Ecocentre de la forêt d'Orléans) au long de l'année font également la promotion d'un mode de vie plus durable, respectueux et harmonieux.
C'est avec un animal fascinant que débutera cette année 2013 ! En effet, le vendredi 18 janvier à 2OH30, Jacques Baillon, historien, nous contera l’histoire du loup dans la plus grande forêt domaniale de France. C'est à partir de documents puisés dans les archives communales et d’informations collectées dans les écrits des historiens, des forestiers ou des chasseurs qu'il retracera l'histoire du loup en forêt d'Orléans. Une soirée passionnante et instructive à ne pas manquer ! Entrée : 3 euros.
Comme toutes les activités, cette conférence/débat aura lieu à l'ancienne maison forestière du Gué de Châtillon, 95, rue de la Cave à Nibelle. Renseignements au 02 38 32 01 49 et 06 31 19 90 50.
Crédits Ecocentre de la forêt d'Orléans - Distribution des paniers à l'AMAPP de Nibelle (Gérée par l'Ecocentre de la forêt d'Orléans)
L'Ecocentre de la forêt d'Orléans agit localement dans ce sens grâce à son AMAPP de plus en plus structurée. En effet, l'alimentation proposée est issue de l'agriculture biologique, elle est locale et fait vivre des producteurs ou des agriculteurs du Loiret ou de la région Centre. Toutes les formations et conférences proposées par l'association (Ecocentre de la forêt d'Orléans) au long de l'année font également la promotion d'un mode de vie plus durable, respectueux et harmonieux.
C'est avec un animal fascinant que débutera cette année 2013 ! En effet, le vendredi 18 janvier à 2OH30, Jacques Baillon, historien, nous contera l’histoire du loup dans la plus grande forêt domaniale de France. C'est à partir de documents puisés dans les archives communales et d’informations collectées dans les écrits des historiens, des forestiers ou des chasseurs qu'il retracera l'histoire du loup en forêt d'Orléans. Une soirée passionnante et instructive à ne pas manquer ! Entrée : 3 euros.
Comme toutes les activités, cette conférence/débat aura lieu à l'ancienne maison forestière du Gué de Châtillon, 95, rue de la Cave à Nibelle. Renseignements au 02 38 32 01 49 et 06 31 19 90 50.
Crédits Ecocentre de la forêt d'Orléans - Distribution des paniers à l'AMAPP de Nibelle (Gérée par l'Ecocentre de la forêt d'Orléans)
Bon week-end...
« Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau. » [François René de Chateaubriand - Extrait de ses Mémoires d’outre-tombe]
Crédits The simply luxurious life
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