Mon ami Joël Mouëllo m'informe qu'avec Mercè Barbera, une aquarelliste espagnole, ils animeront la Galerie de la Librairie Passion Culture (Place de la Loire à Orléans) jusqu'au 26 janvier 2013. J'ai parlé de Joël Mouëllo ici en octobre 2012.
Affiche de l'exposition à la Galerie de la Librairie Passion Culture - Joël Mouëllo expose...
jeudi 10 janvier 2013
mardi 8 janvier 2013
Nirit Levav Packer
Encore une femme bricoleuse comme je les aime. Nirit Levav Packer est une artiste israélienne qui crée des sculptures de chiens grandeur nature entièrement fabriquées à partir de pièces de bicyclettes comme les chaînes, les engrenages, les pédales et les sièges de vélo.
Crédits Nirit Levav Packer
Crédits Nirit Levav Packer
Su Blackwell - Sculptures de livres
Su Blackwell est une artiste contemporaine qui travaille actuellement sur la « sculpture de livres ». Elle réalise des scènes réelles ou imaginaires, comme par exemple Alice au pays des merveilles, en découpant les pages de vieux livres dont les gens ne veulent plus.
Crédits © Su Blackwell
Crédits © Su Blackwell
dimanche 6 janvier 2013
Et si on partait à Madagascar ?
Hier soir sur France 5, « Échappées belles », un documentaire présenté par Sacha Bollet. Avec le biologiste Max, elle se lance à la découverte des régions du nord-est de l'île de Madagascar, l'île rouge. Au cœur d'une mer transparente, elle plonge à la recherche des requins baleines, des raies et des coraux. Son voyage l'entraîne ensuite au parc national de l'Ankarana, un massif d'origine corallienne, puis dans la petite ville de Diego Suarez. Son périple prend fin à Ramena, un village de pêcheurs.
Très étiré entre l'équateur et le tropique du Capricorne, Madagascar présente une palette de paysages d'une diversité prodigieuse. Récifs de corail, plages de sable fin, arbres du voyageur, allées de baobabs, jungle aquatique, savanes. La côte nord-ouest est protégée par une barrière corallienne comme un atoll. Le littoral oriental est une chaîne de falaises couronnées d'arbres géants. À l'intérieur, au nord, des cuvettes fertiles; au sud, une brousse d'épineux; au centre, des montagnes. L'île n’abrite plus qu’une partie de sa forêt primaire, mais elle reste un des endroits les plus riches en termes de biodiversité sur la planète, avec de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques.
Son long cheminement géologique et son insularité ont permis à Madagascar de développer, comme dans un laboratoire protégé des nuisances, une biodiversité exceptionnelle marquée par des records d’endémicité estimés à 80% pour la faune et 90% pour la flore. L’homme malheureusement est trop souvent destructeur. L’immense tache rougeâtre tranchant sur le bleu de la mer, que le passager à la fois fasciné et intrigué contemple à travers son hublot à la verticale de Majunga, n’est autre que le sang de la terre ponctionné par une très longue tradition de culture sur brûlis et de déforestation, et charrié jusqu’à son embouchure par le fleuve Betsiboka.
Crédits Bernard Gagnon - Lémur catta dans le parc national de l'Isalo, Madagascar
Songeons au rôle majeur que jouent le peuple malgache et quelques scientifiques dans la protection de la nature et le développement durable. Aujourd’hui Madagascar a décidé de multiplier par 3 la superficie de ses aires protégées. A part le fait d’être des réservoirs génétiques de la faune et de la flore, elles jouent d’autres rôles peut-être moins connus mais vitaux comme celui de châteaux d’eau, de régulateurs du climat, de boucliers contre l’ensablement. Ou encore celui, à travers l'écotourisme et des concepts tels celui de Tourisme à Base Communautaire, de pôle de développement local ou même régional.
Le Madagascar, sous tous ces angles, c’est extraordinaire. Et si on partait à Madagascar ? Je dirai oui sans hésiter.
Très étiré entre l'équateur et le tropique du Capricorne, Madagascar présente une palette de paysages d'une diversité prodigieuse. Récifs de corail, plages de sable fin, arbres du voyageur, allées de baobabs, jungle aquatique, savanes. La côte nord-ouest est protégée par une barrière corallienne comme un atoll. Le littoral oriental est une chaîne de falaises couronnées d'arbres géants. À l'intérieur, au nord, des cuvettes fertiles; au sud, une brousse d'épineux; au centre, des montagnes. L'île n’abrite plus qu’une partie de sa forêt primaire, mais elle reste un des endroits les plus riches en termes de biodiversité sur la planète, avec de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques.
Son long cheminement géologique et son insularité ont permis à Madagascar de développer, comme dans un laboratoire protégé des nuisances, une biodiversité exceptionnelle marquée par des records d’endémicité estimés à 80% pour la faune et 90% pour la flore. L’homme malheureusement est trop souvent destructeur. L’immense tache rougeâtre tranchant sur le bleu de la mer, que le passager à la fois fasciné et intrigué contemple à travers son hublot à la verticale de Majunga, n’est autre que le sang de la terre ponctionné par une très longue tradition de culture sur brûlis et de déforestation, et charrié jusqu’à son embouchure par le fleuve Betsiboka.
Crédits Bernard Gagnon - Lémur catta dans le parc national de l'Isalo, Madagascar
Songeons au rôle majeur que jouent le peuple malgache et quelques scientifiques dans la protection de la nature et le développement durable. Aujourd’hui Madagascar a décidé de multiplier par 3 la superficie de ses aires protégées. A part le fait d’être des réservoirs génétiques de la faune et de la flore, elles jouent d’autres rôles peut-être moins connus mais vitaux comme celui de châteaux d’eau, de régulateurs du climat, de boucliers contre l’ensablement. Ou encore celui, à travers l'écotourisme et des concepts tels celui de Tourisme à Base Communautaire, de pôle de développement local ou même régional.
Le Madagascar, sous tous ces angles, c’est extraordinaire. Et si on partait à Madagascar ? Je dirai oui sans hésiter.
samedi 5 janvier 2013
Terrifiante angoisse du futur...
Hier, discussion sur la terrifiante angoisse du futur. Il serait vain, dit-on, d’envisager l’avenir sans être nourri du passé. Soit. Mais, ne serait-il pas vain de continuer à ressasser des craintes, des regrets, des remords, des soucis, des souvenirs ou de se laisser mourir lentement ? Ce moment des vœux pour souhaiter une belle année, c'est aussi le moment de clarifier les choses, de regarder devant soi et de franchir quelques barrières.
L'année dernière, à peu près à la même période, j'ai posté un poème de Pablo Neruda que je réédite pour compléter cette discussion.
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd'hui !
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !
Pablo Neruda
L'année dernière, à peu près à la même période, j'ai posté un poème de Pablo Neruda que je réédite pour compléter cette discussion.
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd'hui !
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !
Pablo Neruda
vendredi 4 janvier 2013
Delacroix - Othoniel -Creten : Des Fleurs en hiver - Exposition au musée Delacroix
Delacroix - Othoniel -Creten : Des Fleurs en hiver - Exposition au musée Delacroix jusqu'au 18 mars 2013...
Siècle du triomphe de l’industrie, du charbon et du chemin de fer, le XIXe siècle a cultivé tout comme nous la nostalgie de la Nature. Ce n’est pas le moindre paradoxe de la carrière de Delacroix, que l’auteur de l’icône absolue du combat révolutionnaire – La Liberté guidant le Peuple, 28 juillet 1830 – ait voulu présenter au Salon de 1849, au lendemain d’une nouvelle révolution, cinq tableaux de fleurs.
Crédits © RMN-GP / René-Gabriel Ojéda - Corbeille de fleurs, Palais de Lille
Habitué du parc du château de Nohant où l’invitait Georges Sand, Delacroix acquit ensuite une petite maison dans le village de Champrosay pour s’y reposer seul, dans le calme de son jardin, et se promener en forêt de Sénart. C’est aussi la jouissance d’un jardin privé qui l’incita à s’installer dans l’appartement de la rue de Fürstenberg en 1857. À l’occasion de la rénovation de cet enclos secret, niché au cœur de l’îlot où le peintre bâtit son atelier, le musée Delacroix présente cet hiver une exposition rassemblant les principaux tableaux de fleurs de l’artiste et ses plus belles aquarelles, venus de musées et de collections d’Europe et des Etats-Unis.
Crédits © Adagp, Paris 2012 Courtesy Galerie Perrotin, Paris & Hong Kong - Jean-Michel Othoniel, Noeud miroir, vert, 2012
Cette présentation exceptionnelle sera accompagnée de celle d’œuvres de deux artistes actuels de renom qui placent les fleurs au cœur de leur inspiration : Jean-Michel Othoniel, le créateur du Kiosque des noctambules à l’entrée du métro Palais-Royal et dont la rétrospective vient de remporter un immense succès au Centre Georges Pompidou, et Johan Creten, sculpteur dont les créations pour la manufacture de Sèvres comptent parmi les interventions les plus remarquées de ces dernières années dans le domaine de la céramique contemporaine. Le parallèle ne vise pas à être détonnant mais à illustrer la permanence de l’inspiration florale, au XIXe comme au XXIe siècle, chez des artistes aux parcours pleinement inscrits dans leur temps. Lire ici
Crédits © RMN-GP / René-Gabriel Ojéda - Corbeille de fleurs, Palais de Lille
Habitué du parc du château de Nohant où l’invitait Georges Sand, Delacroix acquit ensuite une petite maison dans le village de Champrosay pour s’y reposer seul, dans le calme de son jardin, et se promener en forêt de Sénart. C’est aussi la jouissance d’un jardin privé qui l’incita à s’installer dans l’appartement de la rue de Fürstenberg en 1857. À l’occasion de la rénovation de cet enclos secret, niché au cœur de l’îlot où le peintre bâtit son atelier, le musée Delacroix présente cet hiver une exposition rassemblant les principaux tableaux de fleurs de l’artiste et ses plus belles aquarelles, venus de musées et de collections d’Europe et des Etats-Unis.
Crédits © Adagp, Paris 2012 Courtesy Galerie Perrotin, Paris & Hong Kong - Jean-Michel Othoniel, Noeud miroir, vert, 2012
Cette présentation exceptionnelle sera accompagnée de celle d’œuvres de deux artistes actuels de renom qui placent les fleurs au cœur de leur inspiration : Jean-Michel Othoniel, le créateur du Kiosque des noctambules à l’entrée du métro Palais-Royal et dont la rétrospective vient de remporter un immense succès au Centre Georges Pompidou, et Johan Creten, sculpteur dont les créations pour la manufacture de Sèvres comptent parmi les interventions les plus remarquées de ces dernières années dans le domaine de la céramique contemporaine. Le parallèle ne vise pas à être détonnant mais à illustrer la permanence de l’inspiration florale, au XIXe comme au XXIe siècle, chez des artistes aux parcours pleinement inscrits dans leur temps. Lire ici
jeudi 3 janvier 2013
Chagall entre guerre et paix : Exposition au musée du Luxembourg
Chagall entre guerre et paix est au musée du Luxembourg du 21 Février 2013 au 21 Juillet 2013...
L’évolution de son œuvre n’est pas linéaire, mais circulaire, comme l’illustre la présence de sujets récurrents : sa ville natale de Vitebsk, les traditions juives de son enfance, certains thèmes chrétiens, les désastres de la guerre et les images du couple ou de la famille. Chagall n’obéit à aucune règle stylistique imposée par l’époque ou la mode et sait se nourrir de la modernité sans y adhérer. C’est parce qu’il conserve la dimension allégorique de la peinture, qu’il peut rendre compte des temps difficiles. Dans un constant va-et-vient, il construit, tel un antidote à ces œuvres-témoignages plus réalistes, un monde de rêve qui l’autorise à une représentation non conventionnelle, « surréelle ».
L’exposition qui commence avec la déclaration de la Première Guerre mondiale, montre, autour d’une centaine d’œuvres, ces passages d’un monde à l’autre, d’un genre à l’autre. Entre guerre et paix, elle s’attache à illustrer les moments clés de la vie et de l’œuvre de Chagall, de la Russie en temps de guerre à l’après-guerre dans le sud de la France.
Crédits © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Philippe Migeat © ADAGP, Paris 2012, CHAGALL ® - Marc Chagall, Obsession, 1943
Après un séjour de trois ans à Paris, Chagall rentre à Vitebsk où il est surpris par la déclaration de guerre. Son œuvre rend compte de la réalité brute et quotidienne de la guerre autant que de sa vie familiale. Pendant l’entre-deux-guerres à Paris, Chagall doit se forger une nouvelle identité artistique. Il se consacre à l’illustration de la Bible et élabore une peinture onirique, « surréelle ». Devant la montée du nazisme, il est contraint de s’exiler aux Etats-Unis. Ses œuvres témoignent alors des actes de barbarie qui dévastent l’Europe et reflètent également son attachement à ses racines. Son installation dans le sud de la France après-guerre lui permet de sublimer le passé et de parvenir à une plus grande sérénité.
La curiosité de Chagall pour l’art de son temps, la liberté qu’il s’est toujours donnée, lui a permis de construire un univers pictural profondément singulier - reflet autant du monde contemporain que de ses propres émotions -, avec ses alternances de joie et de mélancolie. Lire ici
L’évolution de son œuvre n’est pas linéaire, mais circulaire, comme l’illustre la présence de sujets récurrents : sa ville natale de Vitebsk, les traditions juives de son enfance, certains thèmes chrétiens, les désastres de la guerre et les images du couple ou de la famille. Chagall n’obéit à aucune règle stylistique imposée par l’époque ou la mode et sait se nourrir de la modernité sans y adhérer. C’est parce qu’il conserve la dimension allégorique de la peinture, qu’il peut rendre compte des temps difficiles. Dans un constant va-et-vient, il construit, tel un antidote à ces œuvres-témoignages plus réalistes, un monde de rêve qui l’autorise à une représentation non conventionnelle, « surréelle ».
L’exposition qui commence avec la déclaration de la Première Guerre mondiale, montre, autour d’une centaine d’œuvres, ces passages d’un monde à l’autre, d’un genre à l’autre. Entre guerre et paix, elle s’attache à illustrer les moments clés de la vie et de l’œuvre de Chagall, de la Russie en temps de guerre à l’après-guerre dans le sud de la France.
Crédits © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Philippe Migeat © ADAGP, Paris 2012, CHAGALL ® - Marc Chagall, Obsession, 1943
Après un séjour de trois ans à Paris, Chagall rentre à Vitebsk où il est surpris par la déclaration de guerre. Son œuvre rend compte de la réalité brute et quotidienne de la guerre autant que de sa vie familiale. Pendant l’entre-deux-guerres à Paris, Chagall doit se forger une nouvelle identité artistique. Il se consacre à l’illustration de la Bible et élabore une peinture onirique, « surréelle ». Devant la montée du nazisme, il est contraint de s’exiler aux Etats-Unis. Ses œuvres témoignent alors des actes de barbarie qui dévastent l’Europe et reflètent également son attachement à ses racines. Son installation dans le sud de la France après-guerre lui permet de sublimer le passé et de parvenir à une plus grande sérénité.
La curiosité de Chagall pour l’art de son temps, la liberté qu’il s’est toujours donnée, lui a permis de construire un univers pictural profondément singulier - reflet autant du monde contemporain que de ses propres émotions -, avec ses alternances de joie et de mélancolie. Lire ici
Corriger l'image du président François Hollande...
A chaque jour ses raisons de s’étonner. En ce moment, c’est François Hollande qui alimente la grande machine médiatique à propos du renfort de l'équipe de conseillers pour corriger son image afin de reconquérir le cœur des Français.
Peut-on affirmer que François Hollande semble enfin avoir pris conscience qu'il avait un réel problème d'image et qu'il était grand temps de faire appel à un professionnel pour la corriger ?
Dans le Figaro, Sarah Pinard consacre un article intéressant que je confie aux lecteurs de ce blog :
Deux expertes en communication, contactées par Le Figaro, proposent trois chantiers sur lesquels Claude Sérillon devra travailler: son langage, sa posture corporelle et son style vestimentaire. Caroline Baly est consultante chez Image Nouvelle, métier qu'elle exerce depuis plus de douze ans. Quant à Nathalie Maroun, elle est consultante chez Heiderich Group et spécialiste du média training et des prises de parole difficiles.
1. Surveiller son langage
Nathalie Maroun: François Hollande doit arrêter d'être émerveillé. Tout comme l'indignation, il s'agit de réactions surjouées qui siéent à un candidat mais ne sont pas de la stature d'un président de la République, dont les prises de parole doivent être au-delà des émotions. Sarkozy savait en jouer, pas François Hollande. Cela demande un talent naturel et s'apprend très difficilement. Les paroles ne remplacent pas l'action. Il y a une sorte d'autosatisfaction dans cet émerveillement. Un côté enfantin qui n'est pas digne, surtout dans ce contexte.
Un président ne doit jamais dire « je crois ». Même un président normal doit avoir un discours affirmé. Ses propos ne relèvent pas de l'opinion, de l'éventualité, de l'hypothèse ou de l'intention, mais de l'affirmation.
Caroline Baly: Il a des tics de langage qui donnent de la lourdeur au discours. Il pondère trop ses phrases, il faut que ses prises de parole soient plus fluides. Par ailleurs, attention aux changements d'images trop rapides. L'objectif d'une évolution en image est qu'elle ne se revendique pas. Sinon, les commentateurs vont parler de ses changements plutôt que de l'homme et de ce qu'il entreprend.
2. Soigner son attitude corporelle
Nathalie Maroun: Dire n'est pas faire. Ce n'est pas parce qu'on joue à renvoyer une image dynamique, en mouvement, qu'on prouve qu'on est dans l'action. Par ailleurs, François Hollande n'est pas quelqu'un de sportif à la différence de Nicolas Sarkozy. Il a une volonté d'être dynamique alors qu'on ne l'a jamais connu comme ça. Il faut qu'il reste tel qu'il est: posé lors des moments officiels. Hollande n'est pas Sarkozy et ce n'est pas ce qu'on lui demande.
Il doit faire attention à sa préparation physique, surtout avant une conférence de presse: boire de l'eau plutôt que de l'alcool, et adopter une rigueur corporelle en faisant un peu de sport.
Caroline Baly: Lorsque les Français l'ont élu, ils étaient contents de son image légèrement «franchouillarde» mais désormais, ils s'attendent à ce qu'il passe un cran au-dessus. Adopter la bonne attitude pour lui est très complexe: d'un côté, les Français souhaitent que le président soit un cran au-dessus d'eux mais d'un autre côté, il ne faut pas qu'il soit trop éloigné de la réalité, sinon il n'est plus représentatif de l'homme que les Français ont voulu élire. Il a une qualité, il est calme, c'est sa force. Il ne faut pas qu'il change cette posture.
3. Stop au nœud de cravate simple
Nathalie Maroun: François Hollande doit surveiller sa posture via ses vêtements. On ne change pas le physique d'un homme ou d'une femme mais les vêtements peuvent lui donner une stature. Il s'entête à faire un nœud de cravate simple alors que le nœud double est un nœud de cérémonie. Sinon la cravate part de travers. On ne voit plus que cela à l'écran et cela vient parasiter tous les autres signes visuels ou audio. Lors de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy après sa rencontre avec Vladimir Poutine, tout le monde n'a retenu que son état supposé d'ébriété, mais pas son discours. C'est un peu la même chose avec le nœud de cravate de François Hollande.
Caroline Baly: Sa cravate est toujours de travers. Si l'habit ne fait pas le moine, il fait rentrer dans le monastère. Quand une personne ne correspond pas aux codes sociétaux, cela provoque de fait un jugement de valeur. Les Français veulent être fiers de leur président. L'impression d'ensemble donne une image négligée et il risque de se décrédibiliser. Les tissus de ses costumes sont trop souples, pas assez droits, peu structurés. On a l'impression qu'ils datent un peu. Ce sont des signaux de fatigue. Ses poches sont souvent pleines, une poche ce n'est pas un sac à main. (Par Sarah Pinard)
Dans le Figaro, Sarah Pinard consacre un article intéressant que je confie aux lecteurs de ce blog :
Deux expertes en communication, contactées par Le Figaro, proposent trois chantiers sur lesquels Claude Sérillon devra travailler: son langage, sa posture corporelle et son style vestimentaire. Caroline Baly est consultante chez Image Nouvelle, métier qu'elle exerce depuis plus de douze ans. Quant à Nathalie Maroun, elle est consultante chez Heiderich Group et spécialiste du média training et des prises de parole difficiles.
1. Surveiller son langage
Nathalie Maroun: François Hollande doit arrêter d'être émerveillé. Tout comme l'indignation, il s'agit de réactions surjouées qui siéent à un candidat mais ne sont pas de la stature d'un président de la République, dont les prises de parole doivent être au-delà des émotions. Sarkozy savait en jouer, pas François Hollande. Cela demande un talent naturel et s'apprend très difficilement. Les paroles ne remplacent pas l'action. Il y a une sorte d'autosatisfaction dans cet émerveillement. Un côté enfantin qui n'est pas digne, surtout dans ce contexte.
Un président ne doit jamais dire « je crois ». Même un président normal doit avoir un discours affirmé. Ses propos ne relèvent pas de l'opinion, de l'éventualité, de l'hypothèse ou de l'intention, mais de l'affirmation.
Caroline Baly: Il a des tics de langage qui donnent de la lourdeur au discours. Il pondère trop ses phrases, il faut que ses prises de parole soient plus fluides. Par ailleurs, attention aux changements d'images trop rapides. L'objectif d'une évolution en image est qu'elle ne se revendique pas. Sinon, les commentateurs vont parler de ses changements plutôt que de l'homme et de ce qu'il entreprend.
2. Soigner son attitude corporelle
Nathalie Maroun: Dire n'est pas faire. Ce n'est pas parce qu'on joue à renvoyer une image dynamique, en mouvement, qu'on prouve qu'on est dans l'action. Par ailleurs, François Hollande n'est pas quelqu'un de sportif à la différence de Nicolas Sarkozy. Il a une volonté d'être dynamique alors qu'on ne l'a jamais connu comme ça. Il faut qu'il reste tel qu'il est: posé lors des moments officiels. Hollande n'est pas Sarkozy et ce n'est pas ce qu'on lui demande.
Il doit faire attention à sa préparation physique, surtout avant une conférence de presse: boire de l'eau plutôt que de l'alcool, et adopter une rigueur corporelle en faisant un peu de sport.
Caroline Baly: Lorsque les Français l'ont élu, ils étaient contents de son image légèrement «franchouillarde» mais désormais, ils s'attendent à ce qu'il passe un cran au-dessus. Adopter la bonne attitude pour lui est très complexe: d'un côté, les Français souhaitent que le président soit un cran au-dessus d'eux mais d'un autre côté, il ne faut pas qu'il soit trop éloigné de la réalité, sinon il n'est plus représentatif de l'homme que les Français ont voulu élire. Il a une qualité, il est calme, c'est sa force. Il ne faut pas qu'il change cette posture.
3. Stop au nœud de cravate simple
Nathalie Maroun: François Hollande doit surveiller sa posture via ses vêtements. On ne change pas le physique d'un homme ou d'une femme mais les vêtements peuvent lui donner une stature. Il s'entête à faire un nœud de cravate simple alors que le nœud double est un nœud de cérémonie. Sinon la cravate part de travers. On ne voit plus que cela à l'écran et cela vient parasiter tous les autres signes visuels ou audio. Lors de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy après sa rencontre avec Vladimir Poutine, tout le monde n'a retenu que son état supposé d'ébriété, mais pas son discours. C'est un peu la même chose avec le nœud de cravate de François Hollande.
Caroline Baly: Sa cravate est toujours de travers. Si l'habit ne fait pas le moine, il fait rentrer dans le monastère. Quand une personne ne correspond pas aux codes sociétaux, cela provoque de fait un jugement de valeur. Les Français veulent être fiers de leur président. L'impression d'ensemble donne une image négligée et il risque de se décrédibiliser. Les tissus de ses costumes sont trop souples, pas assez droits, peu structurés. On a l'impression qu'ils datent un peu. Ce sont des signaux de fatigue. Ses poches sont souvent pleines, une poche ce n'est pas un sac à main. (Par Sarah Pinard)
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