Je sillonne beaucoup la campagne et mes occupations me permettent de voir ce qui se passe dans beaucoup de communes du canton et d’ailleurs. Les symptômes de la métamorphose des campagnes sont bien visibles. Les petits ateliers, les usines, les classes, les commerces ferment les uns après les autres. C’est désormais dans les zones commerciales à l’entrée des petites villes que se concentre ce qui subsiste d’une vie sociale partagée.
A Nibelle, nous nous réjouissons de garder nos commerces et notre artisanat. Chaque commerce qui ferme trouve heureusement un repreneur. C’était le cas pour la boulangerie en août 2009 et ce sera le cas pour le café des sports bientôt. Bref, notre commune résiste assez bien : une épicerie, une boulangerie-pâtisserie, un café-restaurant, un café-tabac, un pizzaiolo qui passe tous les mercredis, un poissonnier ambulant, un boucher chevalin qui passe les jeudis, quelques artisans, une école primaire, une vie associative intense mais vieillissante quand même, le clocher de l’église qui sonne régulièrement...
Les Nibellois sont habitués à leur commerce mais beaucoup d’entre eux ont pris l’habitude d’aller dans les villages voisins comme Boiscommun, Vitry aux loges, Chambon la Forêt...
Est-ce un changement dans les habitudes, une nécessité ou pour le côté pratique ?
J’ose espérer qu’ils ne boudent pas leur village. Et si c’était le cas, ne serait-il pas le moment de se poser la question de la pérennité de la vie de notre village ?

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