Depuis 1932, date à laquelle Paul Marmottan lègue à l’Académie des Beaux-Arts la totalité de ses collections, l’hôtel particulier – devenu musée en 1934 – n’a cessé de s’enrichir grâce à des donations exceptionnelles. Le legs de Michel Monet, s’inscrivant dans cette continuité, apparaît, à bien des égards, comme un geste historique. Tout d’abord parce qu’il a permis au musée d’accueillir la plus importante collection d’oeuvres de Claude Monet au monde, mais avant tout parce qu’il constitue un témoignage direct de l’artiste : ce sont des oeuvres qu’il conservait auprès de lui, ses propres toiles et quelques unes de ses amis, qu’il gardait précieusement.

L’exposition regroupe ainsi une centaine de toiles et 29 dessins (parmi lesquels 21 caricatures et 8 carnets de dessins), mais aussi des carnets de comptes, des lettres de correspondance… autant de pièces qui permettent de s’immiscer dans la vie intime de Claude Monet, montrant les multiples facettes de son travail et rendant compte de la richesse artistique d’une époque qu’il a su marquer de son empreinte. Pas à pas, au fil des oeuvres de jeunesse et jusqu’aux derniers Nymphéas, d’Oscar à Claude, des portraits aux paysages urbains ou ruraux, de Paris à Londres, en passant par la Normandie et Giverny, mais aussi grâce aux portraits de Monet, peints ou dessinés par ses amis – Manet, Renoir, Carolus-Duran, Lhuillier –, jamais le peintre n’aura été autant dévoilé à travers une exposition, dans le musée qui porte aujourd’hui son nom.
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